Chapitre 41

1.9K 123 4
                                        

"Tes yeux ont dérobé chacune de mes paroles

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

"Tes yeux ont dérobé chacune de mes paroles."


Amara

Des bruits sourds me réveillèrent de mon sommeil profond. Des cris plus précisément.

Des cris d'hommes.

J'ouvris les yeux péniblement et me demanda où diable me trouvais-je. Je balaya la pièce du regard et m'aperçus avec stupéfaction que je me trouvais dans la chambre de Sergeï.

Fermant les yeux, je soupirais de soulagement en laissant tomber mon corps contre la surface moelleuse du matelas ! Alors tout cela n'était pas qu'un rêve !

Un sourire illumina mon visage à cette simple pensée et soudain, je n'étais plus du tout fatiguée !

Je me levais alors promptement du lit, fit un saut rapide dans la salle de bain afin de prendre une douche et saisit les vêtements qui se trouvaient sur une chaise près du lit. Alors que je finissais d'enfiler un pull de couleur noire trois fois trop grand qui appartenait sûrement à Sergeï, j'entendis de nouveau des cris mais cette fois-ci, je pu reconnaître distinctement les voix de Sergeï et Youri.

Descendant rapidement les escaliers afin de savoir ce que signifiait ce remue-ménage, j'ouvris ensuite les doubles portes en verre fumé du salon et pénétra dans la pièce.

Youri et Sergeï se faisaient face et les hurlements de fureur provenaient en grande majorité de Sergeï. Ce dernier était livide, son visage était baigné de rage difficilement contenue, ses sourcils étaient froncés, et j'avais l'impression que sa mâchoire allait se briser tant elle était contractée. Youri, lui, avait au contraire une posture défensive et on aurait dit qu'il essayait de raisonner Sergeï.

Je n'avais même pas fait un pas dans la pièce que les deux hommes russes se retournèrent vers moi comme un seul homme.

J'adressai un petit signe de la main accompagné d'un petit sourire en guise de salut à Youri qui me le rendit bien. Puis, je me tournais vers Sergeï qui lui me regardait avec des yeux assombris par un désir flagrant. Embarrassée, je me dandinais d'un pied sur l'autre et évitais son regard par pure timidité.

Il se planta soudainement devant moi, saisi mon pouce à l'aide de son indexe et ainsi, releva mon visage vers le sien, de sorte que nos regards se rencontrèrent. Une fois de plus, mon esprit et mon coeur se retrouvaient complétement happés, noyés même dans ses deux orbes grises acier.

"Tout va bien mon amour ? Tu as bien dormi ?" me demanda t'il de sa voix ténébreuse.

J'hochais la tête rougissante à l'entente du surnom et lui demanda les raisons de leur confrontation.


Sa mâchoire se contracta de nouveau et, tout en balayant quelques mèches qui m'entravaient le visage, il me répondit,

" Rien qui ne vaille la peine de t'inquiéter любовь моя" et avant que je n'ai pu demander plus d'amples explications, il reprit "Viens là, je t'ai préparé un petit déjeuner".


Su Amara (Captive de la Mafia) Où les histoires vivent. Découvrez maintenant