Chap 35 : Castle Beers

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Coucou les amis !! Voilà voilà re-voilà moi 😩. Je vous demande pardon pour la disparition et bonne lecture 🫶🏽



















*PDV DE ZAÏM*
























« Tu n'obtiendras rien d'elle par la force »

La violence ne peut parvenir à la dominer. La seule manière de la maitriser présente une certaine nuance de douceur. La tendresse est l'unique outil capable de transpercer sa poitrine pour y reconstituer les morceaux de son cœur brisé. Je le sais. Je le sais bon sang. Mais ce n'est pas ça le problème. Il faut que je le comprenne ; que mon cerveau l'archive afin que mon corps puisse s'y conférer. Et cette étape capitale ou indispensable refuse d'être passée. Pour l'instant, elle n'est qu'une théorie qui refuse de se concrétiser. Mon cerveau envisage encore moins la mise en pratique de ce constat.

Chaïd m'a fait cette remarque la semaine dernière, ayant jugé que je me transformais en Ubu. Il prétend avoir compris quelque chose au cours de son voyage au japon, pendant qu'il la surveillait. Il a hésité à me l'avouer sous prétexte d'avoir ma rechute obsessionnelle sur la conscience, croyant naïvement qu'elle s'était tarie pendant un mois. Loin de ma Némésis. Mais il n'a pas résisté en me voyant massacrer les villes américaines, plus frustré que je ne l'ai pas été depuis l'époque où je devais me tenir à distance de ma petite chose.

La discussion de fond recapte définitivement mon attention à l'entente de la stupidité ultime du mois.

Pas cette fois.
Hors de question.

- S'il faut que je les anéantisse pour les remplacer, je le ferrai, assomé-je.

- On ne va pas foutre en l'air des années de diplomaties pour des conneries, dit Chaïd en me lançant un bref coup d'œil avant de reporter son attention sur la route.

- Ces chacals n'ont pas besoin de tact, jailli Grey.

Les négociations de mon bras droit n'ont servi qu'à retarder quelque chose qui devait être fait depuis des mois: évincer ces politiciens incompétents de ma stratégie.
Ma tolérance est presqu'à son apogée, si je dois les écouter réclamer des parts de mes entreprises, je les exploserai, avec leurs pays respectifs.

-Tu aurais dû régler ça avec Grey. Je n'ai pas la patience requise pour entendre des frivolités.

Pas aujourd'hui. Pas depuis un mois. Pas depuis que je suis loin de ma petite chose.

- Ah non, non, on est dans la merde, on est dans la merde ensemble mon pote, proteste le gestionnaire de l'armurerie, aussi enthousiaste que moi.

Le brun soupire de désespoir en s'engageant dans le quartier Nomad. Un espace central et animé. Parfait pour ne pas attirer l'attention sur les prochains évènements. Tout n'est qu'une question de point de vue.

-Ils ont bien prévu leur coup, remarque le blond.

Enormément.

Le bâtiment devant lequel le véhicule s'arrête est un ancien hôtel réaménagé en un club privatisé. Le « Castel Beers » ( Château de bière). Le lieu est discrètement camouflé par une grille en fer qu'on a préalablement traversé avant de garer la Mercedes dans le parking souterrain. Un endroit auquel on ne songerait pas, dans l'immédiat, voire normalement jamais, pour débattre sur des thèmes politiques. L'idéal pour se mêler aux businessmen/women de la civilisation innocente.

-Leurs efforts me désespèrent autant que leur inaptitude.

-Si tu continues à penser comme ça, tu prendras des décisions sans prendre en compte les enjeux, me sermonne Chaïd.

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