Azalée
Gabriel semblait avoir moins mal. Il souriait, il était si beau. Cela voulait forcément dire que ça allait mieux, que son état n'empirait plus. En tout cas, je l'espérais sincèrement.
Après de longues heures passées à veiller sur Gabriel à l'hôpital, je suis finalement rentrée chez moi, épuisée mais reconnaissante pour chaque petit signe de progrès qu'il montrait. Le trajet jusqu'à la maison semblait étrangement silencieux après les bruits constants et les lumières vives de l'établissement médical.
En entrant chez moi, j'ai été accueillie par le calme apaisant de mon foyer, enfin presque. Tokyo était surexcitée de me voir comme à son habitude. La lumière tamisée des lampes donnaient à chaque coin de la pièce une ambiance douce et chaleureuse. Je me suis laissée tomber sur le canapé, laissant échapper un soupir de soulagement.
Malgré la fatigue qui pesait sur mes épaules, mon esprit était encore habité par les images de Gabriel. Son sourire fragile, ses yeux emplis de détermination, tout cela résonnait encore en moi, comme une promesse d'espoir dans les moments les plus sombres.
Je me suis levée lentement, mes pas résonnant faiblement sur le parquet. Dans la cuisine, j'ai préparé une tasse de thé, la chaleur réconfortante du liquide contre mes paumes me procurant un sentiment de réconfort. Je me suis installée à l'îlot de la cuisine, laissant mes pensées vagabonder alors que je sirotai lentement ma boisson.
Dans cet instant de tranquillité, j'ai réalisé à quel point ma maison semblait vide sans la présence de Gabriel. Également sans mes parents, mais j'avais l'habitude depuis le temps. Chaque recoin semblait imprégné de son absence, un vide palpable que même les souvenirs ne pouvaient combler.
Pourtant, malgré ce sentiment de solitude, une lueur d'espoir brillait toujours au fond de mon cœur. Parce que même si Gabriel n'était pas physiquement présent, son amour et sa force m'accompagnaient où que j'aille.
***
Au début de la soirée, j'ai reçu un message. Je savais au fond de moi que c'était Gabriel, mais la nature du message m'était encore inconnue. C'était une note vocale.
— Azalée, mon ange. Les médecins vont me mettre dans le coma. Je sais que ça peut te faire peur, j'ai vraiment peur moi aussi. Mais sache que c'est pour reposer mon cœur au maximum. J'ai peur de ne pas me réveiller pour te dire au revoir alors je te le dis maintenant. Azalée, je t'aime et je te remercie pour cette année presque complète passée avec toi. Ça a été la plus belle de ma vie et je t'en serai éternellement reconnaissant. Je t'aime et je ne t'oublierai jamais. Je compte bien me battre pour te revoir dans quelques jours, en attendant je vais reposer l'organe qui bat pour toi. Je t'aime Azalée. Nous deux c'est together forever.
C'était bien la première fois qu'il me parlait dans une autre langue que le français ou l'espagnol. Et c'était comme d'habitude à son avantage. Il avait un don avec les langues pour me faire craquer.
J'essuyais du revers de la manche la larme qui coulait sur ma joue. L'émotion m'envahissait, mélange de peur et de tristesse. Gabriel, cet homme si fort et si fragile à la fois, se battait une fois de plus contre la maladie. Ses mots résonnaient dans ma tête, chaque "je t'aime" pesait lourd dans mon cœur. Le voir vulnérable ainsi me rappelait à quel point la vie est précieuse et incertaine.
Je tentais de me ressaisir, inspirant profondément pour calmer les battements affolés de mon cœur. Je m'efforçai de croire en ses paroles, en sa promesse de revenir, de lutter pour notre amour.
Les heures passèrent, et épuisée par les événements, je finis par m'endormir d'une traite. La fatigue accumulée par tant d'émotions et d'inquiétudes m'avait finalement emportée. En fermant les yeux, je me raccrochai à l'espoir de le revoir bientôt, de sentir à nouveau son étreinte et de vivre encore de nombreux moments ensemble.
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Together Forever
Roman d'amourTogether Forever • Tome 1 Timeless Love • Tome 2 Twisted Hearts • Tome 3 Peuvent se lire indépendamment ( spoil attention) Résumé : Elle se tenait devant une tombe, pleurant seule ce 21 août, comme elle le faisait chaque année depuis deux ans. Lui...
