La vie d'Amara est simple mais elle la trouve parfaite telle qu'elle est.
Elle a une famille aimante bien qu'à l'autre bout du globe, un meilleur ami sur qui elle peut compter et elle étudie ce qui lui plaît depuis toujours.
Cependant, tout son pe...
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"Lorsque la confiance est brisée, désolé ne veut rien dire."
Amara
La soirée était déjà bien entamée et j'étais toujours sur les routes d'Espagne. Soudain je vis au loin un village, et je criais de joie intérieurement !
Enfin !
Appuyant sur la pédale de l'accélérateur, je me dépêchais d'arriver enfin dans un endroit où je pourrais être en sécurité. Cependant, la confusion se propagea dans tous mon être lorsque je vis une sorte de barrage où des hommes et femmes armés filtraient les voitures. Le problème étant que je n'avais pas de papiers mais j'étais sûre que si j'expliquais calmement la situation, ils allaient être compréhensifs.
Arrivant devant le barrage j'attendis mon tour mais une peur viscérale me prit à la gorge lorsque je remarqua que les hommes et femmes armés n'étaient pas des militaires ni des forces de l'ordre. J'essayais de voir si je pouvais trouver une issue de sortie mais mon tour arriva plus rapidement que prévu et lorsqu'un homme ou plutôt une montagne de muscles, chauve, portant un tatouage sur l'ensemble de son crâne se présenta à ma fenêtre, ses yeux s'écarquillèrent et il ouvrit brutalement ma portière me faisant sursauter sous la violence du geste.
Il m'attrapa brusquement par les épaules et me fit sortir de force de la voiture en m'attachant les poignées avec une paire de menotte. Je n'eus même pas le temps de me débattre qu'il me traîna jusqu'à un SUV noir aux vitres teintées sous mes hurlements de protestations attirant les regards de toutes les personnes présentes.
Essayant de me libérer de son emprise en vain, il ouvrit la portière de l'habitacle et me poussa à l'intérieur comme si je ne pesais rien. Il referma la porte dans un claquement sec et prit place avec un autre homme à lavant du véhicule.
Démarrant la voiture, il ferma les portes à clés et appuya d'un coup sur la pédale d'accélération, démarrant en trombe.
Comme si j'allais m'enfuir en sortant de la voiture lancée à plus de 100 km/h... je ne suis pas suicidaire non plus.
Le trajet me parut interminable surtout que je n'avais rien mangé depuis ce midi et j'étais pour le moins affamée. Au bout d'au moins deux ou trois heures de route, nous arrivions finalement devant les grandes grilles en fer forgée noires imposantes.
Les pneus crissèrent sous les cailloux et la voiture s'arrêta brutalement. Ma portière s'ouvrît violemment et un visage que je ne connaissais que trop bien me fit face.
Alavaro me tuait littéralement du regard mais je pouvais distinguer une étincelle de malice et d'amusement dans son regard. Décidément, cet homme était fou à lier, ou alors masochiste, à voir...
Il me fit sortir de la voiture, m'enleva les menottes et me prit par le bras tout en m'emmenant dans les affres de l'enfer.
Arrivés dans le haul d'entrée, je pris le temps de réellement admirer le lieu, et il fallait avouer que c'était vraiment magnifique. Tout était si design, épuré mais tellement impersonnel à la fois.