*PDV DE 'LYA*
" Serais-tu prête à trahir ton père pour moi 'Amira ?"
Cette phrase à résonance tentatrice n'a cesse de retentir contre mes neurones, y tintinnabulant à un rythme effréné.
Les yeux figés dans les siens, car incapable de m'en détourner, mon sang s'est glacé.
La tension, la pression et la chaleur qui donnait vie à mon corps chuta soudainement de plusieurs degrés.
Si je pourrais trahir le Big Boss ? De surcroît pour lui ?
Je n'osai même pas imaginer un monde dans lequel je me dresserais contre mon père. L'idée en elle-même me sembla absurde. De quel culot, avec quelle force et par quelle folie pourrais-je ne serait-ce que le confronter ? C'était d'abord impensable. Il en était hors de question. C'était impossible, tout court.
Mais en plus, m'opposer à mon géniteur pour un type que je connaissais à peine, qui était capable de mettre le monde à feu et à sang pour préserver son foutu nom et qui me jurerais presqu'infidélité par toutes ses pores ? C'était du n'importe quoi.
Sans lui répondre - j'avais la gorge nouée et profondément obstruée mais surtout j'étais à court de mots- mes mains s'aplatirent contre son torse sanguinolent et le repoussèrent sèchement. Avec une lenteur qui m'empêcha de respirer, je lui donnai dos, saisis mon ordinateur et le dépassai sans oser le confronter. De peur de voir de la rage dans son regard. C'était faux. C'était surtout la crainte d'y lire du dégoût face à ma lâcheté qui me poussa à fuir comme justement une putain de lâche.
Juste avant de l'abandonner définitivement, je précisai :
- Diamant noir. Pour ma bague, je veux un diamant noir, mat et brut.
Je ne savais pas trop pourquoi sa question m'était revenue à ce moment-là - celle qu'il m'avait presque posée par message pour me demander quelle pierre irait le mieux à mon doigt. Peut-être était-ce un réflexe que ma conscience a eu pour alléger la situation. Quoiqu'il en fût, c'était sur cette note que je l'avais abandonné.
Un gémissement faussement attendrissant m'échappe alors que je tire la ficelle du string rouge vif.
Une semaine s'est écoulée depuis notre altercation dans son bureau. Depuis et comme à son habitude, il a disparu de la villa. Ce qui signifie que j'ai exactement deux semaines pour me faire à l'idée d'un mariage avec une extension du diable. Sans informations, sans préparatifs, ni discussion ni contact avec mon promis. Ouais, des noces de rêve.
Surtout, ce mariage paraît de plus en plus cauchemardesque à mesure que je prends conscience du bordel dans lequel je me suis fourrée. Les sous-vêtements qui m'ont été livrés hier en sont la preuve.
- Eh bah putain...!
Mi amusée, mi sidérée, je fixe la ficelle qui est censé "couvrir" mon orifice annal. C'est de mal en pis. Tous les ensembles qui sont éparpillés sur mon lit me font tourner de la tête. Il pense vraiment que je vais mettre ça ? Et puis quoi encore ? Il va me suspendre au plafond ?
Je secoue la tête et jette le bout de tissus sur les draps.
- Vas bien te faire foutre enfoiré de mes deux, vitupéré-je en levant mon majeur vers le coin de ma chambre où j'ai fini par détecter une caméra.
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UNDER WEIRD PROTECTION
RomantizmElle, ne mange et ne boit que par le sang. Lui, ne respire et ne voit que par elle. Une tueuse sanguinaire qui, pour parvenir à ses fins n'hésite pas à couler le monde dans le sang. Un monarque qui détruit et brûle le monde pour elle. Il anéanti tou...
