Chapitre 77: Garret.

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Tout à l'heure, je ramène ma femme à la maison. Je suis heureux et angoissé en même temps. Bien sûr, j'ai envie de ressentir sa présence près de moi, mais en même temps, je me dis qu'elle quitte l'hôpital trop vite. Elle a subi un choc et énorme, sans parler des deux lourdes opérations qu'elle a eues. Je sais qu'à l'hôpital, il la forçait à rester tranquille, mais à la maison seule, j'ai peur qu'elle force trop. J'ai pris une semaine de congé pour être avec elle au début. J'ai aussi fait quelques aménagements dans l'appart. J'ai fait changer la douche pour une avec le siège rétractable. J'ai également décalé un peu le canapé pour qu'elle puisse circuler plus facilement. Surtout que je suis sûr qu'elle va refuser de prendre un fauteuil roulant.

J'arrive dans la chambre d'Angie et elle est déjà en train de m'attendre assise sur son lit. Sa valise est faite, je suis sûr qu'elle a supplié les infirmières ou alors Will. En ce moment, il ne lui refuse rien. Très franchement, il y aurait de quoi être jaloux. Le nombre de fois où je l'ai vu la prendre dans ses bras et l'embrasser, sur le front, mais quand même.

Angie: Coucou mon amour, je suis prête.

Moi: Oui, je vois ça. C'est qui, qui t'as fait cette valise?

Angie: Will.

Moi: J'en étais sûr, tu le mènes par le bout du nez.

Angie: Il m'adore. Je suis comme sa petite sœur...

Moi: N'empêche je vais finir par être jaloux.

Elle éclate de rire. Elle attrape ses béquilles et se met debout pour m'embrasser.

Angie: On rentre, j'ai hâte d'être à la maison.

Moi: Il faut qu'on signe quelques papiers avant. Mais oui on y va.

Un infirmier amène un fauteuil. Angie grimace, mais c'est les règles, elle est obligée de l'utiliser pour quitter l'hôpital. Nous allons au bureau des sorties et Angie signe tous les papiers, puis avec le fauteuil, on va à la voiture. Angie s'installe côté passager. En roulant jusqu'à la maison, elle pose sa main sur ma cuisse et regarde le paysage en souriant. Je me gare devant et elle commence à vouloir descendre.

Moi: Attends, je monte ta valise et je viens te chercher.

Angie: Mon amour, t'es garé juste devant et y a un ascenseur.

Moi: C'est non négociable mon chat.

Je sors de la voiture et monte sa valise. Puis je redescends, je suis content de voir qu'elle m'a sagement attendu dans la voiture. Je lui ouvre la portière et elle sort doucement avec ses béquilles. Soudain, je la soulève comme une princesse et remontre chez nous comme ça. La porte passée, je la pose sur le canapé.

Angie: T'as bougé les meubles?

Moi: Oui, un peu, je ne pensais pas que tu le verrais... C'est pour que t'arrives mieux à circuler.

Angie: Merci mon amour. Garret, je sais que tu n'es pas rassuré que j'ai quitté l'hôpital, mais ça va, je t'assure. Et concernant mes jambes, je retrouve de plus en plus mes réflexes mais je ne compte pas forcer, je te promets.

Moi: Je te crois, mais il va falloir t'y faire mon chat, je vais être surprotecteur un moment...

Angie: Si ça veut dire que tu vas passer tout ton temps près de moi, ça me va.

Je souris et m'assieds à côté d'elle. Elle se blotti dans mes bras et soupire d'aise.

Angie: Qu'est-ce qu'on est bien chez soi.

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