Chapitre 25

353 30 17
                                        

Felinka Klein

Je reste interdite un instant. Elle est morte ? Non c'est impossible, elle doit complètement dérailler. elle n'est pas un vampire et puis si elle est avec moi c'est qu'elle a survécu aux épreuves et que donc elle est en vie ! Pourtant ses iris dorés me font douter.

— Amalia qu'est-ce que tu racontes ? Tentais-je tout de même, tu n'es pas morte...
— Si ! Insiste-t-elle, seulement Morana a eu pitié. Enfin, je suis sa création.

J'ai beau être vieille de plusieurs siècles et être passée maîtresse dans l'art des non-dits ce qu'elle tente de me dire m'est totalement hors de portée.

C'est plutôt que tu ne veux pas comprendre.

Peut-être, je ne sais pas...

— C'est si sexy quand tu perds le contrôle, s'amuse-t-elle en parcourant mon corps de ses mains.

Sa douceur n'est plus la même, en fait il n'y en a plus, ses mains sont à la limite de l'atrabilaire mais c'est si bon et si étrange.

Je sens la chaleur accompagner ses gestes, suivre ses chemins sur mes hanches, mes seins, mon ventre crispé et mes épaules pour toucher mon cou et mes joues. Je soupire quand ses doigts caressent mes lèvres entrouvertes.

— Amalia, à quoi joues-tu ? Parvins-je à souffler face à ses assauts aussi tentant que déroutants.

La première fois qu'elle avait été aussi entreprenante c'était sous l'effet du venin, hors là elle est juste hors contrôle... Et ses yeux...

— Tu m'étonneras toujours chaton, murmure-t-elle en collant son corps au mien.
— Le... Le corps...

Trop tard, sa bouche et la mienne s'entrechoquent, sa force est bien trop élevée pour appartenir à une humaine, sa façon de mordiller ma lèvre inférieure me fait tourner la tête, Sora pourrait arriver pour emporter ce type d'un instant à l'autre, quelqu'un pourrait avoir besoin de cette salle et nous trouver pas loin d'un mauvais porno avec un cadavre a coté.

Décidément je n'ai jamais été foutue de prendre de bonnes décisions dans ma vie...

— Putain Felinka t'es maso ?

Amalia s'écarte et je peux croiser son regard mauvais dirigé vers la voix de Sora qui m'a apostrophée. Je lève la tête vers elle, son regard désapprobateur est assez amusant vu d'en bas...

— C'est qui elle ? Marmonne Amalia en resserrant son emprise sur moi, visiblement jalouse.
— La mort, répondis-je, et aussi ma meilleure amie depuis des décennies, c'est aussi ma créatrice.
— Donc si vous pouviez éviter de baiser pendant que je fais mon job ça serait pas mal, d'ailleurs tu es, sans aucun doute, la personne la plus détraquée que je connaisse Felinka, mais de là à le faire à côté d'un cadavre ?

Je sens la main d'Amalia glisser sur mon corps comme une défiance malicieuse, un refus de l'autorité que représente Sora et je ne comprends pas pourquoi elle agit de la sorte. Ce comportement ne lui ressemble absolument pas...

— Un conseiller, soufflais-je en la regardant, tu sais quelque chose Sora ?
— Non mais ça sent le roussi pour vous deux, répond-elle, bon sortez ici !

Je soupire, Amalia ne doit pas en apprendre plus sur la façon dont nous mourrons... Je l'attire à moi une fois debout et hasard un regard entendu vers Sora. Je pousse Amalia vers la sortie et referme la porte après avoir vu Sora dégainer sa faux.

Une fois dans le couloir, j'avoue ne pas savoir quoi faire alors je traîne Amalia jusqu'à mon bureau en espérant que ma collègue dont j'ai déjà oublié l'identité n'y soit pas. Le bureau est ouvert mais il n'y a personne, parfait. Je ferme la porte à clé derrière moi et Amalia me plaque contre le bois de celle-ci dès que je me retourne.

𝐊𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑 𝐐𝐔𝐄𝐄𝐍 [𝐓𝐄𝐑𝐌𝐈𝐍𝐄́𝐄]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant