Chapitre 42

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Sergeï

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Sergeï

Lorsque nous nous séparèrent, haletants après ce baiser envoûtant, ses yeux chocolats se plongèrent dans les miens et me paralysèrent en un instant.

L'adoration. Ses yeux étaient remplis d'adoration pure. Envers moi. Comme si j'étais la personne la plus magnifique qu'elle ait jamais vu. Et soudain, j'étais consumé par la colère.

Le fait de l'avoir presque perdu, de savoir qu'elle était avec lui, soumise à ses moindre désirs, qu'elle était seule et terrifiée me rendit ivre de rage.

Ces quelques jours sans elle où l'incertitude, le remord, la culpabilité, la colère, la rage et la tristesse ne faisaient que tourbillonnaient en moi m'ont fait comprendre une chose.

Je ne vois plus ma vie sans elle. Sans ce petit bout de femme entrée dans ma vie tel un ouragan en bousculant tout sur son passage. Lorsque je suis à ses côtés, je ressens un sentiment nouveau, inexplicable douloureusement envoûtant et addictif dont je ne peux plus me passer telle une drogue. Ma drogue, qui je le sais, me consumera entièrement jusqu'à ce qu'il ne reste rien de moi mis à part l'amour que je lui porte.

J'ai toujours pensé que l'amour se construisait petit à petit mais Amara est la preuve vivante que les coups de foudre existent. Au premier regard, à la première cuillère de glace au chocolat partagée dans cet hôtel, j'ai été entrainé dans les abysses des sentiments et je n'avais qu'une envie, m'y noyer.

Je me suis d'abord voilé la face en essayant de justifier mon aide et mon acharnement à la retrouver et à la sortir des griffes de Soriano en invoquant un motif purement égoïste : un être innocent ne pouvait pas être mêlé à tout cela. Mais tout a changé lorsque je l'ai aperçu étendue dans ce lit d'hôpital, croyant encore être sous la coupe de l'espagnol. Lorsque sa petite main encore fragile a saisit la mienne, cherchant du réconfort auprès de moi, je savais que c'était plus qu'une seule motivation éthique.


C'était elle.


Je ne voulais pas me l'avouer mais en la prenant avec moi au lieu de la déposer à l'hôtel, je voulais veiller personnellement à son bonheur et à son rétablissement, je voulais qu'elle soit auprès de moi tout simplement.

J'étais présent à chacun de ses cauchemars, de ses crises d'angoisse, mais aussi de ses progrès et de ses victoires. Je faisais parti de sa vie et cela me suffisait.


Cependant lorsqu'elle a été enlevée au restaurant, et que je savais qu'elle était auprès de lui, c'était comme si la vérité m'avait éclaté en pleine figure.


J'étais amoureux d'Amara.


Et ce sentiment me terrifiait. Je ne me souvenais que trop bien de l'influence de l'amour. Et si mon père m'avait bien appris une chose autre que le maniement des armes et des postures de combats, c'était celle-là.

Su Amara (Captive de la Mafia) Où les histoires vivent. Découvrez maintenant