Chapitre 27

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     — Tu devrais aller te reposer, ma chérie, me dit Alice

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     — Tu devrais aller te reposer, ma chérie, me dit Alice. Ce n'est pas bon pour toi et le bébé.

     — Et s'il a besoin de moi ? Je dois être là.

     — Je suis là. Et si vraiment, il a besoin de toi, je t'appelle sans hésiter. D'accord ? Allez, vas-y.

Je ne veux pas laisser mon père comme ça dans cette chambre d'hôpital.

Comment sait-elle pour mon bébé ? Après avoir vu mon père s'effondrer, j'ai couru vers lui, je l'ai pris dans mes bras le suppliant de se réveiller et je ne l'ai plus lâché jusqu'à ce que les secours arrivent grâce aux gardes-forestiers. J'ai vraiment bataillé pour qu'on me laisse y aller avec eux. Évidemment, trop de stress, de nervosité et de peur, j'ai fait un black-out. Au final, ce bébé m'a obtenu ce que je voulais.

À mon réveil, je n'ai pas quitté mon père d'une semelle.

Il a perdu beaucoup de sang. La balle s'est logé entre les poumons, et par miracle, sans toucher le cœur. Toutefois, le choc et la perte de sang l'empêchent de se réveiller. Il est quand même placé dans un coma artificiel.

On ne sait pas quand il va ouvrir les yeux mais il doit repasser au bloc opératoire. On ne m'en a pas dit plus. Ils disent ne pas avoir d'infos supplémentaires mais ils veulent juste me préserver de toute source de stress inutile.

Je pose ma tête sur le lit, près des côtes de mon père.

Je n'ai pas le cœur à le laisser. Vraiment. J'ai l'impression qu'il pourrait me quitter à tout moment.

Je ne sais pas à quel moment mais je me suis endormie.

Je sens une main sur mon épaule. Je lève la tête et vois Joshua. Je remarque mon grand-père assis sur le fauteuil au bout de la pièce, profondément endormi. Il fait déjà nuit.

— On y va ?

Il faut que je bouge. ET que j'aille aux toilettes. Me nourrir paraît être le cadet de mes soucis mais je dois le faire. Je ne suis pas seule dans ce corps.

Je hoche seulement la tête. Il m'aide à me lever. Je m'arrête à l'embrasure de la porte. Je regarde mon père une dernière fois. Ça me tue de le laisser ici.

— Il n'est pas seul, Izzy. Ton grand-père est là et sa petite amie aussi. Tu dois te reposer. Il ne serait pas content de te voir dans cet état.

— C'est vraiment la dernière chose que j'avais envie de vivre. J'ai l'impression que tout est de ma faute. Si je ne les avais pas forcé à aller faire du camping...

— Ça suffit Hazel. Ce n'est pas ta faute. Cet homme aurait trouvé un autre moyen de s'en prendre à ton grand-père. Et malgré cette situation désastreuse, quelque part, ta mission a été menée à bien. Regarde.

27 And Single : LibreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant