Gabriel
Je réussis enfin à me faire pardonner. La séance de cinéma se révéla meilleure que je ne l'avais imaginée. Azalée se vantait avec son énorme paquet de pop-corn et je dus même relever quelques cap ou pas cap afin d'obtenir à manger.
Cependant, je ne me sentais pas vraiment bien. Une douleur à la cage thoracique me gênait, comme une ombre sournoise qui s'insinuait dans mon bonheur.
Une fois rentré, je vérifiai mon réveil comme je le faisais machinalement. Mes deux alarmes étaient bien programmées, et la radio fonctionnait. Pourquoi ne m'étais-je pas réveillé ? Une question qui tournait en boucle dans mon esprit, sans réponse.
Soudain, la douleur revint. Plus forte, cette fois, qu'au cinéma. Je m'assis sur mon lit et tentai en vain des exercices de respiration. Mais la douleur était là, implacable, comme un grondement sourd dans ma poitrine.
Je ne sus que faire, perdu dans une panique grandissante. J'essayai d'appeler mon père mais il ne répondit pas, plongeant mon cœur dans un abîme d'incertitude.
J'appelai alors Azalée, même si je savais qu'elle ne pourrait rien faire de plus. Elle me répondit, sa douce voix résonnant comme une bouée de sauvetage dans ma détresse. Je lui expliquai alors la situation et elle me promit d'arriver vite, son assurance apaisant quelque peu mes craintes.
Quelques minutes plus tard, un léger coup frappa à la porte, suivi par l'entrée de quelqu'un. Azalée fit son apparition, sa présence rassurante comme un baume sur mes maux. Je lui ouvris la porte et nous nous installâmes dans le salon, l'attente remplie d'une angoisse palpable.
Entre-temps, mes douleurs s'étaient légèrement calmées, mais une appréhension sourde habitait toujours mon esprit.
Nous restâmes alors là, sans rien dire, le silence pesant de nos inquiétudes communes. Mais la douleur revint, et frappa, plus intense que la dernière fois, elle me cloua au sol, mon souffle court et saccadé.
À genoux, incapable de respirer, des larmes involontaires coulèrent sur mon visage crispé. La douleur était insoutenable, m'arrachant des gémissements de désespoir, des supplications silencieuses à un dieu muet.
Azalée, s'accroupit à mes côtés, son regard empli d'une tendresse infinie. Elle saisit ma main, essayant de me réconforter, me demandant de respirer. Rien n'y faisait. La douleur persistait, implacable, comme un démon tapi dans l'ombre de ma conscience.
Dans un geste d'urgence, elle sortit son téléphone et appela mon père, sa voix tremblante d'émotion, le dernier recours dans notre quête désespérée de soulagement.
Azalée
— Azalée, il était sur répondeur il y a dix minutes, il ne décrochera pas, me soupira Gabriel, d'une voix empreinte de douleur.
— Il faut quand même que j'essaye, pour toi, lui répondis-je en lui caressant le front, tandis qu'il se cala sur mes genoux.
Comme l'eut dit Gabriel, je tombai sur le répondeur de son père. Dans un état d'urgence, je tentai directement le numéro de l'hôpital dans lequel il travaillait.
Par chance, je tombai sur quelqu'un qui me redirigea sur le numéro professionnel d'Alvaro.
Mon cœur tambourine dans ma poitrine alors que le téléphone sonne. Soudain il décrocha, je le pris à mon oreille, mes doigts tremblant légèrement.
— Allo, monsieur Foster ? C'est Azalée, dis-je, cherchant à transmettre toute mon urgence à travers la ligne.
— Si, Azalée, ¿Que pasa ? répondit la voix d'Alvaro de l'autre côté de la ligne.
Je sentais le poids de la situation alors que je commençais à expliquer la gravité de la situation au père de mon copain. Gabriel était en proie à de terribles douleurs à la poitrine. Chaque seconde semblait une éternité, et je savais que je devais agir vite.
Avec une voix mêlée d'inquiétude et de douceur, Alvaro nous envoya une ambulance, mais chaque instant était précieux. Les cris de douleur de Gabriel résonnaient dans la pièce alors que je tentai de le calmer, de lui apporter un semblant de réconfort face à la douleur lancinante qui le torturait.
L'ambulance finit par arriver, avec Alvaro à son bord. Ensemble, nous relevâmes Gabriel et le placèrent sur le brancard. Chaque mouvement semblait un défi, chaque seconde s'étirait dans l'angoisse de l'incertitude.
Pendant le trajet vers l'hôpital, la douleur ne quittait pas mon brun, mais je tentai malgré tout de le réconforter, de lui assurer que tout irait bien. Les paroles rassurantes d'Alvaro se mêlaient à l'anxiété qui pesait sur nous tous.
Arrivés à l'hôpital, l'attente se fit interminable. L'angoisse serrait mon cœur alors que je me tenais aux côtés d'Alvaro, attendant désespérément des nouvelles de Gabriel.
Enfin, le médecin nous fit entrer dans la chambre. Chaque mot résonnait comme un coup de tonnerre dans mon esprit.
— Je suis désolé, mais les nouvelles ne sont pas bonnes. Les résultats montrent que Gabriel a un problème cardiaque assez avancé... Il ne lui reste sûrement que quelques mois, annonça le médecin, laissant un silence pesant dans son sillage.
Le choc me figea sur place. Des larmes embuèrent mes yeux alors que je passais mon regard de Gabriel au médecin, puis à Alvaro, cherchant un semblant de réconfort dans ce tourbillon d'émotions.
Gabriel esquissa un sourire doux, bien qu'affaibli, et posa son regard sur moi.
— Azalée, mi ángel, Je veux que tu saches que ces moments avec toi ont été les plus beaux de ma vie. Te amo más que todo, murmura-t-il, ses mots empreints d'une tendresse infinie.
Je me penchai vers lui, serrant sa main dans la mienne, tandis que les larmes sillonnaient mes joues.
— Gabriel, je ne peux pas imaginer ma vie sans toi, alors tu vas te battre d'accord... Nous trouverons une solution, nous lutterons ensemble, murmurai-je, mes mots étouffés par l'émotion qui m'étreignait.
Sa voix était faible, mais empreinte d'affection.
— No quiero que me veas sufrir, Azalée. Je veux que tu te souviennes de moi tel que je suis maintenant, pas quand la maladie aura progressé, souffla-t-il, une lueur de tristesse dans les yeux.
Je restai sans voix, submergée par l'émotion qui me submergeait. Mon regard se tourna vers Alvaro, qui offrait son soutien inconditionnel.
— Mi hijo, nous surmonterons cela ensemble, quoi qu'il en coûte. Tu ne laisseras pas ta copine, ni moi. Depuis que ta mère n'est plus là, tu es devenu mon seul et unique monde, je ne te laisserai pas partir. Nunca, déclara-t-il d'une voix empreinte de détermination.
La scène se déroulait alors que nous étions tous réunis autour de Gabriel, unis dans cet amour familial et amoureux qui transcenderait les épreuves à venir. Chaque instant devenait plus précieux, chaque regard échangé portait en lui un monde d'émotions indicibles, témoignant de la force de leur lien indéfectible.
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Merci de suivre cette histoire depuis le début. Sachez que Together Forever est terminé depuis la nuit du 28 au 29 février 2024.
Fun fact : j'ai pleuré. Et je pense que certain.e.s d'entre vous, allez pleurer comme moi et mes bêta-lectrices. Soyez prêt.e.s !
Kiss tout le monde !
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Together Forever
Roman d'amourTogether Forever • Tome 1 Timeless Love • Tome 2 Twisted Hearts • Tome 3 Peuvent se lire indépendamment ( spoil attention) Résumé : Elle se tenait devant une tombe, pleurant seule ce 21 août, comme elle le faisait chaque année depuis deux ans. Lui...
