Tw : meutres
Jude Kebena's pov.
Après deux jours à supporter encore mes parents, ces deux derniers sont enfin partis à leurs "vacances". J'étais enfin seule, et j'en été terriblement heureuse.
Sauf qu'aujourd'hui, on est lundi, et je suis censé revoir Ace. Ça, ça me met une boule au ventre horrible.
Quand je me suis réveillée ce matin, j'ai été soulagé quand je n'ai pas entendu les cris désagréable de ma mère parce que je ne mangeais pas. Je me suis rapidement habillé comme toujours, une jupe noire et une chemise blanche.
J'essaie de brosser les cheveux mal coupés, conséquence de la punition de ma mère. Je l'ai encore en travers de la gorge. Et plus qu'avant, je déteste lorsqu'une personne pose sa main sur moi sans mon accord.
Ce fils de pute a renforcé les tréssautements que j'avais déjà auparavant. Et le pire, c'est que je suis sûre qu'il s'en sortira sans rien, étant donné que ma mère refuse de me croire et de me laisser porter plainte.
Essayant de sortir ces affreux souvenirs de ma tête, je ferme derrière moi la porte. Je frissonne quand l'habituelle brume du matin m'entoure. Aujourd'hui, j'opte pour les transports en commun, je ne tiens pas à marcher dans la rue, seule, alors qu'un fou rode sûrement encore dans les parages.
En parlant de ça, la police dit avoir trouvé une empreinte sur les habits de la victime, mais cette emprunte n'est pas répertorié dans les centres de recherche, et la police n'a pas l'air aussi inquièt pour démarrer un prélèvement de l'ADN de toute la ville.
Donc je prends mes précautions en me réfugiant dans un endroit bondés, car évidemment, tout le monde pense la même chose que moi.
J'ai beau être fasciné par les tueurs en séries, je ne tiens pas à en croiser un dans la vrai vie. Serrée contre une barre, je grimace quand le chauffeur prends de nouveau mal un virage, nous faisant dangereusement pousser vers la droite. Une jeune étudiante s'écrase sur moi et je me retiens de ne pas l'insulter, car ce n'est pas de sa faute.
Quand on arrive enfin à l'arrêt final, tout le monde se précipite pour sortir. Alors évidemment, je suis bousculé plus d'une fois, ma colère montant d'un cran.
Je me demande si un jour, j'arriverais au lycée sans être à cran. Dérangée par ma soudaine rage, j'avais presque oublié ma rencontre avec Ace, jusqu'à que je croise ses yeux qui me font frissonner comme toujours.
Serrant ma lanière, j'avance lentement vers lui tandis qu'il me scanne, de haut en bas. Arrivée devant lui, il reste concentré sur mes cheveux, que j'essaie de camoufler dans une queue de cheval haute bancale.
"Qu'est-ce qui t'es arrivé ?" Demandait-il, d'un ton neutre.
"Pourquoi tu m'as laissé dans la forêt ?"
Je voulais absolument une réponse, je m'en foutais particulièrement de ses questions sur mes punitions, j'étais sûre qu'il le savait déjà, mais il voulait en être sûr.
"Je ne voulais pas-" Commence-t-il.
"Mais tu l'as fait. Pourquoi...?" Osai-je dans un murmure en plongeant mon regard dans le sien.
Ses yeux étaient profondément désolé, je le voyais.
"J'ai...J'ai eu une urgence, je comptais te retrouver, mais je me suis perdu."
"Je croyais que tu connaissais par cœur les bois..." Marmonnais-je.
"Moi aussi."
Puis un silence suit, un très long silence. Avant qu'il ne me prenne contre lui, et toute ma colère s'efface. Je crois que, depuis tout ce temps, je n'attendais que de ressentir ses bras autour de moi.
VOUS LISEZ
𝐍𝐲𝐜𝐭𝐨𝐩𝐡𝐢𝐥𝐢𝐚
Acak𝘕𝘺𝘤𝘵𝘰𝘱𝘩𝘪𝘭𝘪𝘢 : 𝘓𝘰𝘷𝘦 𝘰𝘧 𝘥𝘢𝘳𝘬𝘯𝘦𝘴𝘴 𝘰𝘳 𝘯𝘪𝘨𝘩𝘵. 𝘍𝘪𝘯𝘥𝘪𝘯𝘨 𝘳𝘦𝘭𝘢𝘹𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘰𝘳 𝘤𝘰𝘮𝘧𝘰𝘳𝘵 𝘪𝘯 𝘵𝘩𝘦 𝘥𝘢𝘳𝘬𝘯𝘦𝘴𝘴. "J'étais malheureuse, je plongeais dans un vide immense, mais la lune et ses étoiles étaie...
