Chapitre 37 (second jet)

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Gabriel

Ma nuit fut compliquée et longue. Chaque minute qui s'écoulait semblait être une éternité, chargée de douleurs et d'incertitudes. Je me retrouvai plongé dans un tourbillon d'angoisse, mon esprit tourmenté par les pensées sombres et les sensations oppressantes qui m'assaillaient sans relâche. Les heures s'étiraient, interminables, dans l'obscurité de ma chambre, où même le silence semblait peser comme un fardeau insupportable.

Au fil de la nuit, une étrange faiblesse s'emparait de moi, un épuisement profond qui semblait émaner de chaque fibre de mon être. Mes membres étaient lourds, mes paupières se fermaient malgré moi, mais mon esprit refusait de trouver le repos. Des vagues de fatigue m'engloutissaient et m'entraînant toujours plus loin dans les méandres de l'épuisement.

Pourtant, ce n'était là que le début de mon calvaire nocturne. Au creux de ma poitrine, une douleur lancinante prenait peu à peu possession de mon corps. C'était comme si un étau invisible se resserrait autour de mon cœur, étouffant chaque battement dans un étau de souffrance. À chaque inspiration, la sensation de serrement s'intensifiait, comme si mes poumons refusaient de se remplir d'air, comme si ma vie elle-même était suspendue à un fil ténu.

La douleur, impitoyable, me clouait au lit, m'empêchant de trouver ne serait-ce qu'un instant de répit. Chaque mouvement était un supplice, chaque pensée empreinte d'une angoisse sourde et lancinante. Je tentai vainement de trouver une position qui atténuerait la souffrance, mais rien n'y fit. La douleur persistait, insaisissable, dévorant chaque parcelle de mon être.

Mon souffle se faisait court, saccadé, comme si mes poumons refusaient de coopérer avec mon corps défaillant. Des sueurs froides perlaient sur mon front, une sensation d'étourdissement envahissait mon esprit déjà embrouillé par la fatigue et la douleur. J'avais peur, terriblement peur, de ce qui pouvait bien m'arriver, de ce qui se tramait au plus profond de mon être.

Et au milieu de cette nuit interminable, mon cœur semblait faiblir, ses battements devenant de plus en plus erratiques, de plus en plus faibles. Chaque pulsation était un rappel brutal de ma propre fragilité, de la vulnérabilité de ma condition. Je savais bien qu'il se passait quelque chose de grave, malgré mes tentatives pour me convaincre du contraire.

Les minutes s'écoulaient, implacables, et je sentais mes forces m'abandonner peu à peu. La fatigue et la douleur formaient un duo inflexible, une symphonie de souffrance qui semblait ne jamais devoir prendre fin. Pourtant, malgré tout, une lueur d'espoir vacillait encore au fond de mon être. Une lueur ténue, fragile, mais obstinément présente, me murmurant que tout n'était pas encore perdu, que je devais me battre, coûte que coûte, pour survivre à cette nuit infernale.

Et c'est avec cette lueur d'espoir chevillée au cœur que je continuai à lutter, minute après minute, heure après heure, jusqu'à ce que finalement, l'aube pointa à l'horizon, apportant avec elle le soulagement tant attendu. La douleur s'estompait peu à peu, la fatigue se dissipait, et je pus enfin laisser échapper un soupir de soulagement. J'avais survécu à cette nuit cauchemardesque, vaincu les démons qui m'avaient assailli, et retrouvé, avec le lever du jour, un semblant de paix et de sérénité.

***

Tout au long de la journée, les infirmières et les médecins se succédaient. Azalée était venue passer l'après-midi avec moi, et sa présence réchauffait mon cœur malgré les douleurs qui s'étaient intensifiées brutalement. Sa douce voix et ses mots réconfortants étaient comme un baume sur mes souffrances, et je me raccrochais à chaque moment passé avec elle.

Quand le moment fut venu pour Azalée de partir, j'étais profondément triste, mais je me gardais bien de le montrer. Un large sourire éclairait mon visage, destiné à lui donner espoir et à masquer mon propre désarroi. "Tout allait bien", disais-je silencieusement, comme pour me convaincre moi-même.

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