Chapitre 19

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Amalia De Castro (tw : smut)

Mon cœur caracole, elle l'a dit, elle a prononcé ces quelques petits mots qui font que tout sera différent à partir de cet instant. Elle m'a dit qu'elle m'aimait avant de m'avoir totalement à sa merci, cet instant est tout simplement magique, surréaliste, mon cœur d'amoureuse de l'amour ne peut pas être plus comblé, la romantique invétérée en moi est toute chamboulé tandis que Felinka me regarde avec ce genre d'attention qui vous rends important.

Eu amo-te, murmurais-je l'émotion enserrant ma gorge, eu te amo, te amo, ti amo, I love y...

Ses lèvres sur les miennes me font taire et sa douceur contraste avec sa force sous-jacente, ce désir, ce besoin qui nous lie, tout est si puissant, si profond... Je ne connais l'amour qu'à travers les livres, l'affection est lointaine, un souvenir de mon enfance partiellement effacée.

Si c'est un rêve, je ne veux jamais me réveiller, l'amour est un concept bien trop abstrait, je ne me suis jamais sentie prête à tout cela, tout ce qu'aimer engendre et j'ai peur de décevoir la sublime femme qui m'embrasse avec toute la fougue et tout le désir d'un amour neuf et fort.

— Est-ce que... Est-ce que j'ai le droit, murmure-t-elle en plongeant son regard dans le mien, est-ce que je peux t'aimer ? Tu me laisserais le faire ?

Je ne savais pas que c'était possible d'être dans un tel état ou ce qu'une personne peut dire peut altérer le bon fonctionnement de nos organes. Je balance ma tête de haut en bas la parole momentanément perdue.

— Je n'attends rien d'autre de ta part, parvins-je à dire, fais-le, aime-moi comme je le fais pour toi.

Elle ne prononce pas de mots mais son sourire vaut toutes les paroles du monde, toute l'affection qui nous submerge, l'émotion tacite et omniprésente.

Sa bouche trouve la mienne, ses mains me rendent précieuse, elles caressent chaque parcelle de mon corps dénudé, n'oublient aucune courbe, aucune cicatrice, aucun tatouage ni même les vergetures qui colorent mes cuisses. Ses doigts sont d'un douceur à nul autre pareil, ses lèvres embrassent chaque partie de mon corps a la suite ses douces mains, ma tête est enfoncée dans les coussins, ces sensations sont extrêmes, les frissons réchauffent tout mon être à commencé par mon cœur qui gonfle de plaisir et d'amour, j'ai cette exceptionnelle sensation d'être aimée, choyée, tandis que sa bouche s'approche de mon point culminant.

— Si tu ne veux pas, s'arrête-t-elle, en remontant son visage vers le mien, ou si tu ne veux plus, que je te fais mal, que cela te gêne, dis le moi, d'une quelconque façon que ce soit, dis le moi, gifle moi, insulte moi, si c'est nécessaire, si tout ça...
— Tais toi si c'est pour dire ça amor, la coupais-je, si je suis vierge c'est pour une bonne raison et si je ne veux plus l'être c'est aussi pour une bonne raison.

Ses yeux sont le miroir de son âme tourmentée et de son cœur d'une pureté paradoxale, je ne vois pas la chasseuse, la prédatrice, mais une femme qui me plait, une femme qui m'a faite chavirer d'un simple regard, une femme qui me fait sentir belle et légitime, une femme qui m'envoûte.

— Je te veux, soufflais-je face à son regard félin.
— Et tu me possèdes.

Son baiser à un autre goût, celui de la possession, celui d'un empressement profond, ses doigts trouvent mon intimité quand sa langue demande l'accès à ma bouche. Je gémis dans sa bouche quand ses doigts caressent mes lèvres inférieurs avec ce juste empressement qui me rend folle.

Felinka joue avec mon corps comme d'un instrument et la seule pensée qui me vient et que j'ai bien fait d'attendre, de lui offrir chaque parcelle de mon corps, de mon identité, ses doigts sont d'une douceur merveilleuse, sa bouche me fait sentir aimée tandis quelle se glisse dans mon cou pour m'embrasser, me mordiller et me suçoter la peau avec un juste empressement, une juste douceur qui me fait tourner la tête.

𝐊𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑 𝐐𝐔𝐄𝐄𝐍 [𝐓𝐄𝐑𝐌𝐈𝐍𝐄́𝐄]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant