|Désolé pour le retard, j'étais en vacances. Bonne lecture ! 💜
Je me réveillais le lendemain matin et d'une manière assez violente car j'avais reçu un coup de pied. J'ouvrais les yeux et je regardais Harry qui avait les sourcils froncés. Il avait l'air un peu énervé.
-Quoi ?
Dis-je, la voix enrouée et la bouche tordue, collée à l'oreiller. J'étais sur le ventre et j'avoue que je prenais un peu de place mais j'avais la flemme de bouger.
-Au final, ton frigo aurait été moins chiant. Tu ronfles !
Ah bon ? Depuis quand ? Cameron ne m'avait jamais dit que je ronflais. Je me tournais pour me mettre sur le dos et je passais mes mains sur mon visage. Je regardais l'heure et j'écarquillais des yeux.
-Putain mais c'est une blague Harry ?! Il est sept heures du matin !
-Ouai bah tu ronflais ! Ton frigo était moins chiant, je te le dis.
-Retournes avec lui alors ! Me fais pas chier putain !
Ok, note à moi-même : on n'est pas du matin tous les deux. On se regardait, les yeux plissés par la fatigue et avec un air de défi. On croisait les bras et là il éclatait de rire. Il n'y a rien de drôle mais son rire est tellement communicatif que je me mets à rire. Pourtant pour rire le matin, il m'en faut beaucoup, pour rire tout court d'ailleurs. Il se rallongeait dans le lit correctement et on se regardait un long moment. Il y avait encore cette ambiance étrange entre nous... C'est à la fois apaisant mais avec une légère tension sexuelle entre nous aussi... Ou alors c'est juste moi qui veut le baiser.
-Elle était cool la soirée qu'on a passé.
Je mordais la lèvre puis je souris pour confirmer. On se mettait sur le côté en même temps, pour être face à face. J'avais juste envie de l'embrasser, de caresser son torse parfait et...
-Je vais y aller Lou...
Il avait la voix qui tremblait légèrement et sa lèvre inférieure qui tremblait légèrement. Serait-ce possible qu'il ait les mêmes envies que moi ? Non je ne pense pas... Je suis fatigué donc ça se trouve je me fais des films. Je ne voulais pas qu'il parte, je me sentais bien mieux avec lui et j'avais l'impression de vivre pour une fois...
-Non, ne pars pas...
Il me regardait un long moment puis il capitulait, me demandant alors s'il pouvait encore dormir un peu. J'acceptais et encore une fois, en l'espace d'une minute, il dormait déjà. Du coup, je sortais de la chambre pour le laisser parce que d'après ses dires, je ronflais comme un camionneur et ça l'avait dérangé une bonne partie de la nuit. Dans l'après-midi, je lui proposais de venir avec moi chez ma mamie, au début il était sceptique puis finalement, quand je lui dis qu'elle n'était autre que madame Olivia, il acceptait avec un grand sourire. On prenait ma voiture pour y aller car il avait la flemme de faire une heure de bus et au final moi aussi. Je conduisais tranquillement en silence et Harry mettait la radio pour s'occuper de la musique.
-Pfff... T'as pas des CD ? J'arrive pas à régler ta musique.
-Je n'écoutes pas beaucoup de musique.
ET là, j'ai dit la phrase qui ne fallait pas. Harry fut choqué de savoir que la seule musique que j'écoutais, c'était « de la bouse commerciale », je cite, qui passait au club. Je ris car il était marrant, c'était limite il m'engueulait parce que je ne connaissais pas les Beatles ou les Rolling Stones. Il concluait le débat en disant qu'on irait dans une boutique à CD et qu'il me ferait acheter tout ce qui était la base pour lui. On restait calme un moment puis il me demandait comme ça se faisait que j'avais gardé Mme Olivia en contact et je soupirais.
-Après mon adoption, je... J'ai fait une grosse dépression. Au début, tout le monde pensait que c'était juste un caprice, que je faisais semblant parce qu'un enfant de dix ans ne peut pas être triste au point de vouloir disparaître mais non... Je le voulais vraiment.
J'omettais quelques parties car je ne voulais pas non plus trop en parler, j'ai du mal à parler de mes sentiments en général et même si ça fait dix ans, j'ai du mal à prendre encore du recul sur ça. J'ai de la rancœur, de la colère, de la tristesse qui sont encore présentes, même aujourd'hui.
-Et un jour, mon psy à demander à mes parents de retrouver un point d'ancrage pour que je garde un équilibre parce que l'adoption a été une trop grande perturbation pour moi. Bref. Au début ils m'ont proposé d'aller te voir à l'orphelinat mais je ne pouvais pas...
-Pourquoi... ?
Je sentais la tristesse dans sa voix et je me contrôlais pour garder ma sérénité mais aussi pour garder mon ton détaché.
-Je ne pouvais pas retourner là-bas, c'est tout, dis-je pour couper court. Donc, du coup, j'ai parlé de Mme Olivia et puis comme je la considérais déjà comme ma mamie, ils ont accepté.
Il hochait la tête et ne parlait plus jusqu'à ce qu'on arrive. Comme d'habitude depuis plus de dix ans, elle m'attendait sur le perron. Je lui avais envoyé un message en disant que j'avais un invité avec moi mais sans lui préciser qui c'était alors pour une fois, elle venait ouvrir le portail elle-même.
-Bonjour mon ange.
Elle me prenait dans ses bras, même si elle était curieuse de savoir qui était l'invité, c'était moi d'abord. Elle m'embrassait les joues, laissant des traces de rouges à lèvres puis elle se tournait vers Harry. Au début, elle fut confuse car je voyais bien qu'elle savait qui c'était mais sans savoir non plus. Elle prenait sa tête entre ses mains, faisant la même taille que lui, elle ne se baissait pas comme elle pouvait le faire avec moi, et un sourire éclairait son visage.
-Comme tu es beau... Et grand. Toi qui étais plus petit que Louis avant.
Je levais les yeux au ciel et les deux rirent puis ils se prenaient tous les deux dans les bras. Je voyais bien qu'ils étaient émus tous les deux parce qu'on avait passé du temps ici ensemble. Elle nous faisait rentrer et elle s'asseyait derrière sa machine à coudre, moi à ma place habituelle et Harry en face de moi.
-Je ne pensais jamais te revoir Harry.
-Je suis désolé de n'être pas revenu vous voir... Mais sans Louis je... Fin je...
-Ce n'est pas grave, maintenant tu es là et c'est le plus important, dit-elle en souriant. Je vais vous chercher du lait et des cookies.
Elle partait donc pour aller chercher ses fameux cookies et son fameux lait, d'ailleurs Harry me faisait remarqué qu'elle n'avait pas changé, que ce soit physiquement ou dans ses habitudes. On y restait toute l'après-midi. Je découvrais qu'il avait été adopté lui aussi mais par un couple qui s'en fichait, qui ne voulait que l'argent qui allait avec l'adoption et qu'il avait vécu avec huit autres enfants dans une petite maison. Il s'était enfui à 14 ans et avait été recueillis par un homme qui lui a tout appris, à lire, à écrire et à jouer de la guitare puis à 16 ans, il a trouvé un travail grâce à cet homme. Il nous disait qu'il considérait cet homme comme un mentor plutôt qu'un père. On repartait, moi content et Harry aux merveilles. Il avait promis à ma grand-mère de revenir. Je le déposais chez lui, même si j'aurais aimé qu'il reste encore avec moi mais bon, je n'allais pas le monopoliser tout son temps non plus, sous prétexte que moi j'en avais. Il me remerciait pour cette journée et embrassait ma joue avec tendresse donc du coup, depuis que j'étais rentré chez moi, j'avais le sourire jusqu'aux oreilles.
Vers 23H, j'étais dans le canapé et je lisais quand ça sonnait à ma porte. Je pensais trouver Cameron à ma porte car depuis une heure, il essayait de me joindre, mais je ne m'attendais sûrement pas à voir Harry, en pleure et en sang.
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Laugh, I nearly died
FanficSt Georges est réputé comme le meilleur orphelinat de l'Angleterre et par le malheur des choses, deux gosses s'y retrouvent. Cependant, on peut dire parfois, "c'est un mal pour un bien" et les deux garçons se rencontrent. Le plus âgé protège le plus...
