Chapitre 34

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Amara

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Amara

En gémissant, j'attrapais la couverture épaisse et chaude du lit en la remontant sous mon cou. En poussant un soupir de satisfaction, j'enfonçais ma tête plus profondément encore dans l'oreiller moelleux en essayant de trouver le sommeil dont j'avais terriblement besoin. La couverture du lit me chatouillait la peau alors que je me tordais sous elle, m'enveloppant encore davantage dans ce cocon.

De petits sons de douleur et de plainte quittèrent mon corps alors que je me redressais brusquement dans ce lit qui n'était même pas le mien, ni même un véritable lit puisque je me trouvais en réalité sur un fauteuil qui me semblait être fait de velour. Papillonnant difficilement des yeux, ces derniers durent s'acclimater à la noirceur de la pièce. Fronçant les sourcils, je me tordis soigneusement le cou tandis que j'observais la grande pièce dans laquelle je venais de me réveiller.

Il faisait sombre et l'unique lumière présente provenait des petites ouvertures des doubles portes à droite du canapé. Cependant, j'entendais comme de la musique assourdit par les murs sans doute épais de la pièce.

Soudain, les souvenirs de la nuit dernière m'assaillirent et je n'étais pas sûre de savoir comment j'étais atterri ici et surtout où je me trouvais exactement.

Réalisant que je n'étais plus dans la voiture, je commençais doucement à paniquer. Étant désormais bien réveillée, je me relevais d'un coup, le brusque mouvement me provoquant immédiatement un vertige m'obligeant à me rallonger et à fermer les paupières tout en inspirant pendant de longues minutes.

Souhaitant essayer une nouvelle fois de me lever, je jetais mes jambes sur le côté du fauteuil et poussa mon corps vers le haut malgré la douleur criante que je ressentais à la tête et plus précisément à ma tempe.

Retenant un gémissement de douleur, je me déplaçais en vacillant dans la grande pièce inconnue, une main en appui sur le mur tandis que les vertiges m'assaillaient.

Je venais cependant de réaliser une chose.

J'étais seule dans cette pièce. Absolument toute seule.

Saisissant cette chance, je me levais doucement en serrant les dents face à la douleur que me procurait ma tempe blessée. Je m'étais cognée beaucoup plus fortement que je ne le pensais contre cette maudite portière.

Avançant précautionneusement jusqu'à la porte, je vis que celle-ci était fermée à clé, classique.

Et avant même d'avoir le temps de faire demi tour, la porte s'ouvrît à la volée, laissant apparaître Rafael avec à sa suite Alvaro et trois hommes que je ne connaissais pas. Leur entrée pour le moins fracassante laissa échapper de la musique techno, le fameux bruit sourd que j'entendais depuis mon réveil.

Je devais me trouver dans les sous-sols aménagés d'une boîte de nuit où bien d'un club.

Voyant que j'étais réveillée, Rafael vint directement à ma rencontre.

Su Amara (Captive de la Mafia) Où les histoires vivent. Découvrez maintenant