Chapitre 13 : Foudre

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— Tu t'es bien foutu de ma gueule pendant toutes ces années ! Me crie Julian, debout face à moi. Ah... non... Nathan Davis est un con ! Ah ! Nathan Davis est un vrai pervers... et blah blah blah ! Alors qu'en cachette, vous vous donniez des rendez-vous... l'idée que tu l'ai laissé te rouler des pelles me donne la gerbe, rien que d'y penser ! Sa bouche a dû trainer je ne sais où, et tu fais comme-ci votre relation avait un attrait romantique ! 

Cela fait maintenant, à peu près vingt minutes que je le laisse me balancer des horreurs au visage, assis sur un transat dans mon jardin. Je ne dis rien car je pense les avoirs mérités, étant donné que je l'ai tenu à distance de cette relation. Je ronge donc mon frein en silence, pensant que d'ici quelques minutes, il se sera calmé, mais je remarque qu'il est en roue libre depuis un long moment et qu'il ne semble pas se fatiguer.

— Tu es prête à faire partie de la longue liste de filles bafouées par ce type ? Tu n'arrêtes pas de dire à qui veut l'entendre, que tu as trop de respect pour toi pour tomber dans ses pièges, mais tu fais l'opposé ! Putain Rose, réveilles-toi ! Dit-il, en colère.

— C'est bon ? Tu as fini ton monologue ? Dis-je, désabusée.

— Ne t'avise pas à le prendre comme ça... Dit-il, presque menaçant.

— Emily Barington. Dis-je, calmement.

— Quoi ? Non ! Tu n'as pas le droit, pas maintenant et encore moins pour ça ! Dit-il, hystérique

— Je t'avais prévenu que le jour, où ce serait nécessaire, je te sortirai le nom de cette fille avec qui tu es sorti et qui, si je me souviens bien, n'avait pas hésité a tenir des propos racistes et homophobes, parce-qu'elle était Adventiste. Dis-je calmement.

— Chrétienne Pentecôtiste ! Ça n'a rien avoir avec ce qu'il se passe avec Davis ! 

— C'est vrai, tu as raison, c'est complètement différent. Tu es sorti avec une pétasse raciste, alors que moi je n'ai fait que flirté avec un jeune homme arrogant que je connais depuis l'enfance... tu me bats à plate couture! Et pourtant, je ne te fais pas de scènes, ni de reproches...

— Tu veux vraiment utiliser la carte d'Emily Barington ? Dit-il, déçu.

— Tu m'y oblige. 

— Écoute, Rose. Ça fait quatre ans que l'on se connait toi et moi, tu es la première ami que je me suis fait en arrivant ici, d'ailleurs tu es la seule. Je ne te cache pas qu'au début, je voulais que ça ailles plus loin... mais avec le temps, et en apprenant à te connaitre, les choses ont changés... tu aurais fait une copine exécrable pour moi, mais j'ai tout de suite compris que tu serais une amie précieuse ! Et c'est ce que tu as été pendant toutes ses années. C'est aussi parce-que je t'apprécie et que je te considère comme une soeur, que je ne comprends pas ce revirement chez toi ! 

— Tu n'as rien à comprendre. Je n'ai pas à me justifier de quoique ce soit. J'ai juste voulu te mettre au courant, qu'à présent Nathan et moi, nous nous fréquentions. Je ne sais pas si c'est sérieux, ni où cela nous mènera... j'ai juste envie de profiter. De laisser les choses se faire, je ne veux plus me cacher ! Nous partons à Los Angeles toi et moi, d'ailleurs, lui aussi... 

— Si tu crois qu'il va venir squatter notre appartement, tu rêves ! Je lui refuses l'entrée de notre domicile ! Dit-il avec ardeur.

— Tu es ridicule. On ne peut pas parler avec toi quand tu es dans des états pareils! Écoute, je te rappellerai demain quand tu te seras calmé. Dis-je, m'allongeant dans la chaise longue.

— Le problème c'est que je ne me calmerai jamais ! Tu m'as insufflé ta haine pour lui et maintenant, tu voudrais qu'ont soient potes, parce-que tu as changée d'état d'esprit ?! 

Strive : Youth - T.1Où les histoires vivent. Découvrez maintenant