Chapitre 3

602 59 5
                                        

Je cherche Harry des yeux dans le lobby

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.

Je cherche Harry des yeux dans le lobby. Je me demande s'il n'a pas fini par changer d'avis.

— T'étais où ? me demande Harry en m'attrapant par le bras.

— Toi, t'étais où ? Tu ne devineras jamais ce qu'il vient de m'arriver.

— Ouais et tu m'expliqueras aussi pourquoi tout le monde te regarde comme si tu étais une héroïne en carton. On y va ? dit-il en me proposant son bras.

Je sens une brûlure dans mon cou. Comme si on me regardait intensément. Cette sensation, pourquoi j'ai l'impression de savoir de qui il s'agit ?

Je lève la tête et en profite pour regarder autour de moi le plus naturellement possible. J'accroche directement le regard avec Joshua. Il m'appelle avec ses yeux. C'est assez tentant d'y répondre mais je ne suis pas idiote. Je ne ferais rien sur mon lieu de travail. Encore, Harry est une exception. C'est mon ami et si les gens veulent lancer des rumeurs sur nous, les démentir ne nous prendraient que quelques minutes. Mais lui, la tension est trop palpable et il continue de s'acharner contre moi, on ne va pas s'en sortir. Il est censé être fiancé et ne pas en train de la « tromper » avec celle qui est responsable de son audit. On pourrait croire à du soudoiement.

Je dois rester discrète. Qu'il aille plutôt réparer les pots cassés avec l'autre sorcière de Taylor.

Du coup, lorsque je le vois s'avancer dans notre direction, je resserre mon bras autour de celui d'Harry.

— On y va ? J'ai une faim de loup.

— Ouais on y va, beauté. Et je le fais parce que, visiblement, tu ne veux pas qu'il vienne déjeuner avec nous.

Je me tourne en vitesse vers lui.

    — Tu l'as invité ?

    — Ouais mais si tu ne veux pas, il ne nous en voudra pas si on part sans lui.

    — Eh bien, t'attends quoi ? Emmène-moi !

Il rigole avant de m'entraîner dehors. On se promène dans la rue, sentant le froid jusqu'à l'os. Le froid ici est un tout autre délire. Il pose son manteau sur mes épaules. Je le remercie. Je me rassure en voyant son col roulé sous sa veste.

Mon esprit se tourne vers mes projets de passer un permis moto. Je lui demande s'il peut me recommander une auto-école pas loin. Il me donne un nom et une adresse dans laquelle il a passé son permis moto que je note dans un coin de ma tête.

— Tu critiques ma décapotable et toi, tu veux faire de la moto ? Ne me fais pas rire, Izzy.

— Les femmes ont droit de conduire une moto !

— Je n'ai pas dit le contraire, dit-il avant de tourner sa tête sur le côté et tousser.

Je le pince.

27 And Single : LibreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant