Chapitre 2

1.4K 53 39
                                        

Hey ! C'est juste pour vous dire qu'au final, je posterai un chapitre par jour à 18h et non pas deux. En effet, je n'aurais plus eu de chapitres en stock au bout d'une semaine 😅. Voilà donc tous les jours à 18h, vous aurez un nouveau chapitre 💕.

PS = Merci à tous ceux qui ont lu le tome 1 et qui lisent actuellement cette phrase, je vous aime ❤️✨.

––––––

Quelques temps après, nous voilà arrivés à un camping vraiment... sauvage. Enfin, il n'y a vraiment rien. Mise à part des arbres, de l'herbe, deux ou trois tentes, encore des arbres, et des montagnes. Je balaie le paysage des yeux et aperçoit un ruisseau. Wouah ! Un ruisseau dans notre camping ! 

Lucie et moi rejoignons le groupe qui est déjà attroupé sur une grande étendue. Je suppose que c'est là que nous allons nous installer. Mais on ne va pas rester longtemps, trois jours tout au plus. Le but de ce voyage est de découvrir plusieurs endroits différents, alors nous allons changer de camping régulièrement.

– OK ! Lance Mathilde. C'est là que vous allez planter vos tentes. Qui s'y connaît ?

Plusieurs personnes lèvent la main, dont Tyler. Lucie et moi ne nous manifestons pas.

– Vous êtes dix à savoir comment faire, alors ceux qui ont fini les premiers aideront les six autres, annonce Johan.

Il est petit, brun et doit avoir environ vingt-cinq ans. Ses yeux noisette sont rieurs et il a une petite barbe. Mathilde, quant à elle, est grande et blonde. Elle a attaché ses longs cheveux en queue de cheval. Elle a des yeux bleus clair, et plusieurs tâches de rousseurs parsèment son nez. Elle est mince et plutôt musclée, ce qui la rend jolie.

– Allez, au boulot ! Lance-t-elle.

Lucie m'entraîne dans un coin à l'ombre d'un sapin. Puis, nous sortons nos tentes et les posons sur le sol terreux. Nous les mettons côte-à-côte, et je m'accroupis à côté de la mienne. Je parcours le mode d'emploi des yeux en me disant que ce n'est pas trop compliqué.

Mauvaise intuition, Leïla. Dix minutes après, j'ai toujours ma sardine dans la main, et je ne sais pas quoi en faire. Ou alors, je dois d'abord glisser l'arc en fer à l'entrée. Pff... Je n'y comprends rien.

– Tu y arrives ? Je demande à Lucie.

– Bof... Je me débrouille, dit-elle en plantant une sardine. Et toi ?

– Je suis carrément paumée, je soupire.

– Mince, je t'aide dès que j'ai fini.

Je galère encore pendant cinq bonnes minutes, jusqu'à ce que j'entende Mathilde crier :

– Qui a besoin d'aide ?

Sans la regarder, je lève la main.

– Tu peux aller aider la fille brune près de l'arbre, je l'entends dire.

Je crois bien qu'elle parle de moi. Enfin ! Quelqu'un va m'aider. Je me retourne pour savoir qui, mais vois Tyler arriver vers moi. Il me regarde, l'air de dire "désolé...". Non ! Pourquoi lui ? Je regarde Lucie avec une mine mi-dégôutée, mi-paniquée. Elle m'adresse un regard compatissant, puis j'entends Tyler dire dans mon dos :

– T'as besoin d'aide, Leïla ?

– Oui, je soupire sans daigner le regarder.

À vrai dire, je n'ai pas envie de croiser son regard. Je baisse la tête et, tout en essayant de faire comme si de rien n'était, je lui tends les sardines.

– Je ne sais pas où les planter.

Il récupère les crochets en fer et effleure ma main au passage. Ça me tue de l'admettre, mais je frissonne à son contact.

– Faut les mettre aux coins de ta tente, m'explique-t-il.

Toujours la tête rivée sur le sol, je réponds :

– Ok, merci.

Puis je suis son conseil. Sauf que je n'arrive pas à enfoncer la sardine complètement.

– Tyler... Je soupire, excédée. J'arrive pas à l'enfoncer...

Je le sens s'approcher de moi, et ose enfin affronter son regard. Il a un sourire en coin, mais je vois bien qu'il est gêné. Puis, il s'accroupit à mes côtés et enfonce la sardine jusqu'à ce qu'elle disparaisse presque. Il relève ensuite la tête vers moi, et ça faisait longtemps que nous n'avions pas été si proches. J'en ai quasiment la chair de poule.

– C'est bon !

– Merci.

Nous faisons tous les deux semblant, et c'est très malaisant. Tyler baisse les yeux et passe sa langue sur ses lèvres. Je connaît cette expression. C'est la même que celle quand il m'a annoncé qu'il avait dansé avec moi pour rendre Margaux jalouse, le soir où on s'est officiellement mis ensemble. La même que celle quand il m'a dit qu'il ne m'aimait plus. Il veut me dire quelque chose, et cherche les bons mots.

– On ne peut pas s'ignorer pendant un mois et demi, Leïla, dit-il enfin.

Bingo ! Il voulait me dire quelque chose d'important. Mais je ne sais pas quoi répondre. Il a raison. Si on continue comme ça, on va finir par gâcher nos vacances.

– Je sais... Mais on fait comment, alors ? On oublie ?

– Je ne sais pas, mais il faut au moins qu'on arrive à s'entendre, dit-il calmement.

Arriver à m'entendre avec ce gros con ? Jamais.

– Haha, je dis d'un ton sarcastique. Comment tu veux qu'on arrive à s'entendre ?

– En mettant de côté notre rancœur. Enfin, ta rancœur.

Il me fixe de ses yeux bleus pétillants, mais je ne me laisse pas avoir par son charme.

Ma rancœur ? Je répète, énervée. C'est moi le problème ? Je ne crois pas, non... C'est pas moi qui t'ai largué comme une merde pour finalement me taper mon ex ! Je crie, en le regardant droit dans les yeux. Alors je suis désolée, mais ma rancœur ne va pas s'en aller si facilement.

– Calme-toi ! Lance-t-il. J'y peux rien moi, si t'étais plus intéressante !

Wow. Le choc. Je ne sais plus quoi faire. Je n'étais plus intéressante ? C'est de ma faute, en plus ?! Je rêve...

– Tu sais quoi ? Si selon toi, les salopes qui savent juste se coiffer et bien se maquiller c'est plus intéressant que les filles comme moi, je ne peux plus rien pour toi, espèce d'enfoiré !

Voilà. Il fallait que ça sorte. Tyler ouvre grand les yeux, l'air choqué. Puis je le laisse planté là et vais rejoindre Lucie. Elle est en train de le fixer avec des yeux remplis de rage. Alors qu'il s'apprête à repartir, elle lui lance :

– Hé, toi ! (Tyler se retourne vers elle.) T'es qu'un pauvre con ! Maintenant casse-toi avant que je t'en mette une !

Il soupire, mais ne perd pas son temps à lui répondre. Puis, il tourne les talons et va rejoindre ses potes. C'est à cet instant que je réalise que tout le monde a entendu notre dispute. Tous nous regardent, l'air ahuri. Je détourne le regard et souris à Lucie.

– Merci, je dis en riant, c'était génial.

– C'est toi qui a été géniale ! Lance-t-elle en me tapant la main. C'est juste un connard sur pattes.

– Tu l'as dit, je souffle.

Je retourne ensuite à ma tente, qui est maintenant montée. je ne peux m'empêcher de penser que c'est grâce à Tyler. D'ailleurs, je le vois discuter au loin avec Johan. Je suppose que ce dernier lui a demandé ce qu'il s'est passé entre lui et moi. Ces vacances promettent d'être riches en couleurs...

FAKE. Tome 2Où les histoires vivent. Découvrez maintenant