Chapitre 20 (second jet)

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Gabriel

    

Une fois qu'Aaron et Éden furent partis, nous montâmes dans ma chambre avec Azalée. Nous avions décidé ensemble, depuis quelques semaines, que ce serait notre soirée. En tout cas, nous le voulions plus que tout.

Nous nous retrouvâmes alors dans l'intimité de ma chambre. La tension entre nous était palpable, un mélange d'excitation et de nervosité était présent. Nos regards se croisèrent, et nous savions tous les deux que ce moment était spécial.

Je pris doucement la main d'Azalée, et la caressa avec une tendresse infinie. Nos doigts s'entrelacèrent, créant une connexion intime entre nous. Nous nous sourions réciproquement, cherchant à apaiser nos quelques inquiétudes et à nous encourager mutuellement.

Azalée rompit le silence en murmurant :

— Gabriel, je veux que tu saches que je t'accorde toute ma confiance, je veux partager cela avec toi.

Ses paroles étaient empreintes d'une vulnérabilité touchante.

Je la regardai droit dans les yeux, exprimant mon respect et mon amour profond pour elle.

— Azalée, je veux que tu te sentes en sécurité avec moi, je serai là pour toi, peu importe ce qu'il se passe.

Nos lèvres se rapprochèrent lentement, s'embrassant avec douceur et passion. Nos baisers étaient empreints d'un désir contenu depuis longtemps, mais aussi l'envie de se découvrir ensemble.

Nous nous déshabillâmes alors, lentement, prenant le temps pour explorer chaque centimètre de peau dévoilé. Nos corps s'entrelacèrent avec une sensualité évidente, mais aussi avec une émotion profonde.

Nous nous laissâmes emporter par nos sensations, guidés par un mélange de désir et d'amour. Nos mouvements étaient synchronisés, passionnés et empreints de tendresse.

Après avoir partagé cet instant intime, Azalée se blottit contre moi, respirant l'un l'autre et s'imprégnant de la chaleur de notre étreinte. Nous savions que nous venions de franchir une étape importante dans notre relation, renforçant notre lien d'une manière profonde et significative.

Dans l'obscurité calme de la chambre, je lui murmurai, de ma langue natale, des mots doux et nous endormîmes, l'un contre l'autre, laissant derrière nous une nuit empreinte de douceur et de passion.

***

Le lendemain, pendant qu'Azalée se réveillait doucement, je descendis préparer le petit-déjeuner.

J'attendais les vacances avec une telle impatience, pour pouvoir enfin passer tout mon temps avec Azalée, même si en temps normal, nous en passions déjà pas mal ensemble.

Lorsqu'elle descendit, elle se blottit dans mes bras, c'était une bonne manière de se dire bonjour avec ce qu'il s'était passé la veille.

Nous l'avions fait.

Cette chose que nous attendions tant depuis plusieurs semaines avait enfin conclu avec celle que j'aimais.

Nous avions prévu cela depuis un certain temps, mais je lui avais répété tout du long qu'il ne fallait pas qu'elle se mette la pression et qu'on pouvait très bien ne pas le faire.

Mais cette nuit ne fut pas des moindres, elle fut magnifique et je ne l'oublierai pour rien au monde car ce fut ma première fois et elle fut avec la plus belle des personnes qui soit.

***

Après avoir déjeuné et nous être préparés, nous partîmes à l'arrêt de bus. Azalée devait déjà repartir.

Mais je savais que pendant la quasi-totalité des vacances nous serions ensemble. Nous ne serons séparés qu'aujourd'hui et demain. Azalée alla avec ses parents chez ses grands-parents le temps de quelques jours. Se retrouver en famille lui fera le plus grand bien, surtout avec ses parents qui étaient comme mon père, assez absents.

Une fois son bus arrivé, je l'embrassai et elle monta. Elle allait me manquer, même si ce n'était que pour quelques jours.

Après le départ de son bus, je rentrai chez moi, épuisé par la journée écoulée. Mes pas lourds résonnaient dans le silence de la nuit naissante. Une fois à l'intérieur, je montai directement dans ma chambre, où l'air était imprégné du parfum familier de mon chez-moi. Sans perdre de temps, je m'installai à mon bureau, ce sanctuaire où les mots prenaient vie.

Je pris mon ordinateur, déclenchant le doux ronronnement familier de sa mise en marche, et me plongeai dans le monde des lettres. Pendant près de deux heures, je laissai mon esprit vagabonder à travers les méandres de mes pensées, les couchant sur l'écran dans une danse rythmée par les touches claquantes du clavier. Écrire était ma bouée de sauvetage, mon refuge dans les tempêtes émotionnelles.

Cela m'aidai énormément à évacuer mes sentiments, à les démêler un par un, tout comme le stress qui pesait sur mes épaules. Chaque mot était une libération, chaque phrase un pas de plus vers la sérénité.

Ce livre me tenait vraiment à cœur. Il n'était pas seulement un amas de mots, mais le reflet même de notre histoire avec Azalée. Au début, je ne pensai pas qu'il le ferait, je pensai simplement que je commencerais une histoire avec notre rencontre assez spéciale. Mais au final, ce livre racontait tout. Chaque émotion, chaque sourire, chaque larme. Il était le témoin silencieux de notre voyage, de nos hauts et de nos bas, de nos rêves et de nos réalités. Et chaque page tournée était un pas de plus vers la vérité, une invitation à revivre ces moments précieux qui avaient sculpté notre histoire.

Je ne comptais pas essayer de l'éditer, il me était assez personnel, mais également pour Azalée.

Dans mes écrits, je racontais tout, ce qui concernait notre couple mais aussi ce qui s'était passé avant. Les décès, les problèmes médicaux et j'en passai.

Mais je l'imprimerai, un jour, lointain car je voulais qu'il retrace absolument tout de notre histoire et elle était encore loin d'être terminée. En tout cas je l'espérais. Elle venait tout juste de commencer. Et je n'étais vraiment pas prêt à ce qu'elle se termine et mon ange non plus.

Notre rencontre, tout comme notre histoire, nous avait tout de suite semblé une évidence. Les êtres brisés par la vie, que nous étions, avaient besoin d'un équilibre, d'une moitié, d'une personne sur qui nous reposer. Et nous nous étions bien trouvés. Mais ce qui avait vraiment aidé le plus, c'était sans doute notre telle connexion dès le départ. Nous ne nous connaissions que de vue et pourtant voilà où nous en étions deux mois plus tard. Plus épanouis et heureux que jamais malgré les quelques problèmes personnels. Notre relation n'était pas simplement un caprice du destin, mais une union profonde, forgée dans le feu de nos propres expériences. Chaque épreuve, chaque obstacle, ne faisait que renforcer notre lien, transformant nos cicatrices en autant de preuves de notre amour. Et tandis que nous écrivions ensemble les pages de notre histoire, nous savions que notre avenir était prometteur, que rien ne pourrait ébranler notre amour, si pur et si intense.

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Holà, j'espère que vous allez bien et que vous avez kiffé ce chapitre. J'avoue que j'ai un peu de mal à écrire du point de vue de Gabriel, mais j'ai quand même des choses à dire.

Bref, on se retrouve la semaine prochaine pour un autre chapitre.
Kiss 💕

Together ForeverOù les histoires vivent. Découvrez maintenant