Chapitre 11

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[ Bang Bang, Jessie J, Ariana Grande, Nicki Minaj ]



_ Dépêches-toi Cassy, me dit Marine en passant juste sa tête dans la chambre. Toutes les autres t'attendent.

Je sortis de la pièce, et, en effet, toutes étaient rassemblées sur le canapé blanc de la pièce à vivre. Je m'installai à côté de Lucie et me concentrai sur Katell qui commença à parler.

_ Bon, tout d'abord, je suis vraiment désolée de ne pas avoir su me contrôler et d'avoir failli à ma mission. Je vais faire simple, je ne veux pas parler du pourquoi il s'est passé ça, du pourquoi j'ai réagis de cette manière devant cet homme. Une de nos règles d'or nous interdit de forcer les autres à parler de notre passé, c'est pourquoi je ne vous parlerais pas de lui. Il fait juste partie de mon passé, un passé que j'aimerais vraiment oublier. Tout ce que j'espère c'est qu'il ne viendra pas se mêler de nos affaires. Je suis Katell, la leader de Infinity, et je n'ai plus rien à voir avec mon passé.

Nous hochâmes toute la tête, signe de notre compréhension. En effet, au sein de notre groupe avaient été décidées des règles. Lorsque nous nous étions regroupées, quelques conflits animaient le groupe et nous avions peur d'une division. Il y a au total dix règles et celle de ne pas s'occuper du passé des autres en fait partie. Tout de même, si les éléments du passé de Katell interfèrent au bon fonctionnement de la mafia, elle serait dans l'obligation de nous tenir au courant.

Pour le moment, je pouvais affirmer que le mien de passé, ne m'avait jamais rattrapé. Pourtant, comme pour chacune de nous, c'était comme une bombe que l'on gardait cachée sur nous, tout en espérant qu'elle n'explose pas.

Julie se leva avant de poser une de ses mains sur l'épaule de notre leader, en signe de soutien.

_ Ne te tracasses pas trop avec ça Katell, on voit toutes bien que tu es extrêmement tendue.

La concernée esquissa un léger sourire presque forcé avant d'elle aussi se lever.

_ Je pense qu'il est temps de nous coucher, conclue-t-elle. Nous rentrerons à Lyon après-demain, le temps d'un peu respirer avant de reprendre les affaires. Je pense qu'on a toutes besoin d'une pause. En plus, comme me l'a conseillé Maud, nous irons rendre visite à l'unité quatre, à Sète avant de repartir.

Nous manifestâmes toutes notre accord avant de nous éparpiller dans nos chambres. Le sommeil ne pouvait plus attendre.


Il n'était que dix heures du matin, pourtant, nous étions toutes réunies dans le hall de l'hôtel, les bras chargés.

Maëlle, un grand sourire aux lèvres, sautillait d'impatience faisant tanguer son chapeau de paille.

_ J'ai tellement hâte d'y être ! On y va ?

_ Oui Maëlle, répondit Lucie visiblement peu motivée.

Nous sortîmes toutes du bâtiment avant d'emprunter le chemin de sable.

Nous allions à la plage, pour mon plus grand bonheur.

Dès notre arrivée, nous nous mîmes à l'aise. Selfies, photos du paysage, bronzage, volleyball avec un groupe de garçon qui avait flashé sur Katell, sieste...Notre journée fût bien remplie.

_ J'aimerais que ces moments ne cessent jamais, m'avoua Clara assise à côté de moi, sur une serviette bleu étalée sur le sable.

Tandis que les autres filles s'amusaient dans l'eau, nous deux étions restées à l'ombre du parasol.

_ C'est parce que ces moments sont rares qu'on les apprécie le plus, soufflai-je, un sourire aux lèvres. Ma mère me le disait souvent.

Clara tourna légèrement son visage vers moi avant de me sourire et de me frotter affectueusement les cheveux.

_ Et si on mangeait des glaces ? proposai-je. Je sais où est le meilleur glacier de France.

Mon amie s'extasia devant cette nouvelle et courut pour prévenir les autres.

_ Donc, Maëlle, Leïca, Maud et Marine vous m'accompagnez ? demandai-je tout en rassemblant de l'espèce dans ma main.

Les quatre autres répondirent à l'affirmative et nous nous dirigeâmes vers le glacier, moi à l'avant, sachant où il se situait.

Maëlle marchait à côté de moi avec une allure de touriste confirmée : de grosses lunettes aux verres roses sur le nez, la tête en l'air, un chapeau de paille d'où s'échappaient quelques mèches chatains.

_ Tu vas bien ? me demanda-t-elle soudainement sans me regarder.

Je fus surprise et cela dû se voir car mon amie ajouta comme pour se justifier.

_ Le Grau du Roi...C'est là où tu as passé ton enfance. Je sais bien que tu ne l'as pas dis aux autres et que, par conséquent, tu n'osera pas leur dire si tu ne te sens pas bien.

Je laissai mes lèvres s'étirer en un petit sourire, touchée par son attention. En effet, Maëlle était l'une des seules au courant de ce qui s'était passé de mon côté, avant la formation de la mafia.

_ Ne t'en fais pas Jean Marie ! m'exclamai-je en rigolant. Ça me fait du bien de venir ici, il y a tout ce que j'ai aimé dans cet endroit.

_ Ma petite Cassy ! s'exclama-t-elle en voulant me prendre dans ses bras.

J'esquivai rapidement ce qui la fit rire. Bon sang, je n'aimais pas le contact humain !

Après avoir récupéré toutes les glaces aux goûts les plus variés les uns que les autres, nous retournâmes au près des filles.

Anaîs, une fois sa glace à la fraise bien entamée, se jeta sur celle de Maëlle et lui prit un bout sous les cris de protestations de la concernée.

La blond fit soudainement une grimace et courut cracher ce qu'elle avait dans la bouche.

_ Ah ! s'exclama-t-elle. Elle est à quoi ta glace ? C'est dégoûtant !

_ Mais c'est super bon ! protesta Maëlle. Elle est au rhum !

_ Alcoolique ! hurla Anaïs en la pointant du doigt.

S'en suivit une longue dispute durant laquelle les deux blondes se roulaient sur le sable.

_ Je m'en fout, dit Katell, elles ne rentrent pas dans la voiture dans cet état.

_ La marche n'a jamais tué personne, supposa Julie en rigolant.

_ Si si, la marche, c'est mortel, affirma Lucie.

La journée se termina par un magnifique repas devant le couché de soleil et Leïca dû me porter pour m'obliger à quitter ce paradis.


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