La vie d'Amara est simple mais elle la trouve parfaite telle qu'elle est.
Elle a une famille aimante bien qu'à l'autre bout du globe, un meilleur ami sur qui elle peut compter et elle étudie ce qui lui plaît depuis toujours.
Cependant, tout son pe...
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Amara
Le trajet se fit un silence. Ce n'était pas un silence pesant mais ce n'était pas non une atmosphère particulièrement confortable.
Impatiente, je demanda à Sergeï où est-ce que nous nous rendions.
Sa mâchoire se contracta violemment, tout comme ses mains qui se crispèrent sur le volant. On aurait dit qu'il venait de penser à quelque chose de particulièrement déplaisant. Il me répondit néanmoins, " Soriano a été retrouvé dans un vieil entrepôt abandonné au Sud de Moscou. C'est cliché mais efficace, il a trouvé l'un des pires quartier afin d'en faire un lieu de rendez-vous. Sans témoins."
J'hochais la tête, en me demandant s'il ne s'agissait pas de l'entrepôt dans lequel Hugo m'avait emmené afin de me "remettre" avec Rafael... Rien qu'en repensant à cette soirée, au cadavre d'Hugo, tué de sang froid juste sous mes yeux...
Je fermais brutalement les yeux en inspirant violemment, voulant à tout prix chasser ces souvenirs de mon esprit.
"Est ce que tout va bien Amara ?" me demanda Sergeï d'une voix inquiète en prenant délicatement ma main au creux de la sienne.
"J'essayais simplement de chasser des mauvais souvenirs de mon esprit.. C'est tout" lui dis-je en souriant faiblement, ne voulant pas l'inquiéter outre mesure.
Il hocha la tête, peu convaincu mais ne dit mot.
Nous finîmes par arriver dans une ruelle sombre, digne d'un thriller hollywoodien. Il n'y avait personne mais de la neige commençait à tomber, recouvrant peu à peu le sol d'une belle robe blanche. Je descendis de la voiture, peu rassurée par l'environnement dans lequel nous venions de nous plonger. Sentant sûrement mon malaise, Sergeï me saisit la main, la serrant doucement, signe qu'il était là.
Nous entrâmes à l'intérieur d'un bâtiment semblant abandonné si l'on se fiait à l'état de la façade, cependant à l'intérieur, il en était tout autrement.
On aurait dit une véritable fourmilière.
Il y avait énormément de monde, je crus reconnaître l'uniforme de la force spéciale russe sur certains individus, d'autres étaient habillés de façon ordinaire et d'autres avait l'air de partir en guerre étant donné la quantité astronomique d'armes que je pouvaient observer sur leur personne.
Observant Sergeï, ce dernier avait l'air dans son élément. En effet, son visage était fermé et il observait tout ce qu'il se passait autour de lui. Tout le monde avait remarqué notre arrivée si j'en croyais les regards furtifs qui nous étaient lancés, mais personne ne dit mot.
Lorsqu'un groupe de personne armé jusqu'aux dents nous frôlèrent, je me colla contre Sergeï. Pure réflex. Ce dernier passa son bras autour de ma taille et se mit à faire de petits cercle de son pouce sur ma peau.