Chapitre 6

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Amalia De Castro
TW : crise d'angoisse et brutalité physique

Cet instant magique se brise quand elle doit s'occuper de ce qu'elle cuisine. Je retourne à ma lecture et en apprends davantage sur les vampires ou nosferatus selon l'époque.

Un sentiment de froideur semblable à l'angoisse commence lentement à ramper dans mes veines et les battements de mon cœur commencent à s'accélérer sans aucune explication.

— Felinka...

Je commence à suffoquer et mes membres se mettent à trembler sans raison. L'angoisse fait tout son chemin et enserre mon esprit me poussant à craindre le moindre des gestes de la femme face à moi. Non, la vampire face à moi.

La réalité me frappe alors de plein fouet. C'est une vampire, une chasseuse, un danger, une personne à fuir.

— Amalia tu... Putain le venin ne fait plus effet.
— Felinka... suffoquais-je.

Mes yeux s'embrument de larmes glacées, je ne peux pas empêcher cette terreur prendre possession de mon corps pour me faire passer en pilotage automatique.

Je passe mes mains dans mes cheveux ratissant mon cuir chevelu de mes ongles. La douleur que cela engendre me permet de me focaliser dessus.

— Tu te fais mal, arrête Amalia.
— Fo... Focaliser...

Je plante mes ongles dans mes paumes en mordant ma langue avec force. Le goût métallique du sang se pose sur mes papilles et un haut le cœur me prend ce qui me permet de rester en contact avec la réalité.

Mon corps est terrifié mais pas ma tête. Je sens que les mains de Felinka se glissent sur mes épaules, mon corps se crispe à ces caresses se voulant pourtant réconfortantes.

— Dis moi ce que je dois faire, me demande-t-elle visiblement impuissante, s'il te plaît.

La femme impassible et railleuse que je connaissais est devenue une personne toute autre et je ne sais pas trop comment l'aborder.

J'agrippe le col de son haut et l'attire contre moi pour que nos bouches se découvrent pour la première fois. Le goût de mon sang est omniprésent et je ne sens pas celui de ses lèvres si désirables. Une de ses mains tient ma hanche tandis que l'autre disparaît alors que le sol touche mon dos.

Je ne peux pas arrêter la frénésie qui me prend. Je la veux, je veux plus que ses lèvres contre les miennes, ses dents râpant ma peau et je sens la même chaleur étrange se répandre dans tout mon être, son venin calme de nouveau tout mon corps.

Mon corps se calme, les tremblements cessent et mon cœur s'apaise et je ne me retrouve que sous l'emprise d'un désir chaud et doux.

— Mhhh...

Elle s'écarte les joues rougies et les lèvres pleines de sang, retroussées sur ses dents immaculées et tachées de sang. Ses yeux noirs profonds me donnent des frissons d'envie.

Je sens tout mes sens s'affoler à cette vue absolument exceptionnelle et je ne sais pas si je dois la laisser s'éloigner pour ma survie ou si je veux juste laisser le désir prendre l'ascendant.

— Tu as quelque chose de vraiment unique, murmure-t-elle la voix grave.
— Du sang inodore, répondis-je sur le même ton.
— Un putain de sexe appeal qui me rend folle je dirais, me corrige-t-elle avant de lorgner mes lèvres de son regard affamé.
— Pourquoi tu ne veux pas de moi alors ?

Ses yeux s'élèvent vers les miens, et le temps suspend son vol, me laissant sans souffle. L'intensité de son regard, sauvage et profond, m'envoûte comme une étoile dans la nuit.

𝐊𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑 𝐐𝐔𝐄𝐄𝐍 [𝐓𝐄𝐑𝐌𝐈𝐍𝐄́𝐄]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant