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Lao Ye avait les yeux fixés sur le jeune beita qu'il avait croisé quelques jours plus tôt sur le camp. Bien qu'il n'aimait que sa mère, il prenait souvent plaisir avec d'autres hommes bêita. Cependant, même si les autres n'étaient que des jouets pour lui, il devait avouer que le jeune homme qu'il avait rencontré avait quelque chose qui le fascinait horriblement. Il l'avait croisé sur le plateau, pendant que la fille qui l'accompagnait se battait contre l'homme dénommé Chen liu. Il avait pris le temps d'observer toutes les réactions sur son visage. Du sourire, aux grimaces de dégoût face au sang, mais surtout à l'excitation durant tout le combat.

Il devait avouer qu'il avait pris plaisir à deviner les émotions visibles sur le beau Jeune homme. Enfin beau était une façon de parler, Son visage était toute somme banale, il en avait de plus beau dans le palais., Cela ne changeait rien à son charme. L'attrait magnétique qu'il ressentait tout en observant le corps frêle de ce jeune homme. Alors lorsqu'il le vit s'éloigner du plateau de combat avec la jeune fille et faire le tour du marché et des petites étales de vente tout du long, il ne put s'empêcher de le suivre et de les regarder. Et lorsqu'il vit la jeune fille s'éloigner de lui tout en lui faisant un bisou sur la joue, il sut que c'était enfin le moment pour lui de s'approcher et de faire connaissance. Lorsqu'il fut proche du jeune homme, ce dernier essayait de petites épingles à cheveux faites de Jade sur une étale de vente. Cela lui servit de prétexte pour entamer la conversation.

- À mon humble avis, celle en forme de dragon vous irait beaucoup mieux, dit le prince. Il mettrait en valeur vos beaux yeux.

- Vous êtes sûr, Monsieur ? Dit Xiulan avec une fausse hésitation, je n'ai jamais porté de bijoux aussi beaux et je ne pense pas que cela irait à une humble personne comme moi.

- Que dites-vous ? au contraire, je crois que cela vous irait à merveille. Il vit le visage de son interlocuteur devenir rouge comme une pivoine et il sut alors qu'il avait une chance et même s'il ne l'avait pas, il était un prince. Il pouvait prendre ce qu'il voulait, qui oserait l'arrêter ? Laissez-moi vous aider à l'essayer et vous verrez à quel point vous êtes magnifique avec, dit-il en prenant le la petite épingle et en la glissant dans les cheveux de son interlocuteur.

Il vit son corps se crispé, mais il le traduisit comme de la timidité, alors que s'il regardait l'expression de son visage, il saurait que ce n'était en fait que du dégoût. Lorsque le bijou fut glissé dans la Chevelure Noire, il prit du recul pour admirer son travail et ils n'ont pu empêcher son cœur d'avoir un fort battement. En regardant le visage délicat et les bijoux dans les cheveux soyeux.

- Juste, j'ai deviné juste, ce bijou vous va effectivement à ravir.

- Vous essayez juste de m'embarrasser, cela est beaucoup trop beau pour quelqu'un comme moi. Je ne peux vraiment pas me le permettre.

- Alors laissez-moi vous l'offrir, j'y tiens, je veux vraiment vous voir porter cela aujourd'hui.

- Monsieur je n'oserais pas, je ne peux pas accepter un cadeau de votre part. Ce serait Vraiment inconvenant, Monsieur.

- C'est la première fois que quelqu'un refuse un cadeau que je lui fais. Je ne savais pas que l'on pouvait ressentir cela à un rejet.

- Comment ? Non, ce n'est pas un rejet Monsieur, c'est juste que mon éducation ne me permet pas d'accepter des cadeaux d'un étranger. Je ne peux vraiment pas l'accepter, mais je sais de tout cœur que vous l'avez fait Par générosité.

- Alors, si vous le savez, acceptez-le. Faites-moi plaisir.

- Je... D'accord, j'accepte, mais seulement parce que vous insistez Monsieur.

- Merci, cela me fait grandement plaisir, dit Lao Ye. Avant de se tourner vers le vendeur., combien pour votre épingle à cheveux ?

Le vendeur file son plus beau sourire. Reconnaissant qui était le client. Et il fit vraiment un prix abordable pour s'éviter tout ennui. Une fois le bijou acheté, Lao Ye le remit à son nouvel ami avec un sourire charmeur aux lèvres.

- Vous assisterez à un autre combat, demanda-il.

- Non, je faisais juste le tour du marché et je dois ensuite me préparer à me battre moi-même.

- Vous battre, comment est-ce possible ? Qui oserait vous laisser combattre avec un corps aussi frêle que le vôtre ?

- Je dois le faire, si je réussis, je pourrais avoir un poste dans l'armée ou peut-être même dans le ministère, et j'adorerais ma famille, c'est le plus important pour moi.

- Votre famille vit elle loin d'ici ?

- Dans un petit village dans la campagne, je sais que j'ai l'air d'un parvenu, mais pour moi rien de plus beau que cet environnement là et si je peux faire quoi que ce soit pour aider tout le monde. Je ferai tout en mon pouvoir.

- Et si je disais que je pouvais vous aider ? Que j'avais les capacités de vous faire vivre une meilleure, accepterez-vous ?

- Les blagues de Monsieur sont vraiment drôles. Je sais que vous dites ça pour me faire plaisir, mais je préfère me battre moi-même pour ce que je veux. Merci beaucoup Monsieur et bonne journée, je dois à présent aller m'entraîner. J'espère vous revoir et encore merci pour le beau cadeau.

Il s'enfuie à la hâte. Car plus il restait, plus il craignait que ses yeux ne le trahissent. Le feu de la haine et du dégoût brûlé immensément en lui et il craignait De trahir sa couverture, alors il devait partir au plus vite, prendre un bain et brûler cette épingle.

Noces d'orient 2.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant