Gabriel
Juste après son départ, je me dirigeai vers ma fenêtre pour la regarder partir. Elle tourna la tête, presque instinctivement, et me vit. Au même moment, je reçus un message de sa part : un rire s'échappa de ma gorge lorsque je lus son contenu.
**Déjà en manque le psychopathe ?**
**Le psychopathe ?** l'interrogeai-je sur ce nouveau surnom si soudain.
**Qui regarde sa copine par la fenêtre ? Réponse : un psychopathe**, m'écriva-t-elle, suivi d'un émoji qui rigolait.
**Ou un gars complètement mordu**, plaisantai-je en entrant dans son jeu.
**C'est une possibilité que j'avais ignoré, je préfère les psychopathes**, continua-t-elle.
**Bon, et bien, je plaide coupable, je suis un psychopathe, le tien**, finis-je par dire.
**Ok, je veux bien en avoir un rien que pour moi, j'aime bien l'exclusivité. Mon bus arrive, je te reprends après.**
**Ok, à tout à l'heure :)**
***
Azalée
En arrivant chez moi, j'ouvrai la porte qui donnait sur le jardin, afin que Tokyo puisse aller se défouler un peu. Je finis par monter dans ma chambre, laissant mon chien à ses occupations. En repensant aux résultats de mes examens, je réalisai qu'en effet, depuis quelques semaines, je me sentais moins essoufflée.
Me rendant compte de cela, je m'assis sur mon lit et enlevai ma canule, songeuse.
"Peut-être que je n'en ai plus besoin" avais-je pensé tristement, tout en sachant qu'espérer autant que je le pouvais ne changerait rien à ma maladie.
Respirer de nouveau l'air de chez moi me fît un bien fou. J'avais l'impression de revivre. Au bout de quelques minutes de répit, mon cœur battait de plus en plus rapidement, et tout avait commencé à tourner autour de moi.
La pièce s'était mise à osciller comme un bateau en pleine tempête, et mon souffle était devenu court, comme si l'air lui-même me manquait. J'avais tenté de m'accrocher au rebord de mon bureau pour me stabiliser, mais cela n'avait fait qu'empirer les choses. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, comme s'il voulait s'échapper.
La panique avait commencé à s'emparer de moi, j'avais attrapé mon téléphone en tremblant pour appeler Gabriel. Ma voix était à peine reconnaissable, tremblante et presque inaudible. Tandis que je lui décrivais ma situation, lui expliquant à quel point je me sentais mal et désorientée, lui, me rassurait du mieux qu'il pouvait, me promettant qu'il venait immédiatement.
En attendant son arrivée, je remis ma canule pour essayer de calmer les choses et tentai de descendre les marches sans trop d'effort, ma bouteille sur mon dos.
Le son de la sonnette m'avait fait sursauter, et quand j'avais ouvert la porte, Gabriel s'était précipité à l'intérieur. Ses bras m'avaient entourée, me procurant un sentiment de sécurité que j'aurais cru impossible dans cet état.
— Ça va aller Azalée. Je vais prendre soin de toi, m'avait-il murmuré doucement, sa main caressant ma joue avec tendresse.
Je savais que chaque minute comptait... Le regard de Gabriel me signifiait qu'il était presque aussi affolé que moi. Ne sachant que faire, il avait pris son téléphone et avait appelé son père en précipitation. Sa voix était empreinte d'inquiétude alors qu'il expliquait la situation, demandant à son père de venir nous chercher pour nous conduire à l'hôpital. Celui-ci avait promis d'arriver au plus vite ; je sentis directement un mélange de soulagement et d'angoisse.
Ensemble, ils m'avaient aidée à me lever, me soutenant des deux côtés alors que chaque mouvement était une torture. Chaque pas était un défi, mais je n'étais pas seule dans cette épreuve. J'avais senti leur présence réconfortante alors qu'ils me guidaient jusqu'à la voiture.
La voiture avait démarré avec urgence, nous conduisant vers l'hôpital. Mon cœur battait de plus en plus fort, ma vision devenait floue et mon esprit était un tourbillon de sensations chaotiques. La main de Gabriel dans la mienne était mon ancre, me rappelant que je n'étais pas seule dans cette épreuve, que j'avais des gens qui se battaient à mes côtés pour me ramener à la stabilité. J'avais serré sa main encore plus fort, trouvant du réconfort.
Après un trajet angoissant, la voiture s'était finalement arrêtée aux urgences de l'hôpital. Les médecins m'avaient pris en charge rapidement, m'entourant de leurs voix rassurantes et de leur expertise. Des examens approfondis avaient été effectués, et peu à peu, les traitements avaient commencé à faire effet.
Les heures avaient passé, chaque instant semblant s'étirer dans une étrange distorsion temporelle. Gabriel n'avait pas quitté mon côté, restant fort et constant malgré la fatigue qui se lisait sur son visage. Sa présence m'avait apporté un sentiment de sécurité et de réconfort, me rappelant que je n'étais pas seule.
Enfin, les médecins m'ont annoncé que la crise était passée, que mon état s'était stabilisé. La sensation de soulagement qui m'avait envahie était indescriptible. J'avais respiré profondément, sentant l'air remplir mes poumons sans entraves, sous cette pression étouffante.
Gabriel m'avait souri, et c'était comme si la lumière revenait dans ma vie. Il avait pris ma main dans la sienne, et même s'il n'avait pas dit un mot, je savais qu'il avait été mon roc pendant cet obstacle qui s'ajoutait à la longue liste des épreuves de ma vie. Son père était venu nous rejoindre à l'hôpital, son visage affichant un mélange de préoccupation et de soulagement en me voyant mieux.
Les jours qui avaient suivi avaient été consacrés à ma récupération. Les médecins avaient surveillé mon état de près, ajustant les traitements au besoin. Gabriel ne m'avait pas lâché. Il était à mes côtés, m'apportant de la nourriture, des sourires et des mots réconfortants. Chaque progrès que je faisais était une victoire, chaque moment de normalité était une bénédiction.
Finalement, le jour tant attendu était enfin arrivé : je pouvais dorénavant quitter l'hôpital. Marcher hors de ces murs avait été à la fois libérateur et intimidant. Le soleil était éblouissant, les sons de la ville étaient presque écrasants après avoir passé tant de temps dans un environnement contrôlé. Mais j'étais libre, et j'étais entourée d'amour et de soutien. Essentiellement de la part de Gabriel mais également de mes parents, qui y avaient contribués, pour une fois.
La route vers la guérison totale serait encore longue, mais je savais que j'étais prête à affronter chaque étape. Avec Gabriel à mes côtés et avec ma famille également présente, je savais que je pourrais surmonter n'importe quel obstacle. Chaque jour était un pas de plus vers la santé, vers une vie pleine de promesses et d'espoir.
——————————————————————————
Holà !
N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre ! On se retrouve mercredi au alentour de 13h/13h30 pour un nouveau chap !
Des bisous 🫶🏼
Insta & Tiktok : clemlcx.books
VOUS LISEZ
Together Forever
Roman d'amourTogether Forever • Tome 1 Timeless Love • Tome 2 Twisted Hearts • Tome 3 Peuvent se lire indépendamment ( spoil attention) Résumé : Elle se tenait devant une tombe, pleurant seule ce 21 août, comme elle le faisait chaque année depuis deux ans. Lui...
