J'ouvre mes yeux brusquement et prend conscience que ce n'était qu'un cauchemars. Malgré ça, un sanglot étouffé sort de ma bouche.
C'est alors que je vois Katia assise à mon chevet qui me regarde, inquiète.
- Ça va ? Qu'est-ce que c'était ? me demande-t-elle, ça fait dix minutes que tu t'agite.
Je sens une larme couler sur ma joue et me retourne, ne voulant pas qu'elle me voit pleurer.
Elle me chuchote :
- Tu sais, il n'y a pas de honte à avoir.
Dis-moi ce que c'était.
- Mes anciens cauchemars sont revenus, dis-je d'une voix faible.
Elle comprend. C'est elle qui a enduré ça après la disparition de mon frère. Pendant six mois.
Des cauchemars tous les soirs.
Après ça s'est régulé et ce n'était plus qu'une fois par semaine. C'est vrai que ça faisait longtemps.
Soudain, une pensée m'envahit. Je sais que ce n'est qu'un rêve mais je suis tout de même intriguée.
Je me lève et ouvre mon tiroir. A l'intérieur reposent plusieurs objets :
quelques livres, mon chargeur, mon couteau Suisse ...et ce que j'avait pris pour une boussole.
A la lumière de la lampe de chevet, je distingue quatre traits. Il n'y a aucune inscription, aucun nombre sauf sur celui du dessus, une barre verticale que j'avais identifiée comme celle du N mais qui est en fait un 1 de 12.
Ok, c'est un début.
Je ne vois rien d'autre, alors je la retourne.
Mince ! Il y a quelque chose d'écrit.
A y regarder de plus proche, c'est même comme une sorte d'adresse, ou plutôt un endroit.
« Entrepôt numéro 7, rue du fou »
Ça n'a rien à voir, il faut l'admettre mais je ne vois pas ce que je peux faire avec cette information.
En fait, j'ai très envie de faire une recherche sur internet, par curiosité.
Bon, après dix minutes de chargement, on arrive à ce résultat.
Recherche introuvable
Je m'en doutait, en fait. Je la repose et ferme à contre cœur mon tiroir. Alors je me lève et m'assoie a côté de Katia.
- Je dois te dire quelque chose.
Alors je lui raconte mon rêve, et ce que j'ai découvert sur la montre et la recherche qui n'a pas donnée de résultat.
- Danaé, je ne veux pas te décevoir, mais il est peu probable que ça te mène à quelque chose. Tu me l'a dit toi-même tu l'a trouvée par terre.
- Oui mais le simple fait qu'elle puisse avoir un rapport avec mon frère...
- C'était un cauchemars ! Tu ne peux pas te baser sur ça ! Et la probabilité qu'il y ai un lien avec Ruben est quasiment inexistante. Tu comprends ? Pour tes rêves, ton cerveau se base sur un truc qui t'as traumatisé ou des éléments de ta journée, c'est ton imagination qui fait un mélange de tout ça.
Je retourne dans mon lit et fixe nerveusement le plafond. Les remarques de Katia me font prendre conscience que j'ai l'esprit vraiment tordu.
Elle se tourne vers moi et me souffle :
- Danaé !
Je la regarde à mon tour et elle ajoute :
- Au pire, si ça te tracasse à ce point, on peut passer par la bibliothèque demain.
Tu ne sais pas ce qu'on peut trouver là-bas, même si j'ai peu d'espoir.
- Merci. Te prends pas trop la tête. Tu me connais, j'en fait toujours trop.
Elle me sourit et ferme ses paupières.
Je fais de même mais le sommeil ne vient pas tout de suite.
Alors une phrase me revient en mémoire.
« Quelqu'un qui se dira être ton ami te trahira »
Heureusement que ce n'était qu'un rêve.
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Les disparus de la nuit
ActionJe m'appelle Danaé, j'ai seize ans et ça fait un an que je n'ai pas revu mon frère. Je suis pensionnaire dans un petit lycée de banlieue et dans une semaine, je pars en vacances dans une famille d'accueil avec deux de mes amies. On se retrouvera don...
