Chapitre 72.

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(Certaines scènes de ce chapitre peuvent peut être vous rappeler un certain autre chapitre, lisez quand même c'est assez important même si vous pouvez vous souvenir de certains trucs bref, vous comprendrez peut être en lisant ! Bonne lecture !) 


PS: Si vous voulez lire avec la musique en média, bien sûr rien est obligée je la met comme ça mais si vous l'écoutez pas en même temps y aura aucun problème par rapport avec votre lecture. 

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Le vent était frai aujourd'hui. Je marchais sur la côte, il faisait nuit. Les étoiles brillaient fort.

Je me sentais tellement bien ici, tellement vivant, tellement grand, j'étais bien.

Les vagues s'explosaient sur les rochers et mes cheveux partaient dans le vent.
Je souriais quand je sentais mon téléphone vibrer. Oh, pas parce que je savais qui s'était, pas non plus parce que j'étais content d'avoir quelqu'un avec qui parler, non. Je souriais parce que ce soir, j'étais libre, je savais que je n'allais pas répondre, je ne répondrais pas parce que ma liberté est plus importante que n'importe quoi d'autre et j'ai besoin de ce moment de puissance, d'égarement, de liberté, de silence, de vagues, de toutes ces choses. Ces petites choses qui représentent tellement quand on y réfléchis bien.

Je veux juste être seul ce soir. Seul avec ma propre vie.

Et dire qu'il y a quelques années, j'ai foutu ma vie en l'air, et dire qu'il y a des dizaines d'années, j'étais trop con pour faire les bons choix...

La belle connerie. Qu'est ce que j'étais con à cette époque.
Et si vous saviez à quel point je m'en veux, et si vous saviez à quel point j'ai mal, encore quarante ans après. Oui, pile quarante ans après cette époque d'ailleurs.

J'aurais dû faire se que mon cœur me disait, j'aurais dû aller avec les bonnes personnes.

Mais j'ai tout foiré, j'ai détruit ma vie ainsi que celles de quelques autres et je nous ai emportés dans l'enfer sur terre.

On a beau dire que le temps fait les choses, parfois les choses font le temps.

Et parfois certaines choses ne se rattrapent pas.

Parfois les conneries de jeunesse ne se réparent pas et on en paye le prix fort.

J'aurais dû les écouter, j'aurais dû rester là bas, j'aurais dû le rejoindre, j'aurais dû rester avec eux mais j'ai fais le con. J'ai vraiment fais le con bordel. Mais dans quelle merde je suis ? Mais dans quel monde je vis bordel ? Où je suis ? Je me suis perdu depuis quarante ans. J'ai mal.

Et vous savez, finalement j'ai trop chaud.

Ma veste m'étouffe. Elle est remplit. Remplit de lettres.

Mais de quelles lettre je parle, hein ?

Et mon téléphone se met encore à sonner.

Alors je le prend parce que ce soir je veux partir loin, je veux partir à l'autre bout du monde et c'est sûrement la dernière fois que j'aurais ces gens au téléphone.

"-Harry, où es-tu ?

-Je suis dehors Louise.

-J'avais remarqué ça. Tu rentre quand ?

-Ma chérie, écoute moi. On sait tout les deux que ça peut plus continuer, on sait tous les deux que c'est du grand n'importe quoi.

-De quoi est ce que tu me parle Harry ?

infinity. (TERMINÉE)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant