Chapitre 11 (second jet)

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Azalée    

Gabriel était merveilleux. Vraiment merveilleux. Il était venu me voir chaque jour , il avait loupé pas mal de cours et avait quand même réussi à tout avoir pour lui et pour moi. Et en plus de cela, nous étions dans la même classe. Je n'aurais donc pas à affronter le regard des gens toute seule.

En rentrant chez moi, je déposai mes cours sur mon bureau pour lire ce que j'avais loupé.

***

Après trois quarts d'heure de lecture, il ne me restait qu'une matière : le français. L'une de mes matières préférées, car j'adorais la littérature. Je commençai donc à lire ce que Gabriel m'avait noté. Arrivée à la dernière page, je trouvai une enveloppe à mon nom, et je reconnus immédiatement la belle écriture de la personne qui m'avait retranscrit l'intégralité des cours. Gabriel.

J'ouvris alors l'enveloppe pour en voir son contenu. Il n'y eut qu'une feuille pliée en deux, je la dépliai et la lus.

" Mon Azalée, j'ai vraiment hâte d'avoir cours avec toi, d'être à longueur de journée à tes côtés comme ces derniers jours. Je sais que tu stresses peut-être à l'idée d'arriver dans la classe après une semaine entière de cours sans toi, mais je serais là, ok ?

Je connais beaucoup de gens dans la classe, je te les présenterai et resterai avec toi.

Tu es peut-être également anxieuse de t'exposer en couple, donc si tu le veux, on ne s'affichera pas, et si tu es d'accord et bien on se montrera main dans la main, on s'embrassa, car ne t'inquiète pas, tout le monde sait que je suis en couple avec quelqu'un. Et puis personne dans ce lycée n'a jamais regardé bizarrement un couple, ok ?

Au fait, on a le même casier, le code, c'est la date de notre premier baiser. Le 29 août."

Il s'en souvenait. Il était vraiment parfait.

Je lus la dernière ligne :

"P.S. : Te amo más que a nada mi ángel. No te preocupes, mañana todo estará perfecto. "

Ces derniers mots me poussèrent à l'appeler. Je partis dans mes contacts et appuya sur "mi amor".

Il décrocha presque aussitôt.

"¿Sí cariño? Ça va ?" répondit-il en décrochant.

"Oui ne t'inquiète pas, je voulais juste t'appeler. J'ai fini de lire mes cours."

"Oh, vale. Tu as bien lu ton français ?" insinua-t-il.

"Oui, y quería decirte que te amo más de lo que tú me amas. No puedo esperar para besarte durante el español mañana por la mañana." continuai-je, répondant indirectement à la fin de sa lettre avec un espagnol approximatif.

"Oulala, madame me fait des avances en espagnol maintenant ! Tu vas finir meilleure bilingue que moi à force", plaisanta-t-il, fier de mes progrès.

"Je sais, je sais, poursuivais-je dans son sens. Au fait, mes parents ne rentrent que mardi, ma mère a accompagné mon père à Paris. Et avec le stresse pour demain, je vais avoir beaucoup de mal à dormir..." lançais-je, n'attendant qu'une réponse.

"Je suis là dans quinze minutes, besos, dit-il avant de raccrocher.

J'ai gagné, m'étais-je réjouie, heureuse de pouvoir dormir à nouveau à ses côtés. Je rangeais mes affaires et fis vite fait le ménage dans ma chambre en attendant son arrivée.

***

Seize minutes plus tard, il toqua à la porte. J'enlevai ma canule pour lui faire la surprise. Juste avant son arrivée, le médecin m'avait informé que je pouvais désormais l'enlever de temps en temps, à condition de ne pas dépasser deux heures d'affilée. J'ouvris alors à Gabriel avec un visage triste, il le vit, posa son sac et me prit dans ses bras.

— Tout va bien ? Où est ta canule ? me demanda-t-il inquiet.

— Tu as une minute de retard, le grondais-je en riant.

— Azalée, tu m'as fait peur, j'ai cru qu'il était arrivé quelque chose !

— Désolée, je te trouve absolument adorable quand tu t'inquiètes pour moi, continuai-je.

— Plus jamais tu ne me fais ça d'accord ? me demanda-t-il avec une légère autorité.

— Sinon quoi ? ripostai-je.

Il ne me répondit pas, rentra et déposa son sac sur mon canapé. Je refermai la porte et le suivis. Il se retourna alors et me souleva du sol d'une traite. Il se mit alors à m'embrasser de partout sur le visage et dans le cou.

— Attaque de bisous ! s'exclama-t-il alors.

— Gabriel ! Arrête ça, ris-je aux éclats.

— Fallait pas m'inquiéter Azalée, tu l'as cherché, lança-t-il avant de continuer.

Il me posa ensuite au sol.

— Et tu m'expliques où est ta canule ?

— Elle est à l'étage, je voulais te faire la surprise. J'ai le droit de ne pas l'avoir en permanence maintenant, mais pas plus de deux heures consécutives sans.

— C'est génial ! s'exclama mon brun avant de m'embrasser.

Il prit son sac et nous montâmes à l'étage. Une fois arrivés là-haut, il rangea un peu ses affaires.

***

Après avoir mangé, nous nous installâmes sur mon lit, je lus pendant qu'il faisait quelque chose sur son ordinateur.

— Gabriel, tu fais quoi ? lui demandais-je intriguée de le voir taper aussi vite et aussi longuement sur son clavier.

— J'écris, réponda-t-il simplement avant de s'y remettre.

— T'écris quoi ? Montre !

— Je te montrerai quand ce sera fini.

— Ok, dis-je en faisant mine de bouder.

Je me replongeai alors dans ma lecture.

— Mon ange ?

— Oui Gabriel ?

— Ça te dérange si demain après les cours je vais au stade faire du basket ?

— Non pas du tout, tu peux y aller, il n'y a aucun souci.

— Tu peux venir si tu veux, tu pourras mieux apprendre à connaître mes amis, proposa-t-il.

— Oui, ça m'a l'air sympa.

***

Après cela, nous avions pris le bus pour aller manger en ville. Rien de très chic, juste un bon fast-food.

Je pris des frites et des nuggets à partager, et Gabriel commanda un hamburger, des frites, et des nuggets avec moi.

Après avoir récupéré la commande, nous nous dirigeâmes de nouveau chez moi. Nous montâmes directement dans ma chambre.

Pendant que Gabriel s'installait avec la nourriture sur mon lit, je pris mon ordinateur pour que l'on choisisse un film.

Je le rejoignis et alluma mon ordinateur.

Après une petite recherche, nous avons décidé de regarder Ça.

Je lançai le film et commençai à manger.

***

Après avoir bataillé pour avoir la dernière nugget, je fondis dans les bras de Gabriel.

Nous nous réfugiâmes sous la couverture, et continuâmes à regarder le film. J'avoue avoir eu peur à de nombreux moments, mais Gabriel le sentait, et j'eus le droit à un bisous à chaque fois. À un moment, il posa même son menton sur le sommet de mon crâne.

Quand le film fût terminé, je voulus me lever pour ranger mon ordinateur mais mon espagnol préféré s'en chargea.

Je m'enfonçai davantage sous la couverture et il me rejoignit, tout sourire. Je lui demandai alors de quoi parlait son livre, et il me répondit juste que j'allais adorer.

Je pris alors son bras et le mis au-dessus de moi, il se rapprocha et m'embrassa, je lui rendis son baiser et nous fermâmes les yeux.

Together ForeverOù les histoires vivent. Découvrez maintenant