Chapitre 5

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     — À cette heure-ci ? Un test d'aptitude ? Il n'est pas un peu trop tard pour ça ?

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— À cette heure-ci ? Un test d'aptitude ? Il n'est pas un peu trop tard pour ça ?

Je pose mes mains sur le bureau comme la maîtresse des lieux que je suis. Il se redresse puis se lève. Je ne bouge pas et ne le quitte pas des yeux. Aucun de nous rompt le contact visuel.

— Mon entreprise, je fixe les règles. Il n'y a pas d'heures pour vérifier si mes employés sont qualifiés pour leur poste.

Malgré le bureau qui nous sépare. Je peux sentir sa présence me toucher, me caresser. Ouais, nan, la tension est haute quand même. Je donnerais n'importe quoi pour plonger dans l'eau polluée de la Seine.

Non, Hazel. Ne tombe pas dans le panneau.

— Rectification. Je ne travaille pas pour vous. Vous avez besoin de nous. Pas du contraire.

— Je peux tout aussi bien vous renvoyer.

— Mais vous ne le ferez pas.

Le coin de ses lèvres se relève alors qu'il commence à faire le tour.

— C'est vrai.

Il est devant moi. Près tout en étant loin. Il attend. J'ai juste à faire un pas. Mais je ne le ferais pas.

— Alors, on peut remettre ça à demain ?

— Je ne pense pas avoir le temps.

Il fait un pas. Nos torses se touchent. Je dois me faire un torticolis pour le regarder dans les yeux. Sa main se lève et tâtonne le bureau. J'entends un clic. Je baisse les yeux et vois qu'il a appuyé sur un bouton sous le bureau.

— Qu'est-ce c'est ?

— Vitres tintées et floutées pour plus de confidentialité.

— Un hasard si j'ai ce bureau ?

— Un pur hasard, susurra-t-il.

Il tend sa main vers ma joue puis la laisse traîner sur mon épaule puis ma nuque avant de retomber sur ma clavicule. D'un doigt, il glisse vers ma poitrine, l'espace entre mes seins avant de le retirer. Il souffle sur mes cheveux. Le bien que ça me fait étant donné la température à laquelle monte mon corps.

Il approche encore plus comme pour me surplomber. Il passe ses lèvres sur ma joue. Ma mâchoire. Je fais un pas en arrière pour me soustraire mais il m'attrape fermement le bras.

— Laissez-moi.

     — C'est comme ça que tu veux imposer une distance ? Être discrète ? Me fuir ? Regarde ton corps réagir au mien.

     — Monsieur Miller, laissez-moi passer.

     — Pourquoi tu fais ça ?

     — Parce qu'il le faut. C'est pas compliqué à comprendre.

27 And Single : LibreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant