Chapitre 17

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Felinka Klein

Mon premier réflexe fut de chercher les Sept de Salem mais face à toutes ces personnes c'est presque impossible, les connaissants, elle se sont recluses dans un coin et attendent que le temps passe pour pouvoir partir sans paraître impolies.

— Ah Felinka !

Je force une expression du visage qui ne se veut pas meurtrière alors que Britney s'approche les bras ouverts.

— Touche-moi et je t'arrache la tête, sifflais-je en perçant ses intentions à jour.

Elle baisse les bras et m'offre une mine boudeuse qui ne lui va pas, a-t-elle oublié la boucle ? ce qui s'est passé durant cette semaine qui paraissait n'être qu'une journée ?

— Le Conseil t'as encore mise sous contrôle, soufflais-je en frappant mon front de ma paume de main, tu es stupide a ce point ou ils t'empoisonnent avant ?

Britney m'offre ce genre de regard vide de pouffe digne d'un film américain cliché genre Karen Smith dans Mean Girl. Ils doivent lui effacer la mémoire tous les quatre matin c'est pas possible d'être aussi cruche et vide d'esprit autrement !

— Quelle fatalité cruelle, marmonnais-je, tu déteste les hommes mais ils parviennent quand même à faire de toi leur chienne. Inlassablement.

Son expression assurée quitte enfin son visage et dévoile ce que je voulais voir depuis si longtemps : le doute, la peur et le dégoût.

— Mais sache que je déteste cette idée, ajoutais-je, autant que je te déteste en tant qu'être vivant.

Certes c'est mon ex, elle a voulu tuer l'amour de ma mort et a servi de bouc-émissaire pendant deux siècles et demi mais elle reste une femme et donc un être que je protègerais toujours des hommes, quel que soit leurs espèces.

— Sora, je te laisse avec notre chère hôtesse, je vais chercher nos amies sorcières, lançais-je finalement.

Je me défais de la prise de ma chère amie et la laisse seule avec ce boulet de Britney pour partir à la recherche des sept de Salem, j'attrape une coupe de champagne en passant près d'une table ainsi personne ne viendra me faire suer parce que je n'ai rien à boire.

— Ambroise !

Je fais volte face pour tomber sur une figure encapuchonnée de noir, seules les sept de Salem dissimulent leurs identités aux autres créatures surnaturelles. Enfin ! J'ai crus un instant que j'allais devoir subir cette mascarade longtemps.

— Sorcière de Salem, répondis-je finalement.
— Je sens que tu nous cherchais.
— Oh oui, j'ai fort besoin de votre expertise !
— Viens avec moi, et pose moi ça cette pimbêche a empoisonnée les verres !

Je regarde le liquide, il est vrai que le champagne a, normalement, des bulles hors celui-ci n'en possède aucune, je renverse la boisson dans un buisson taillé et garde ma coupe en main avant de suivre la sorcière.

Elle me guide dans les jardins seulement éclairés par une belle lune gibbeuse bien brillante. Je me retrouve face aux six autres sorcières de Salem installées autour d'une table en acier dont deux chaises sont vacantes.

— Tu as enfin trouvé notre chère chasseresse ! s'exclame l'une d'entre elles, installe toi donc très chère.

J'obéis et prends place après la sorcière qui est venue me trouver. Elles ne dévoilent pas leurs visages et je le comprends, n'importe qui peut apparaître et seules Sora et moi connaissons leurs véritables identités.

— Nous avons senti que tu as cruellement besoin de nous, lance alors l'une d'entre elles.
— Vos pouvoirs me dépasseront toujours, soufflais-je, mais oui, j'ai été prisonnière d'une boucle temporelle pendant une semaine et...
— Ce n'est pas l'œuvre de ton père, me coupe la voix de l'une d'entre elles, nous avons tout cela, nous savons que tu cherches La Banshee.

𝐊𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑 𝐐𝐔𝐄𝐄𝐍 [𝐓𝐄𝐑𝐌𝐈𝐍𝐄́𝐄]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant