En allant trouver le milliardaire Jonas Kids, Olivia n'avait qu'une idée en tête: le dissuader de racheter l'entreprise que lui a léguée son grand-père. Seulement, à peine franchit-elle la porte de son immense bureau surplombant la baie d'Abidjan qu...
En se rendant compte que Kids ne la jugeait pas, son cœur se serra..
- C'est la raison pour laquelle je ne suis plus sortie avec un homme depuis un an. Je voulais retrouver mon amour propre. - Et tu l'as retrouvé ? - Je ne sais pas. Il l'embrassa doucement. - Tes parents seraient très fiers de la femme que tu es devenue, Lia. Le nœud dans sa gorge était si douloureux qu'elle put à peine parler. - Tu...tu le penses vraiment ? - Je ne pense pas, c'es une évidence. Quand je vois le progrès que tu as fait depuis un mois, je suis fier de toi moi aussi.
Ces mots si gentils déclenchèrent une nouvelle poussée de pleurs. Olivia se laissa aller contre l'épaule de Kids. Quand elle se calma enfin, sa chemise portait de large auréoles humides.
- Je suis désolé, dit-elle en s'en apercevant. - Ce n'est rien. Reste ici.
Il se dégagea délicatement et la déposa sur le canapé. Elle recroquevilla sur elle-même, avec le sentiment d'être une petite chose fragile et pitoyable. Kids revint au bout de quelque minutes avec une tasse de lait chaud.
- Tu es si gentil avec moi. - Tu es bouleversé et tu as besoins de réconfort. Il lui adressa un sourire malicieux. - Tu sais, il m'arrive d'être gentil, parfois. Olivia prit une profonde inspiration. Mais elle ne parvenait toujours pas à retenir ses larmes. On aurait dit un puits sans fond. - Jonas, je sais que c'est beaucoup te demander, mais voudrais-tu... voudrais-tu rester avec moi cette nuit ? Je t'en prie.
Kids se passa une main nerveuse dans les cheveux. Rester avec elle ? C'était une mauvaise idée. Si les choses continuait ainsi, ils auraient une histoire. Il retint un rire aigre. Qui voulais-il leurrer ? Il était déjà impliqué envers Olivia. Sinon, il se serait retiré pour ne revenir que quand elle irait mieux. Au lieu de quoi, il l'avait serrée dans les bras ; il avait été là pour la soutenir dans ce moment difficile. De la même manière, elle l'avait soutenu, samedi soir, quand son propre passé était revenu le hanter.
Comment pourrait-il la laisser seule ? Il n'était pas du genre à laisser tomber quelqu'un qui avait besoins d'aide. Bien qu'il se soit fait une règle de ne jamais passer la nuit avec quiconque, il l'enfreindrai pour elle. - Oui, je vais rester. Il éteignit la télévision et, la tenant contre lui, la conduisit dans sa chambre. Doucement, il la déshabilla. Pour une fois, il ne s'agissait pas d'arracher ses vêtements et d'assouvir leur désir mutuel. Ce désir là était différent et il ne voulait pas l'examiner de trop près. Était-il en train de tomber amoureux ?
Mauvaise idée. Très mauvaise idée... S'engager dans une vrai relation ne leur apporterait rien de bon, ni à l'un ni à l'autre. Ne l'avait-il pas déjà blessé physiquement ? Que se passerait-il si, après avoir laissé Olivia démanteler une à une toute ses défenses, ils se disputaient ? Finirait-il par faire ce qu'il craignait le plus : reproduire le comportement de son père ? Elle lui avait dit qu'elle lui faisait pleinement confiance. Comment était-ce possible alors que lui-même n'avait pas confiance en lui ?
Il resta éveillé un long moment après qu'elle se fut endormie ; ce lit inconnu, ainsi que la chaleur de ce corps féminin tout près du sien, l'empêchaient de se détendre. Et surtout, il avait l'impression que quelque chose se fêlait au fond de lui.
Plus tard, elle se blottit contre lui, murmura son prénom et posa les lèvres sur sa peau. Alors, il n'y tint plus et l'embrassa à son tour. Ce n'était plus la passion sauvage qui les animait, mais quelque chose de tendre et d'affectueux. Quelque chose qui le dépassait et risquait de l'anéantir . Mais, las de lutter, il accueillit cette émotion à cœur ouvert.
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