Chapitre 19

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Aron

C'est le crépitement de la cheminé et l'odeur de brulé qui me tire de mon sommeil. Je fronce les sourcils en me rendant compte que tout les articles que je lisais ont disparus. Je me lève et avance vers le salon. C'est alors que je vois Blondie, elle est en train de regarder brûler les feuilles de journaux parlant d'elle que j'ai eu tant de mal à trouver. Elle est à genoux au dessus des flammes qui brûle ce qu'il reste de son passé dans cette maison. Malheureusement pour elle, j'ai déjà tout lu. Elle semble sentir ma présence car elle regarde par dessus son épaule et se relève pour me faire face. Ses yeux sont rouges et ses poings serrés. Elle finit par pointer la cheminé du doigt sans me quitter des yeux :

"Ça, ça ne te regarde pas. Tu n'as pas le droit de te renseigner sur moi ou sur ma mère. Laisse mon passé où il est.

- Depuis quand tu es en position de donner des ordres Blondie ?

- Je l'ai toujours été. Je suis une femme adulte et libre! Seulement il a toujours fallu que je tombe sur des connards qui menaçaient de me tuer si j'avais la mauvaise idée de respirer le même air qu'eux. La seule raison qui fait que je suis encore ici et pas a l'autre bout du monde c'est parce que je sais que toi ou un de tes sbires me collerait une balle dans la tête si on me retrouvait. Pas que je tienne à la vie, loin de moi cette idée, mais j'ai une famille. Elle se constitue peut être d'une seule personne, mais je ne laisserai jamais mon cousin. Alors oui je donne des ordres quand ça concerne MON passé et MA mère. Et si ça te pose un problème enlève moi un de tes foutus joker à la con mais ne recommence jamais ça!

- Femme libre tu dis ? Je l'attrape par le poignet et l'emmène jusqu'à la porte que j'ouvre à la volée. Je le jette dehors et elle peine à garder son équilibre. Tu n'as jamais été libre Blondie. Si ça avait été le cas, tu ne serais pas là. Quelqu'un de libre pourrait partir d'ici et franchir ce portail sans avoir peur de mourir. Et quand on n'est pas libre... Je l'attrape par la nuque et la force à me regarder. Quand on n'est pas libre on la ferme et on ne brûle pas les affaires de son maître.

-Tu n'es pas mon maître ! Elle plaque ses mains sur mon torse pour tenter de m'éloigner, en vain et finit par me donner des coups déséspérés.

- Tu peux t'en convaincre si ça t'arrange, mais c'est la réalité, tu passe de maître en maître depuis ta naissance. Ta vie est pathétique, tout comme l'était celle de ta mère.

-NE PARLE PAS D'ELLE ! Tu ne sais rien de ma mère, elle était tout sauf pathétique.

- Elle l'était! Elle est resté avec un mec qui la battait et ça l'a tuée. Et surtout Blondie, elle a abandonné une enfant à un monstre comme lui. Elle était pathétique, faible et lâche. Ouvre les yeux.

- Ce que tu as lu dans ces putains d'articles ne veut rien dire. Tu ne sais pas ce qu'il se passait chez nous.

- Alors dis moi! Prouve moi qu'elle n'était pas qu'une merde qui a condamné sa fille a vivre comme elle ?!

- Elle ne pouvais pas partir ! Il aurait eu ma garde à cause de sa maladie et de leur contrat de mariage qu'on l'a forcé à signer. C'était soit elle partait seul, soit elle restait.

- Tu te trompes, il y a un truc assez connu qui s'appelle porter plainte pour coup et blessure et LÀ elle aurait pu gagner ou au moins, elle aurait eu le mérite d'avoir essayé.

- Va te faire foutre. Tu ne la connais pas.

- Parce que toi si peut être ? De quelle couleur étaient ses yeux ? Ses cheveux ? Comment était le son de sa voix ? De son rire ? Comment était son sourire ?

- Je... Elle était blonde...

- Tu vois, tes souvenirs s'effacent. Tu ne la connais pas non plus Blondie. Tu t'accroche juste a ton souvenir parfait d'elle parce que c'est tout ce que tu avais de beau dans ta vie de merde.

- TAIS TOI!

- Sinon quoi ? Tu vas sortir les griffes ?

- Tu me dégoute! À quoi ça t'avance de me retirer une des seules choses positives de ma vie ?

- Il n'y a rien de positif dans ta vie.

Et là, sans prévenir, elle me frappe. Elle ne me colle pas un gifle, non, elle me balance son poing dans la joue gauche. Ma tête pivote a droite et je la ramène lentement pour la regarder. De la peur de mélange a la rage qu'elle ressent dans ses yeux, mais elle ne s'éloigne pas pour autant.

- Là Blondie, tu t'es vraiment foutue dans la merde.

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Hey,

Ça fait TRÈS longtemps que je n'ai pas publié et je m'en excuse. Seulement, je n'aimais jamais ce que j'écrivais alors j'ai décidé de faire une pause dans cette histoire pour donner à Aron et Ella une suite à la hauteur.

Je ne promet pas de poster régulièrement mais je vais essayer de rattraper le temps perdu.

Merci d'avoir lu ce chapitre malgré tout<3

Soumise [En Pause]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant