Chapitre 38

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Amara

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Amara

"Il va falloir en finir une bonne fois pour toutes !"

Je relevais brusquement mon visage vers lui "Comment ça en finir ? En finir avec quoi ?" Demandais-je nerveuse et dans l'appréhension de sa réponse.

"Ton petit copain russe est encore et toujours dans mes pattes, il faut que ça cesse." Dit-il gravement en sortant son arme et en vérifiant qu'elle était chargée.

Elle l'était.

"Rafael non ! Il ne t'a rien fait de mal !" M'exclamais-je angoissée à la seule idée qu'il fasse du mal à Sergeï.

Ce dernier vrilla son regard colérique dans le mien, "Rien fait ?! Cet homme m'a séparé de toi, mon âme-sœur pendant de longues semaines ! Et là, il essaie encore de t'arracher à moi !! Il est grand temps de mettre un terme à ces conneries !"

Alors que j'allais rétorquer, des coups de feu se firent entendre me faisant sursauter de terreur et semant la panique dans le centre commercial.

Les gens commençaient à s'agiter, à crier, à paniquer, à vouloir sortir, à se bousculer les uns les autres afin de sortir le plus vite possible de cet endroit devenu désormais la cible de plusieurs organisations mafieuses.

J'avais les mains qui tremblaient, j'étais complètement tétanisée. Acculée contre le mur, je ne pu qu'assister à la vague de marée humaine qui se précipitait à tout allure à l'extérieur sans pour autant bouger un orteil.

Quant à Rafael, il était comme dans une bulle, imperturbable face au chaos qui régnait autour de nous. Il chargea plusieurs armes qu'il rangea par la suite et s'habilla d'un gilet par balle.

Soudain il se leva et me prit fermement la main, m'entraînant dans son sillage. Il prit le chemin des cuisines désormais désertes du restaurant et entrouvris la porte arrière avant de la refermer doucement.

"Mierda !" Jura t'il en espagnol.

"Si tu tentes quoi que ce soit je te jure que tu n'aimeras pas du tout les conséquences de ton geste..."

J'avalais difficilement ma salive et hochais la tête péniblement.

Il ouvra de nouveau la porte et s'engouffra à l'extérieur, me traînant toujours derrière lui. Au loin, j'aperçus plusieurs fourgons blindés de la Spetsnaz, les forces spéciales russes.

J'avais le cœur qui battait à tout allure, tout n'était pas perdu. Tant que je n'étais pas dans l'avion, il restait encore de l'espoir.

Je m'arrêta. "Rafael."

Il se retourna confus et agité. "Je ne partirais pas avec toi. C'est fini. Ce temps là est révolu. Je n'ai plus peur. Plus maintenant et plus jamais."

Su Amara (Captive de la Mafia) Où les histoires vivent. Découvrez maintenant