Chapitre 9

979 21 0
                                        

Aron

Blondie n'a pas pris grand chose, pourtant, elle semble savourer chaque bouchées. 

Je ne cesse de la regarder quand elle se relève pour aller chercher de nouvelles assiettes. Qui sait ce qu'elle pourrait aller raconter à un client. 

Qu'est ce qui m'a pris de l'amener ici ? 

Elle semble respecter les "règles" que j'ai fixé. Quand elle a finit, elle demande à aller aux toilettes. Je la suis jusqu'à la porte. 

Lorsqu'elle ressort, elle semble soucieuse. Elle s'approche de moi et me murmure : 

"Il faut y aller, je connais la fille qui est dans les toilettes, elle me reconnaitra."

Je l'attrape par le bras et la tire à ma suite. Je règle le plus vite possible sans la lâcher. Alors que nous sortons, une voie féminine nous interpelle. 

"Ella Tessier ! Mais oui c'est bien toi ! Tu me remet ? 

Et merde ! 

Ella me regarde et j'hoche la tête. Je lui donne ainsi l'autorisation de prendre les devants. 

-Salut Pedge ça fait un baille. Qu'est ce que tu fais dans le coin ? 

-C'est plutôt à moi de te poser la question, ton père c'est cassé et Emy dit que tu es injoignable, elle veut même appeler les flics. Je vais la rassurer t'inquiète. Mais qu'est ce que tu fais là ? Et qui c'est celui la ?

Cette fille me désespère, elle est grande, les cheveux teints en rose fuchsia et une voie mielleuse qui sent l'hypocrisie.

-Ah je te présente le frère du cousins éloigné de la meilleure amie de ma mère. Il a bien voulu m'héberger. 

Le frère de...Mais qu'est ce qu'elle baragouine ?!

-Oh mais il est beau gosse. On peut aller prendre un verre ? Ella sa te dit ? Et puis tu me dois encore une faveur tu te souviens pour...

-Ouais mais on est pressé, il y a son pote qui a fait une overdose et tu comprend, on doit aller le voir. 

Cette fille est complètement cinglée ma parole ! Et pourquoi doit elle quelque chose à cette Pedge ? 

-Ouais pas de soucis et juste c'est quoi son nom ? Elle sourit trop à mon gout, et un sourire tout sauf vrai. 

-Edgard. Bon on te laisse à plus."

Je me retourne, obligeant Blondie à faire un demi tour car je lui tiens toujours les bras. 

Nous montons dans la voiture et en la lâchant, je remarque des bleus laisser sur sa peau là où étaient écrasés mes doigts. 

Au bout de quelques minutes, je lui demande des explications : 

"Edgard, j'ai une tête à m'appeler Edgard franchement ? Et l'overdose putain Blondie c'était tout sauf crédible ! 

-Je sais, mais...

-Il n'y a pas de mais qui tienne putain ! Le frère de je sais plus quoi non mais c'était cramé ! 

-De toute façons, elle est conne comme ses pieds alors. Elle se tourne vers la fenêtre. 

-Ce n'est pas le problème, si ça avait été quelqu'un d'autres, on aurait fait comment ? 

-Je n'aurais pas dit de telles absurdités. Mais elle personne ne la croira sauf Emy, et elle n'est pas idiote au point de répéter quoi que ce soit. 

-Qui est Emy ? Il me semble que c'est avec cette fille qu'elle parlait au téléphone quand je l'ai surprise. 

-Mon amie. Elle soupire. 

-Et la Barbie sur patte, c'est aussi ton amie ? 

Pitié que non. 

-Loin de là. 

Alléluia. 

-Pourquoi tu lui doit une faveur Blondie ? 

Elle se crispe. 

-Je ne lui dois plus rien. 

-Blondie je n'aimes pas me répéter. 

Elle tremble. 

-Un empreint d'argent. 

Elle ment ! 

-Oh ce serait bête de perdre un de tes jokers pour une histoire aussi idiote. Tu ne crois pas ? 

Elle ramène ses jambes contre sa poitrine mais ne dis rien. 

-Tu tiens si peu à la vie ? C'est navrant. Je vais compter jusqu'à trois.  

Toujours rien. 

Elle est têtu mais je le saurais ! 

-Un

-Ce n'est pas important. Elle tente 

-Deux 

-Je ne veux pas en parler ! Ses lèvres tremble, dommage pour elle, cela ne m'atteint pas.

-Tr...

-Je lui dois une faveur parce qu'elle ne m'a pas dénoncer à plusieurs reprise pour vol de nourriture et de médicaments. Elle m'a aussi trouvé un moyen de me faire un peu d'argent en travaillant pour son ex-copain alors je la remercie en lui rendant des services." 

Elle détourne le regard et essui la larme qui lui a coulé le long de la joue. 

Non, cette fille n'est pas une amie, une vraie amie aurait fait tout ça sans rien demander en retour.  

Je n'ajoute rien. Je n'ai rien à dire. En rentrant, je monte dans ma chambre et allume une cigarette. Puis j'ouvre un tiroir, d'où je sors un ancien de mes téléphones. J'insère la carte SIM de Blondie et regarde ses contacts. Je les bloques tous avant de les supprimer (Sauf Emy). Puis j'ajoute ceux de Sally, Andrew, Ray et Carl. Je ne met pas celui de May qui me ferait la tête.

J'ajoute ensuite le miens. 

Après une heure de réglages et la mise en place d'un contrôle à distance depuis mon portable, je descend pour le lui donner. Quand elle voit l'appareil, elle sourit, me souffle un "merci" et referme la porte. Je remonte et lui envoi un pavé avec toutes les règles. 

Pas plus d'un appel par semaine avec son amie.

Pas de messages pour rien sauf avec Sally. 

Interdiction d'ajouter un contact sans mon accord. 

Aucun réseaux sociaux d'aucunes sorte.   

Et j'en passe, je lui précise d'ailleurs que la moindre petite entorse à ces règles engendrera la mort prématurée de l'appareil et la perte d'un de ses Jokers. 

Elle répond par un smiley pouce en l'air, ce qui m'arrache, malgré moi, un sourire. 

Cette fille n'a pas froid aux yeux. Mais cela risque de la perdre si elle prend trop la confiance. 

Je ne suis pas un homme très indulgent. 

Soumise [En Pause]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant