Chapitre V | idée folle

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Une vengeance se mange de préférence glaciale.

Je sors de son bureau. Le laissant réfléchir comme un con.

Je suis vide, simplement vide, l'homme qui était en face de moi dans ce bureau n'est pas mon père, impossible, ce n'est pas cet homme qui m'a élevé, enfin élever c'est un grand mot, mais si ma mère était encore en vie, jamais je dis bien jamais il ne m'aurait donné a cette enflure de Russo. Ce n'est pas cet homme qui m'a appris à me battre, qui m'a appris à vivre tout simplement. Quand j'étais petite, tout était plus facile, il ne me torturait pas pour le plaisir, il ne me faisait pas de mal pour le plaisir.

Quand il m'a tiré dessus j'avais 14 ans, et là même année il m'a aussi poignardé, c'était vraiment la pire année de ma vie. Alors que quand j'étais petite, il y allait en douceur, je prenais un réel plaisir à apprendre.

Cet homme n'est pas mon père. En tout cas, n'est plus.

Je croise le majordome et lui souris, il me fait un simple signe de tête en retour. Cet homme est un amour, de la même façon que Maria, il n'est pas là depuis autant de temps que Maria mais il était là avant ma naissance, ça c'est sûr.

Vous savez, quand vous êtes dans une famille riche, que sa richesse soit légale ou non, vous êtes seule. Terriblement seule, je ne sais pas si c'est l'immensité des lieux qui provoque cette solitude ou tout simplement la richesse qui crée un fossé entre vous et le reste du monde.

La plupart du temps, vous fréquentez plus le personnel que votre propre famille. Moi ça me va, ils sont comme ma famille, un peu comme ma grand-mère et mon grand-père que je n'ai jamais eus vu que je n'ai jamais connu les miens, des fois je m'amusais à imaginer Maria et Henry en couple, même si je sais que c'est impossible vu que Henry est marié. 

En tout cas, moi c'est ça, depuis que ma mère n'est plus là, Maria et Henry m'ont limite élevée.

Comme leur propre fille, je pense qu'ils éprouvent de la pitié pour moi. D'habitude, je n'aime pas qu'on ait pitié de moi. Étonnamment, quand cette pitié vient d'eux, elle me réconforte. Je me dis que tout le monde n'est pas comme mon père, tout le monde n'est pas comme le monstre qui a tué ma mère, et je me dis que tout le monde n'est pas comme moi.

Les chiens ne font pas des chats, c'est bien connu, je suis l'enfant d'un monstre, ce qui fait de moi un monstre.

En fait, jusqu'à mes 10 ans, une part de moi était comme ma mère, douce, attentionnée, à l'écoute, avec une âme pure.

Depuis ce jour je ne suis qu'un corps, sans âme. À sa mort, un bout de moi s'est envolé avec elle.

J'attends patiemment de pouvoir me venger, je vis littéralement pour ça, mais comment puis-je me venger si l'homme qui a tué ma mère est mort? Il faisait partie de la mafia italienne, et plus précisément de la famille Russo, et voilà que maintenant je me retrouve à devoir épouser l'un d'eux.

Je préfère mourir que d'épouser une de ces raclures. Ce nom maudit ne sera jamais le mien.
Mais je ne peux pas mourir, pour ma mère, pour Ivan, et pour tous les autres, je dois les venger, il le faut. Il si pour ça je dois en mourir c'est ok, du moment que ma vengeance est accomplie.

***

Je suis dans ma chambre, d'habitude je sortais toute la journée, que ce soit pour faire les boutiques ou pour aller voir mes "amies". Je ne sais pas si je peux les considérer comme mes amies. Vous savez, dans mon monde, la plupart des gens qui vous approchent, c'est soit pour votre argent, soit pour votre pouvoir. Ou par peur.

Si vous avez les deux bonnes chances. Supplément, vous faites peur, enfin dans mon cas à moi je ne fais pas vraiment peur, c'est plutôt mon nom qui fait peur, les gens connaissent mon père.

 𝑵𝒊𝒈𝒉𝒕𝒎𝒂𝒓𝒆 | 𝐓𝐨𝐦𝐞 𝐈Des histoires addictives. Découvrez maintenant