Gabriel
Le sommeil m'avait gagné. J'étais exténué de cette semaine passée à l'hôpital. Là, dans un vrai lit, et à côté d'Azalée, je n'avais eu étrangement aucun problème à m'endormir.
En parlant de ma copine, j'essayai de resserrer mon étreinte, mais elle n'était plus là. J'ouvris alors les yeux et me redressai doucement. Je la vis, pleurant, à mon bureau. Avec mon ordinateur sur les genoux.
Elle avait lu mes écrits...
— Azalée, murmurai-je.
Elle se tourna vers moi en fermant l'ordinateur et essuya ses larmes du revers de sa manche.
— Gabriel, je suis désolée, je n'ai pas résisté, dit-elle alors, persuadée que je lui en voulait.
— C'était censé être une surprise mais ce n'est pas grave. Tu en a pensé quoi du coup ? Tu as des choses à rajouter ?
Elle sembla soulagée.
— Regarde mon état sérieusement. Ta plume est vraiment sublime. Tes écrits sont tellement remplis d'émotions.
Cela me toucha vraiment. Azalée aimait mes écrits. Elle aimait notre histoire. Presque plus que je ne l'aimais je crois.
Elle éteignit mon ordinateur et le posa sur mon bureau. Puis elle vînt me rejoindre dans mon lit. Elle se cala dans mes bras, sa tête face à moi. J'en profitai pour l'embrasser sur le front tandis qu'elle ferma les yeux.
— Tu sais, je pourrais faire des chapitres de ta vision si tu veux, proposais-je.
— Comment ça ? me questionna-t-elle, ne comprenant pas réellement ma suggestion.
— Tu pourrais me raconter des événements de ta vie, avec où sans moi, que j'inclurai dans mes écrits afin que notre histoire soit plus complète.
— J'adorerai, finit-elle par dire avant de se redresser pour m'embrasser et de se couler à nouveau dans mon étreinte.
Toutes les craintes que j'avais concernant mon état s'envolaient quand j'étais avec ma copine. Car je savais qu'elle serait toujours là, peu importe ce qui se passait.
Azalée et moi étions blottis l'un contre l'autre, enveloppés dans la chaleur réconfortante de notre étreinte lorsque le sommeil nous gagna.
Plus tard dans la nuit, alors que je somnolais légèrement, Azalée se mit soudain à parler dans son sommeil. Des mots incohérents sortaient de sa bouche, formant un murmure étrange qui m'intrigua. Je me suis éveillé, essayant de comprendre ce qui se passait, mais ses paroles étaient dénuées de sens, comme si elle était plongée dans un monde onirique insondable.
Puis, subitement, elle sursauta, les yeux grands ouverts, la lumière argentée de la lune caressa ses prunelles d'un vert émeraude hypnotisant. Eux qui étaient, habituellement si paisibles et profonds, étaient soudainement empreints d'une lueur d'alarme. Les reflets argentés semblaient danser dans ses pupilles, reflétant l'angoisse qui avait momentanément troublé leur sérénité naturelle. Son souffle s'accéléra. Inquiet, je me redressai et passai ma main doucement sur son dos, cherchant à la réconforter.
— C'est juste un rêve, cariño, tout va bien, murmurai-je doucement pour apaiser ses craintes.
Elle se jeta dans mes bras avec une intensité surprenante, ses larmes coulant silencieusement sur ses joues. Sa respiration irrégulière trahissait une peur profonde. Je la serrai plus fort contre moi, la berçant.
Entre deux sanglots, elle parvint à articuler les mots qui avaient hanté son rêve.
— Tu n'étais plus là..., balbutia-t-elle, les mots résonnant dans la pénombre de la chambre. La réalité de son cauchemar m'envahit, et un frisson glacial parcourut mon échine.
Je restai silencieux un instant, absorbant la gravité de ses craintes. Puis, d'une voix douce, je lui assurai que j'étais bien là, en vie, et que rien de tout cela n'était réel. Nous restâmes enlacés dans le silence de la nuit, le cœur battant à l'unisson, chassant les ombres de ses cauchemars par la lumière de notre amour.
Je caressai doucement ses cheveux, cherchant à apaiser les dernières traces de sa frayeur.
— Chut, mon ange, je suis là, bien vivant, murmurais-je tendrement. Mes paroles étaient empreintes de douceur, comme un baume réconfortant pour son esprit tourmenté.
Elle leva les yeux vers moi, encore embués de larmes, cherchant la confirmation de mes paroles dans le miroir rassurant de mon regard.
— C'était juste un cauchemar, rien de plus. Nous sommes ici, ensemble, ajoutai-je avec un sourire tendre.
Elle respira profondément, cherchant à retrouver son calme, et hocha lentement la tête, encore un peu sonnée de son mauvais rêve. Nos regards se mêlèrent dans une connexion silencieuse, échangeant des promesses muettes de réconfort et de présence.
Sans dire un mot de plus, nous nous allongeâmes à nouveau, nos corps s'entrelaçant naturellement. La quiétude de la nuit revint peu à peu, emportant avec elle les vestiges du cauchemar qui avaient perturbé notre sommeil. Mes bras l'enveloppèrent tendrement, formant un rempart protecteur contre les ombres de la nuit.
Les battements réguliers de nos cœurs se synchronisèrent, et lentement, le sommeil nous enveloppa à nouveau de son doux manteau. Ensemble, nous laissâmes derrière nous les terreurs imaginaires pour nous plonger dans le monde paisible des rêves.
***
9h00.
Mon réveil sonna, signe qu'il était l'heure de nous lever. Nous n'avions pas cours aujourd'hui mais nous devions tout de même nous préparer. Surtout qu'Azalée devait rentrer chez elle ce soir.
J'embrassai ma copine sur le front et descendis préparer le petit déjeuner. Au programme, des jus de fruits, des pancakes avec de la confiture ou du Nutella.
En attendant Azalée, je pris mes médicaments. Je n'avais pas vraiment envie qu'elle me voit galérer à les prendre.
Elle finit par arriver, me prit dans ses bras, et nous restâmes un moment comme ça, savourant simplement notre amour matinal.
Une fois notre étreinte terminée, je la fis s'installer sur le canapé et ramenai le petit-déjeuner sur la table basse. Je pris la télécommande et lançai Netflix afin de terminer notre série. Nous nous blottîmes l'un contre l'autre, savourant notre repas.
Après avoir dégusté notre petit-déjeuner devant la télévision, je sentis la chaleur du soleil qui commençait à filtrer à travers les rideaux. Un doux moment de tranquillité s'installa, ponctué par les rires des personnages de la série.
Au fil des épisodes, nos mains se cherchaient naturellement, tissant des liens invisibles entre nous. Le soleil continuait sa progression, inondant le salon d'une lumière douce et réconfortante. Les rires et les émotions à l'écran se mêlaient aux nôtres, créant une ambiance chaleureuse et complice.
Après avoir terminé la série, nous décidâmes de sortir pour profiter de cette journée. Nous nous aventurâmes main dans la main dans un parc. La nature semblait s'épanouir tout comme notre complicité.
Nous finîmes par nous installer sur un banc, échangeant des regards complices et des conversations légères. Les oiseaux chantaient au-dessus de nous, ajoutant une mélodie joyeuse. C'était comme si le temps ralentissait, nous permettant de savourer chaque instant ensemble.
Les moments simples comme ceux-là avaient une grande importance. Surtout quand notre temps est compté.
Nous restâmes alors là, savourant ce moment simple, unique. Les heures défilaient, mais nous étions bien ici. À observer le monde qui continuait de tourner sans nous. Il tournera ensuite uniquement sans moi, pensais-je, voyant Azalée, sereine et détendue.
À mesure que le soleil déclinait lentement à l'horizon, nous décidâmes de rentrer chez nous. La soirée s'installa avec une quiétude agréable. Nous nous embrassâmes et partîmes ensuite chacun de notre côté.
Azalée allait en cours demain, il fallait donc qu'elle travaille ce soir. J'aurais aimé venir aussi, mais le médecin ne m'avait pas autorisé à reprendre, mon état, malgré les doses hallucinantes de médicaments, pouvait s'aggraver à tout moment et j'étais donc au repos forcé pendant un long moment. Je devrais donc passer mes journées seul, sans occupation.
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Together Forever
Roman d'amourTogether Forever • Tome 1 Timeless Love • Tome 2 Twisted Hearts • Tome 3 Peuvent se lire indépendamment ( spoil attention) Résumé : Elle se tenait devant une tombe, pleurant seule ce 21 août, comme elle le faisait chaque année depuis deux ans. Lui...
