Amalia De Castro
Ma vision est floue, morcelée, le noir et le rouge dansent devant mes yeux, je ne comprends pas tout ce qui est dit, je ne parviens pas à comprendre qui est face à moi, tout m'est étrange.
Chaque personne que tu tueras se changera en rubis sur ta couronne, collecte en dix pour avoir la puissance nécessaire à l'éradication du fléau de l'humanité.
Je n'avais réussi cet exploit qu'une seule fois, on menaçait MON chaton, je ne pouvais pas laisser faire cela, pas laisser cet affront passer impunément.
Il s'était approché avec un sourire salace et un regard avide, affamé.
— Der Vampirejäger a bien choisi, avait-il ricané, je sens ta puissance et l'absence d'odeur de sang pourtant je le ressens sous ton épiderme !
— Qui êtes-vous ? Avais-je demandé méfiante.
— Qu'importe ? Tu ne vivras pas assez longtemps pour avoir besoin de cette information, tout comme Der Vampirejäger !
Son assurance m'avait rendue fébrile et il s'était approché pour toucher une mèche de mes cheveux.
— Qui êtes-vous ? Avais-je insisté en me dégageant le corps tremblant.
Quand il parlait de Der Vampirejäger, je sentais au fond de moi que l'on mentionnait MON chaton, étais-ce réel ou n'étais-je pas qu'une pauvre folle bonne a interner ? Il avait de genre de regard, ceux que les prédateurs abordent durant leurs chasses.
— Der Vampirjäger... avais-je marmonné.
Ces deux petits mots avaient éveillé quelque chose en moi, Der Vampirjäger était à moi.
A moi !
— Der Vampirejäger est à moi ! Avais-je sifflé à cet homme, et je ne permettrais pas qu'on me vole.
— Quel genre d'humain désagréable, avait-il râler, tu n'as même pas conscience que tu es en danger !
Mon regard était tombé sur mes mains tremblantes, moi en danger ? J'avais redressé le regard vers lui, transperçant son âme, voyant autour de lui toutes les atrocités commises, il n'avait pas seulement tué, il avait torturé et je devais le faire disparaître.
— Je suis le danger !
Tuer la menace de l'humanité, je dois éradiquer le mal, je dois sauver les humains qui n'ont pas conscience du danger qui les guettent.
— Killer Queen tue la !
Je regarde autour de moi, les formes ne sont pas dangereuses, les nuances de rouge qui entourent les corps de la même nuance ne sont pas vaporeuse et n'irradient pas de sensation de mort imminente, non pas sous forme de violence brute, mais de manière insidieuse, comme si chaque seconde passée à proximité était une seconde volée de l'existence, je ne ressens aucun vide glacial, rien qui ne mérite la mort, rien qui ne signifie que le monde est en danger.
Au contraire, je m'approche d'une ombre, elle est paradoxale, tantôt froide tantôt chaude, transmettant une forme de danger déguisé, dissimulé, un danger involontaire. Cette personne m'appelle, je ne sais pas vraiment comment ni pourquoi mais je ressens le besoin de proximité.
— Amalia...
— KILLER QUEEN !
Une dualité prend possession de mon être, qui suis-je ? Je me sens inévitablement attirée par cette voix désemparée, désespérée, ce cri discret, cette insidieuse tentative de paix, de calme, une forme de perte, de flottement, comme lorsque que la mort nous prend en chasse, comme lorsque notre sort est en jeu mais que nous perdons conscience, cet instant de flottement, d'abandon, de crainte et de soulagement ; ce sentiment de vide comblé, de lumière noire, de soleil de minuit, une dualité insensée mais bien présente, Felinka... Delantre... Delantre....
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𝐊𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑 𝐐𝐔𝐄𝐄𝐍 [𝐓𝐄𝐑𝐌𝐈𝐍𝐄́𝐄]
Romansa𝐒𝐞𝐮𝐥 𝐮𝐧 𝐯𝐚𝐦𝐩𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 𝐭'𝐚𝐢𝐦𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐧𝐢𝐭𝐞́ Amalia De Castro incarne le Wokisme par excellence : féministe, têtue, indépendante et franche, mais avec un cœur tendre. Professeure de littérature dans une petite f...
![𝐊𝐈𝐋𝐋𝐄𝐑 𝐐𝐔𝐄𝐄𝐍 [𝐓𝐄𝐑𝐌𝐈𝐍𝐄́𝐄]](https://img.wattpad.com/cover/380391619-64-k783064.jpg)