Chapitre 4

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Hey, dsl pour le retard, j'avais complètement zappé ! Bisous et bonne lecture ;)


Le soir, bien au chaud dans mon duvet sous ma tente, je tente de dormir. J'ai passé une super soirée : on a joué à toutes sortes de jeux et j'ai fait la connaissance de deux autres filles. Lucie et moi avons beaucoup ri avec un groupe de trois garçons, ils sont super sympas. Je trouve que c'est génial d'avoir plusieurs amis avec qui rire et s'amuser. D'autant plus que l'on va passer beaucoup de temps ensemble. 

Pendant toute la soirée, j'ai ignoré Tyler. Pour mon plus grand bonheur, nous ne nous sommes pas parlé. Mais il est vrai que c'est bizarre de faire semblant de ne pas se voir. C'est souvent malaisant et gênant, mais ce n'est pas pour autant que je suis prête à le considérer. Encore moins à lui reparler. 

Je ne peux m'empêcher de me répéter sa phrase en boucle dans ma tête : "J'y peux rien, moi, si t'étais plus intéressante !". Alors c'est vrai ? Je ne suis pas intéressante ? Je ne sais pas... Mais sa remarque m'a blessée. Je me demande comment on a fait pour en arriver là. Avant, on était super complices, je n'avais d'yeux que pour lui, on passait la majeure partie de notre temps ensemble. Je me perdais dans son regard, on s'embrassait, il me disait des mots mignons, il me complimentait... Maintenant, je le hais. Je ne veux pas entendre parler de lui, et il ne me fait plus le même effet qu'avant.

***

À mon réveil, la première chose qui me vient à l'idée est de regarder dehors. Je sors péniblement de mon duvet, ouvre la fermeture Éclair de ma tente et passe la tête dehors. L'air est frais, et toutes les tentes sont fermées. L'herbe est mouillée à cause de la rosée, et j'entends les oiseaux chanter quelques notes.

Le bruit du ruisseau est une des seules choses audibles : il vient perturber ce silence apaisant. Les montagnes se dressent telles des remparts tout autour de moi. Tandis que le ciel est parsemé de nuages blancs. Je souris puis retourne dans ma tente pour me vêtir d'un pull et d'un legging. Je mets mes chaussures et sors de ma tente en veillant à ne pas faire de bruit. Au passage, je récupère mon smartphone et constate qu'il est sept heures dix.

Je décide ensuite de me rendre aux toilettes. Sur mon chemin, je ne croise personne. Ainsi, j'ai l'impression que le monde m'appartient. Le silence règne dans le camping, et j'aime ça.

Quand je rentre au campement, je constate que personne n'est encore réveillé. Alors, je retourne dans ma tente et me prépare. En fait, il faut juste que je me coiffe et que je range un peu mes affaires. Une fois cela fait, je récupère un carnet et un crayon dans un de mes sacs à dos et retourne dehors. Je m'assois sur un rocher au bord du ruisseau, face à la montagne. Puis, je tente de dessiner ce que je vois. Mais je ne suis pas très douée. C'est juste que je trouve ça cool, de dessiner la montagne à sept heures trente du matin.

Pendant un temps que je ne saurais définir, j'esquisse quelques croquis. Le rendu fait mal aux yeux, mais j'aime profiter de la fraîcheur matinale.

***

Cela fait une semaine que je suis en colo. Lucie et moi sommes inséparables : nous faisons tout ensemble et je rigole bien avec elle. Nous sommes devenues amies avec Éléa et Salomée — les deux filles avec lesquelles on avait parlé le premier soir. On passe du temps avec les trois garçons — Simon, Jake et Jules — qui sont vraiment drôles, on s'amuse beaucoup, avec eux. Nous avons changé de camping il y a quatre jours et cette fois, j'ai réussi à monter ma tente toute seule !

Tyler et moi continuons de nous ignorer, et ce n'est pas plus mal. Il fait sa vie, et je fais la mienne. Mais c'est quand même bizarre et embarrassant de faire comme si nous ne nous connaissions pas. Je ne parle pas non plus à ses amis, comme si nous ne nous aimions pas juste par principe.

Tout les autres sont au courant de notre histoire. Il y en a plusieurs qui sont venus me voir pour me demander si on était sortis ensemble, et à chaque fois, je répondais «oui» avec une mine dégoûtée. Souvent, les ados étaient étonnés. Puis, ils me demandaient ce qu'il s'était passé, mais je préférais répondre que c'était trop long à expliquer.

Je pense que cette situation ne peut pas durer, on ne peut pas s'ignorer pendant un mois et demi. Il va falloir qu'on se parle, je pense. Même si je n'en ai pas la moindre envie.

***

Ce soir, les animateurs ont prévu un feu de camp. Je suis trop contente ! Surtout que nous le méritons : la randonnée de cette après-midi m'a fatiguée. C'était génial, le paysage était très beau. Nous étions sensés rencontrer des marmottes, mais notre souhait de s'est pas réalisé... Une des choses qui m'a le plus énervée pendant la balade est que Tyler et ses acolytes étaient tout le temps devant. Ils n'étaient jamais fatigués ! Même Marina parvenait à les suivre. Elle a réussi à devancer toutes les autres filles qui essayaient tant bien que mal d'avoir une place auprès du Grand Tyler...! Franchement, je ne sais pas ce qu'elle lui trouve. Il est beau, c'est vrai, mais vraiment très con.

Enfin bref, les filles de la colo m'ont énervée. Et le plus marrant dans histoire, c'est que Tyler ne les considérait à peine. Alors voilà, je suis contente de cette soirée qui s'annonce sympa.

Lucie, Salomée, Éléa et moi sommes en train de faire le tour du camping en marchant. On essaie de le visiter, puisqu'on s'est installés il y a à peine une heure. Après une semaine et demie de colo, c'est notre troisième. Nous sommes sensés y rester pendant une semaine : une petite pause va nous faire du bien...! Il fait de plus en plus froid, à la montagne. Si bien que nous sommes vêtues de jeans et de pull-overs.

– Où sont les garçons ? Demande Éléa.

Elle a de longs cheveux blonds dont je suis extrêmement jalouse. J'adore ses cheveux. On ne voit que ses yeux bleus sur son visage et sa peau laiteuse est vraiment parfaite. Cette fille est très belle. Salomée, elle, a des cheveux bruns coupés au carré. Cette coiffure lui va super bien : elle fait ressortir ses tâches de rousseur. Et puis, ses yeux noisettes profonds la rendent encore plus jolie. Elle l'est moins qu'Éléa, mais reste tout de même mignonne.

– J'ai vu Jake au campement, répond-elle. Mais je ne sais pas où sont passés Simon et Jules.

– Ils sont là ! Lance Lucie en les pointant du doigt.

En effet, les deux garçons marchent d'un air nonchalant vers nous, tout en discutant. Quand ils relèvent la tête et nous voient, ils sourient. Simon passe une main dans ses cheveux bruns, les décoiffant ainsi plus qu'ils ne l'étaient déjà. Puis, il accourt vers nous, suivit de Jules.

FAKE. Tome 2Où les histoires vivent. Découvrez maintenant