Gabriel
Lorsque Azalée m'avait appelé , j'avais vraiment paniqué, sa voix était presque inaudible et je ressentais sa détresse à travers ses mots. Heureusement que mon père avait répondu : comment aurais-je su me rendre à l'hôpital avec une Azalée aussi souffrante ?
Dès son admission à l'hôpital, j'avais reçu une vague de soulagement à l'idée qu'elle soit prise en charge.
Plus tard, quand nous étions enfin seuls, je lui avais demandé pourquoi est-ce qu'elle avait enlevé sa canule , et quand elle m'avait donné sa réponse, mon cœur s'était serré, rempli de peine et de compassion.
Elle m'avait confié qu'après avoir su que son état s'améliorait, elle avait voulu essayer de respirer seule, mais ses poumons n'étaient pas encore prêts.
Pendant ces cinq jours d'hospitalisation, Azalée avait toujours de la visite : je venais tous les jours dès la première heure, jusqu'à ce que les infirmiers me virent. Même si cela était dur pour elle, elle souriait constamment lorsque j'étais présent. Elle me rassurait en disant qu'elle allait bien, mais je savais que quand c'était l'heure de partir, elle pleurait juste après mon départ. Personne ne me l'avait dit, je m'en étais juste rendue compte une fois, après avoir fermé la porte, je l'avais vu à travers la minuscule fenêtre de celle-ci. Elle ne pleurait peut-être pas pour moi mais pour la dureté d'un long séjour à l'hôpital, seule.
Mais malgré cela, elle avait été vraiment très forte, et j'étais très fier d'elle. Il y avait les mauvais côtés de son hospitalisation, mais également les bons, comme le fait qu'elle ait énormément gagné en respiration et que d'ici quelques mois, elle n'aurait sûrement plus besoin de sa canule.
Autre point important pour elle, ses parents avaient pris du temps pour elle, et elle semblait s'être rapprochée d'eux.
Deux jours après sa sortie, je l'invitais chez moi, et lui proposais même de dormir chez moi pour regarder Nos étoiles contraires, son film préféré, ce que je ne lui avais dit qu'au moment venu. Au début, ce qui la préoccupait le plus dans ma proposition, était la réaction de sa mère, mais je lui avais assuré que j'allais dormir sur le canapé et qu'elle aurait ma chambre.
Elle en parla donc à ses parents, et après une légère négociation, ils acceptèrent, non sans lui faire un rappel sur le consentement. Elle m'avait confié plus tard qu'elle avait l'impression qu'ils ne lui faisaient pas confiance. Je lui avais répondu que le principal était qu'ils s'inquiétaient tout de même pour elle.
***
Vers dix-neuf heures, elle toqua à la porte. J'ouvris immédiatement, impatient de sa venue.
Après avoir déposé ses affaires à l'étage, nous nous étions posés sur le canapé et je lui avais proposé de manger des sushis, ce qu'elle avait accepté avec plaisir.
En attendant le livreur, je m'allongeai dans le canapé, Azalée ne tarda pas à se couler dans mes bras et je la regardai droit dans les yeux avant de fondre sur ses lèvres douces.
Peu de temps après, la sonnette retentit, je laissai Azalée sur le canapé et partit chercher notre commande. Nous nous installâmes sur la table basse du salon et sortîmes les baguettes de leurs paquets et commençons à manger.
Après avoir fini nos sushis et avoir débarrassé la table, Azalée monta se changer pendant que j'allumais la télé et me dirigeais vers Disney +.
Quand elle redescendit, je montai à mon tour me changer et m'installais auprès d'elle. Je pris ensuite la télécommande pour chercher son film pendant qu'elle jetait un rapide coup d'œil sur ses notifications Tik Tok.
Alors qu'elle posa son téléphone à côté d'elle, son regard se dirigea vers l'écran. Lorsqu'elle vît ce que nous allions regarder, ses yeux s'illuminèrent de joie.
— Oh Gabriel, tu t'en es souvenu ! s'exclama-t-elle, heureuse de notre programme de ce soir.
— Claro mi ángel. Te amo. répondis-je en déposant un baiser sur son front.
Je lançais alors le film et nous le regardions en silence.
Lorsque le film toucha presque à sa fin, le silence fût remplacé par des pleurs. Azalée pleurait. Je resserrai alors mon étreinte et Azalée se blottit davantage dans mes bras.
Après le film, je l'accompagnai dans ma chambre. Elle se coucha, je m'assis à côté d'elle et la prit dans mes bras un moment. Après cela, je vînt rompre notre étreinte et m'empara de sa bouche.
— À demain mon coeur, dit-elle avant de déposer un baiser doux sur mes lèvres.
— À demain mi ángel, te amo mucho, répondis-je.
— Te amo más que tú, continua-t-elle.
Pour réponse, je fondis simplement sur ses lèvres.
Ensuite, je me levai, remontai la couverture sur elle, lui souhaitant une bonne nuit et partis en fermant la porte. Je descendis les marches et vînt de nouveau sur le canapé. Je m'allongeai en pensant à Azalée qui était à l'étage. Qu'aurai-je fait si elle m'avait demandé de rester ? Lui aurai-je dit oui ? Bien sûr. Nous nous serions endormis l'un contre l'autre, elle dans mes bras.
Mais je n'en étais pas là. Je pris alors mon ordinateur et notai les derniers événements passés avec elle. Puis j'essayai de m'endormir, mais ne trouvai pas le sommeil. Alors, épuisé mais heureux de ma soirée, je restai assis sur le canapé, plongé dans mes pensées.
Je repassai mentalement chaque moment passé en sa compagnie. Chaque sourire, chaque éclat de rire, chaque regard échangé. Azalée avait cette manière unique de me faire sentir vivant, de m'emporter dans un tourbillon d'émotions. Malgré le fait que nous nous connaissions depuis peu, elle rendait ma vie plus belle de jour en jour. Sa présence avait ce pouvoir de transformer une simple soirée en un souvenir gravé à jamais dans ma mémoire.
Pourtant, une part de moi restait réservée, prudente. Je savais que s'engager dans une relation avec elle serait un pas vers l'inconnu, avec son lot d'incertitudes. Sa maladie prenait une grande place dans sa vie et je savais que tout cela faisait désormais partie de la mienne. Mais en même temps, je ressentais cette irrésistible attraction, ce lien indéniable qui nous unissait.
Alors que les heures s'écoulaient et que la nuit s'installait confortablement, mon esprit continuait de vagabonder. Je me questionnais sur l'avenir, sur la direction que prendrait notre relation. Était-ce le début d'une histoire passionnante ou simplement un moment fugace dans nos vies ?
Le claquement lointain d'une porte me tira de mes réflexions. Azalée avait-elle quitté ma chambre ? Mon cœur s'emballa à cette pensée, mais je décidai de rester où j'étais, attendant qu'elle vienne à moi si tel était son désir.
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Holà ! J'espère que vous allez bien !
N'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre ! On se retrouve chaque mercredi au alentour de 13h/13h30 pour un nouveau chap !
Kiss 🫶🏼
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Together Forever
Roman d'amourTogether Forever • Tome 1 Timeless Love • Tome 2 Twisted Hearts • Tome 3 Peuvent se lire indépendamment ( spoil attention) Résumé : Elle se tenait devant une tombe, pleurant seule ce 21 août, comme elle le faisait chaque année depuis deux ans. Lui...
