Chap 38: Collaboration forcée ou table rase ?

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Après DEUX mois, je réapparait ( brièvement ? 😭), je vous demande population... j'espère que le chapitre sera à la hauteur de vos attentes ( sans jeu de mots😩). Fin bref, bonne lecture !🫶🏾🫶🏾



























*PDV DE ZÉPHYR*

















La barbe à papa n'a jamais été une friandise que j'affectionne, elle fait pâle figure à côté de la saveur aphrodisiaque du chocolat. Mais s'il y a bien une chose que je ne pourrai jamais lui ôter, c'est sa douceur incontestée. Assimilable au coton, elle est d'une souplesse qui me fait songer aux nuages, à la mousse. Cette sensation de légèreté sur nos doigts lorsqu'on les y plonge, tout en contraste avec la lourdeur de nos remords ? Ce réconfort parfumé et aérien qui donne l'impression d'avoir atteint le Nirvana ? Eh bien, j'y suis. Sans comprendre pourquoi ni comment mais j'y suis.

Cet état de léthargie m'offre un cocon comparable à l'écrin parental que j'ai dû quitter trop tôt. Alors je m'y cramponne, y exposant ma vulnérabilité affective et ma douleur indicible.

Comme la si bien dit Héraclite, « Tout passe, rien ne demeure ».

Ma paix s'en va, l'anxiété revient.

Mon inconscient s'écarte, la conscience s'assoit.

Je ne leurre plus, je réalise.

C'est alors que mes cils papillonnent, bataillant contre ma résistance à demeurer un peu plus longtemps dans la chimère. Du moins, jusqu'à ce que ma barbe à papa, toute en douceur ne soit brutalement remplacée par un chocolat blanc, rocheux, dont l'amertume s'incline devant celle de la Nivaquine.

Mes iris calciques rencontrent les éclats de magnétite du parrain.

La mélatonine quitte progressivement mon corps, me rendant pleinement consciente de mes sens dont le touché. Chaque parcelle de mon épiderme en contact avec celle du parrain en paie le prix à travers de milliers de frissons explosifs qui m'arrachent un hoquet de surprise.

Nos corps s'emboitent, mes cuisses entre les siennes légèrement écartées, et nos pieds entrecroisés. Alors que mes paumes s'aplatissent sur son torse, ses doigts s'entremêlent à mes mèches. La senteur masculine de son eau de Cologne me titille agréablement les narines. Après une vaine tentative d'échappement, je prends conscience de ses bras robustes qui encerclent ma taille. Mon menton se décroche légèrement de ses abdominaux, car sous cet angle, son regard déjà noir le devient davantage et ne manque pas de m'intimider.

Par tous les cieux...

- Comment te sens-tu ?

Sa tonalité basse brise le silence, me faisant vibrer, par moment. Je prends cependant le temps d'analyser sa question. A mesure que les souvenir se distillent dans ma conscience, je reprends compte de l'autre moi, de son allure, de notre corps à corps. Puis de mon évanouissement.

Désabusée, mes mirettes se perdent sur la paille en plastique qui flotte dans le verre qui m'est tendu. Sachant pertinemment que je me refuserais d'ingurgiter une quelconque substance qui impliquerait de soulever mon voile, le parrain a été perspicace. Des mains puissantes s'accaparent de mes hanches afin de me redresser. C'est alors que La boule obstruant ma gorge éclate sous l'effet du liquide qui se déverse lentement ma trachée.

- Nous sommes en Russie, n'est-ce pas ? m'enquis-je d'une voix quelque peu rouillée.

Seulement, cette fois, non seulement sa tentative a probablement abouti, mais en plus, aucune substance illicite ne m'a été injecté. J'ai simplement été absorbé par le vortex qu'est ma mémoire.

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