« Benji, pourquoi tu es aussi nerveux aujourd'hui ?! »
Le garçon était tendu. C'était plutôt l'arrivée de Jorge qui le faisait autant gigoter. Voilà qu'il était 10h et qu'il n'était toujours pas venu. En même temps, il n'allait pas débarquer à 7h du matin, question idiote.
Maria avait remarqué que Benji était inhabituellement stressé. D'ailleurs lui-même se demandait pourquoi est-ce qu'il l'était autant. Ce n'était que Jorge, un ami qui le venait voir au travail. Peut-être était-ce la peur qu'il se foire.
« Non, mais... pour rien.
– Cauchemar en cuisine, ça ne se passera pas aujourd'hui tu sais. »
L'humour et Maria, toute une histoire. Ça n'empêchait pas Benji de faire des bêtises. Au lieu d'apporter un café à un client, il lui avait donné une bière... À vrai dire, ses yeux restaient scotchés vers la porte d'entrée. Il était à l'affut de chaque personne qui rentrait, espérant d'apercevoir une tête aux bouclettes brunes.
Il espérait aussi que ce sera lui qui le servira.
« Benji, allô ! Des clients attendent. Tu as fait la table six ?
– Euh, non. Je le fais tout de suite, désolé. »
Le plateau sous le bras, il alla demander les commandes à cette table six. En plus, le groupe de trois filles prenait dix ans à décider de quoi prendre.
« Trois parts de cheesecake s'il-vous-plait. »
Benji hocha la tête. Mon dieu, que ça devenait redondant. Il fallait toujours faire la même chose, demander, servir, recevoir l'argent, l'encaisser, nettoyer. Tout ça une cinquantaine de fois dans la journée. Ce que Benji attendait, c'était de partir d'ici. Il n'avait jamais autant voulu que l'été se termine. La visite de Jorge pourrait le faire sortir de sa routine.
Aujourd'hui, Arthur avait fait tombé un plateau entier de boissons et de nourriture par terre. Benji avait ressenti sa détresse et était venu l'aider. D'ailleurs, cela suscita l'attention de la table que le brun était en train de servir. Tandis qu'il donnait une part de cheesecake à une jeune femme brune, cette dernière se pencha vers lui.
« Excusez-moi. Est-ce que ça vous dérangerait de donner ce papier à votre collègue ? » dit-elle en le lui tendant. C'est mon numéro de téléphone.
Benji resta perplexe un instant, puis le prit.
« Oh, pas de soucis, je vais le lui donner.
– Merci beaucoup ! »
Toutes ses amies se mirent à glousser. De vraies filles. Benji s'en alla pour trouver Arthur. Au moins, ce sera fait. Le blond était au bar aujourd'hui. Il était en train d'essuyer les verres. Un sourire se dessina sur son visage quand il vit Benji arriver. Il était soudainement très amical avec lui.
« Hey, qu'est-ce qu'il se passe ?
– Salut, une fille de la table juste derrière moi veut te donner son numéro de téléphone, donc tiens. »
Il lui tendit le morceau de papier que le blond prit avec un air gêné.
« Oh non...
– Tu n'es pas content de voir que tu plais aux filles ?
– C'est pas ça le problème. »
Arthur jeta un œil vers la table de jeunes filles et quitta Benji pour aller leur parler.
Le brun ne comprenait pas. Il rêvait d'avoir l'attention des gens, les regards posés sur lui par admiration, il en mourrait d'envie. Voir Arthur refuser de telles opportunités le frustrait. Non, il ne comprenait pas.
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𝘆𝗼𝘂 𝗵𝗲𝗹𝗽𝗲𝗱 𝗺𝗲 𝘁𝗼 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁 ❥ 𝘣𝘦𝘯𝘫𝘦𝘺
Fiksi PenggemarDe : Benji À : Inconnu Hey! Tu es bien la fille du bar ? J'ai vu que tu avais laissé ton numéro sur un morceau de papier. Je ne sais même pas si il m'est destiné. De : Inconnu À : Benji Salut! Tu t'es trompé. Le numéro n'est pas celui de la fille (q...
