Chapitre 29

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Me voilà devant son bâtiment

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Me voilà devant son bâtiment. Vu ma tête, personne n'ose me questionner. Je fulmine. La batte de baseball avec un ruban de papier cadeau passe crème. Qui peut deviner que c'est l'arme d'un possible crime ? Aux yeux de tous, ça doit être juste un cadeau. Oui, un cadeau pour ma détestée grande sœur.

Elle n'aurait pas dû toucher mon père. Même s'il n'était pas la cible, juste le fait d'avoir penser à s'en prendre à la famille suffit pour que je devienne irrationnelle.

Je me dirige vers l'ascenseur de ce grand hôtel. Elle habite dans une résidence hôtelière. Ça suffit juste de m'énerver.

On ne me pose pas de questions à l'accueil. J'ai largement l'air de pouvoir m'offrir une chambre ici. Pas seulement l'air. Je PEUX.

J'attends patiemment que l'ascenseur redescende.

Je sais qu'elle ne travaille pas aujourd'hui. On est mercredi et cette garce s'offre des soins aux frais de l'entreprise et une journée shopping aux frais de qui ? Roulement de tambour, s'il vous plaît... Du père de mon gosse !

Applaudissements !!!

Elle doit être chez elle maintenant.

Lorsque j'appuie sur le bouton du septième étage, je ne pense seulement qu'à lui fracasser la figure. Je pourrais m'y prendre avec discrétion mais j'aimerais qu'elle ressente ce que ça fait d'être dans le coma. Que son père ressente la détresse d'être inutile quand on voit un proche dans le mal, exactement comme je l'ai vécu. J'aimerais qu'elle ressente la douleur que mon père a ressenti. Et encore, je ne lui tire pas dessus, je vais juste lui casser des os.

Je finirai sûrement en prison pour coups et blessures, intrusion dans le domicile d'autrui. Effraction limite. Homicide volontaire aussi, ça fera beau sur mon casier judiciaire.

Oliver m'insultera sûrement aussi d'avoir réagi aussi bêtement.

Mais qui s'en fout ?

Je lève carrément la main.

On.

Ne.

Touche.

Pas.

Ma.

Famille.

Motif de meurtre.

L'ascenseur s'arrête entre temps pour que les autres passagers puisse descendre à l'étage. Je suis maintenant seule dans cette cabine. Plus je monte, plus l'adrénaline monte.

Quand la porte s'ouvre, un sourire de diable s'affiche sur mon visage.

— Ma chérie, j'arrive.

Je cherche son numéro de porte. Et quand je pense l'avoir trouvé, je suis aspirée en arrière, une main sur ma bouche et une main sur ma poitrine.

Je me débats. Je donne des coups en arrière. Je me rappelle mes techniques de taekwondo. Je fais une prise et le fait passer par-dessus mon dos et je me retrouve à califourchon sur cette personne, la batte sous son menton. Il fait sombre dans la cage d'escalier.

27 And Single : LibreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant