Haley
La lumière du jour me réveille. Je me réveille et tapote le lit derrière moi. Il est vide. Je me redresse et appelle Roy, mais personne ne répond. Je vais voir dans la salle de bain, il n'y est pas non plus. Je regarde autour de moi et remarque que ses affaires ne sont plus là. Mes larmes montent et une boule se forme dans ma gorge. Il faut se rendre à l'évidence, il est parti. Je m'écroule sur le lit et fonds en larmes.
Lundi matin, maman me dépose devant le lycée, comme tous les jours. J'inspire profondément. J'ai passé ses derniers jours recroquevillé dans mon lit avec des dixaine de paquets de mouchoirs.
_ Ça va aller ? Me demande-t-elle.
Bien-sûre, j'ai tout raconté à ma mère. Elle a été très compréhensive, à mon grand étonnement. J'hoche la tête et ouvre la portière pour sortir.
_ Maman... Tu auras quand la réponse pour ta mutation ? Je demande avec hésitation.
_ Aujourd'hui, normalement.
_ Et si elle est refusée ?
_ Je démissionnerai, et on partira le plus loin possible de cette maudite ville.
Je me penche pour lui faire une accolade. Elle m'embrasse la tempe, je me dettache d'elle et prend mon sac avant de sortir de la voiture et de marcher jusqu'au lycée, la tête baissée. Les regards se braquent sur moi, et c'est plus intense que d'habitude. Je le sais. Je cherche Thomas sans vraiment le chercher, il est au casier, comme toujours. Je le salue et il me fait un câlin.
_ Ça va ? Me demande-t-il.
_ Ouais...
_ On ne dirait pas !
_ Si si.
_ Bon, alors raconte-moi, ta journée d'escapade avec Roy Parker ? S'impatiente-t-il.
_ Oh... je... c'était... je me mordille la lèvre, les larmes aux yeux. Je n'ai pas très envie d'en parler.
_ Ça s'est mal passé ?
_ Ouais, si on veut.
_ Mais vous êtes toujours ensemble ?
Je secoue la tête et la sonnerie retentit. Ce matin j'ai cours de philo, et je suis avec Roy. J'inspire encore, en espèrant que cela me donne du courage mais ça ne fait rien. Au contraire, je tremble toujours.
_ Allez ! On va être en retard ! Dit Thomas.
Je m'accroche à son bras et il me tire dans le couloir, jusqu'à la salle de philo. On entre, et par chance il reste beaucoup de table de libre encore. Je me mets à côté de Thomas. Roy n'est pas encore là et j'espère secrètement qu'il ne viendra pas. Thomas me parle de son week-end. Il me dit même qu'il a rencontré un mec, et à ce que j'ai compris c'est quelqu'un de bien. Bien. Pour moi ce sont tous les mêmes, des connards. Le prof entre dans la salle, Roy et Adrien après lui. Je souffle, je ne le regarde pas, je baisse la tête sur mon cahier encore fermé. Ils s'assoient assez éloigné de nous, ce qui me convient parfaitement.
_ Il t'ignore complètement. Me murmure Thomas, l'air étonné.
Je ne lui réponds pas et fait mine de n'avoir rien entendu. J'ouvre mon livre et essaie de suivre le cours.
À la fin du cours, je me presse de sortir pour ne pas à avoir à le croisser mais manque de chance, il est déjà sorti. Je n'ai pas su être assez rapide sur ce coup-là. Je passe à côté d'eux deux et je sens son regard sur moi. Il m'observe, je le sais, et ça me fait froid dans le dis.
_ Haley. Un bras atrappe brusquement le mien et m'oblige à me retourner.
Je crispe la mâchoire, ma main part d'elle-même frappait violemment sa joue. Je le dégage de son emprise. Il semble étonné, il me regarde. Ses yeux sont remplit de colère, de tristesse, de remords. Mais je m'en fou. Ma main me démangait depuis une heure. Ça fait une heure qu'il perturbe le cours avec les rires incessant de la fille qu'il draguait.
_ Tu n'es qu'à lâche, Roy Parker. Une pourriture de merde qui mérite de finir seul ! Je m'écris les larmes aux yeux.
Je reste là, face à lui, peut-être une minute, sans qu'il ne réagisse. Il est comment pétrifié. Je secoue doucement la tête et me retourne pour repprendre le chemin, jusqu'à prochaine heure de cours. Thomas me ratrappe, tout le monde a vu ce qu'il sait passé mais je m'en contre fou.
_ Qu'est-ce qu'il s'est passé, à la fin, Haley ? Me demande-t-il. On es ami, non ? Tu peux tout me dire.
_ Il se passe, que le crétin qui est là-bas, voulait juste me baiser. Et une fois, qu'il a obtenu ce qu'il voulait, il s'est barré en lâche. M'énervai-je, en le disant un peu trop fort.
_ Ce n'était qu'un pari avec sa bande. Adrianna affirle derrière moi, les bras repliés sur sa poitrine. Tu n'as jamais compté pour lui, il t'a barratiné de A à Z, ma jolie.
Elle rit diaboliquement, ses toutous derrière elle la suivent. Je les trouve bien pathétique. Je décide d'être forte et de ne pas craquer aujourd'hui. Je vais finir cette journée de cours, et avec un peu de chance, la demande de mutation de maman sera acceptée et on partira au plus vite d'ici. Je n'aurai plus à revenir dans cet affreux lycée.
En fin de journée, j'attends ma mère. Elle doit normalement venir me chercher, elle a un peu de retard. Il pleut des cordes, elle n'a pas vraiment choisis son jour pour être en retard. Je peux bien attendre cinq minutes de plus. Je mets ma capuche, pour au moins couvrir mon visage et mes cheveux. Je branche mes écouteurs à mon téléphone et met le volume à fond. J'en ai marre d'entendre tout ses hypocrites parlaient. Une main secoue mon épaule dans mon dos, je retire une écouteur et tourne la tête. J'écarquille les yeux à la vue de Roy. Il a une marque rouge sur le visage. Sûrement dû à ma giffle.
_ La giffle de ce matin ne t'a pas suffit ? L'agressai-je.
_ D'accord, je l'ai bien mérité. Il lève les mains en signe d'approbation.
_ Qu'est-ce que tu veux, Roy ?
_ M'excuser? Je ne voulais pas te faire du mal, j'ai vraiment apprécié être avec toi.
_ Ne me ment pas, ne ment plus ! M'écriai-je en lui tapant le torse. Je suis au courant pour le pari ! Ma mère m'a raconté en détaille ce qu'elle a vécu avec ton père. Et tu sais quoi ? T'es pire que lui, bien pire que lui. Il lui a pas fait le quart de ce que tu m'as fait toi.
_ Laisse-moi me ratrapper ! Je tiens à toi, Haley.
_ Non. Je secoue la tête. Ça c'est faux. Tu as tenu à moi que pour remporté ton stupide pari. Je lâche un gémissement, je me rends compte que je pleure devant lui. Comment j'ai pu être aussi conne ? Un mec comme toi ne s'intéresse pas à une fille comme moi.
_ Haley, je t'en prie, ne pense pas ça. Tu es un fille exceptionnelle ! Je suis tellement désolée de tout ça, je ne voulais pas te perdre et je m'en suis rendu compte trop tard. Laisse-moi une chance de me ratrapper, s'il te plaît Haley.
_ Non. Je secoue la tête en essuyant les larmes sur mon visage avec le dos de ma main. C'est fini. Je vais partir de toute façon.
_ Pour aller où ?
_ Loin d'ici, très loin de Newcastle et très loin de toi. Je dis avec rage.
Ma mère claxonne pour faire remarquer qu'elle est arrivée.
_ A Dieu, Roy... je murmure avant de courrir jusqu'à la voiture de ma mère.
Je le regarde. Il est toujours contre le poteau, il est trempé. Ses cheveux tombent sur son front mais il semble s'en foutre royalement. Il me regarde dans les yeux. Je ne lui ai pas laissé le temps de répondre, je ne le voulais pas. Il a que ce qu'il mérite après tout. Il a peut-être gagner un pari, mais il m'a perdu à jamais.
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La mutation d'Abigail a-t-elle été accepté ?
Yo, p'tit chapitre. Comment vous trouvez Haley dans ce chapitre ? Trop dure avec Roy ou au contraire, pas assez ?
La semaine prochain, week-end de 3 jouuuuurs,
à bientôt, manon💁🏻
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Éternel
Roman d'amourIls ont tout hérité de leurs parents. Aussi bien physiquement, que psychologiquement. Il est le même genre de connard que Rayan Parker, avant lui. Elle est la même petite fille innocente et studieuse qu'Abigail Burton, avant elle. Mais au contraire...
