Chapitre 26 (second jet)

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Gabriel

Le nouvel an était passé. Il n'avait jamais commencé aussi formidablement que cette année. Les feux d'artifice étaient magnifiques. Mais ce qui l'était le plus, c'est le regard d'Azalée, qui s'illuminait davantage à chaque nouvelle étincelle.

Quand les festivités furent terminées, nous repartîmes aussitôt, car vu le monde, les bus allaient être remplis. La foule se dispersait lentement, encore imprégnée de l'euphorie de la soirée. Nous marchions côte à côte, laissant derrière nous les lumières éclatantes de la ville qui ne dormait jamais.

Je raccompagnai alors Azalée à son arrêt puis traversai la rue pour me rendre au mien. Nous restâmes en appel vidéo, sans parler, seulement par sécurité. Les gens ne sont parfois pas très nets après une grande célébration comme le nouvel an. Et je ne voulais pas qu'il arrive quoi que ce soit à Azalée. Nous échangions des sourires complices à travers l'écran, partageant ce moment de tranquillité après l'effervescence de la nuit.

Quand elle fut arrivée chez elle, je lui souhaitai bonne nuit et elle raccrocha. Je restai un moment, contemplant les étoiles qui parsemaient le ciel nocturne, reconnaissant pour cette soirée inoubliable et pour la présence d'Azalée, qui avait rendu chaque instant encore plus spécial.

***

Quelques jours après la reprise, Azalée avait une réunion à son ancien collège. La remise des diplômes du brevet. Cela avait été retardé car le directeur n'avait pas pu être présent pour on ne sait quelle raison.

Azalée allait donc revoir tous les anciens troisièmes de l'année dernière. Et ses parents n'étaient encore une fois pas disponibles, elle m'a donc proposé de l'accompagner, mais je savais que ce n'était pas vraiment une proposition.

La réunion était fixée à dix-huit heures, soit après notre petite virée en ville après les cours.

Le cours de français finit, nous nous rendîmes à la librairie. Azalée acheta trois livres qui ne me disaient rien, sans doute vu sur Tik Tok. Puis nous nous dirigeâmes vers son collège.

Arrivés devant, nous patientâmes un moment. Au fur et à mesure, les élèves arrivaient, souvent accompagnés de leurs amis, mais les portes étaient toujours fermées.

L'heure arriva enfin, nous pûmes enfin rentrer dans l'établissement. Il était vraiment grand. Nous fûmes réunis dans la cour, il y avait des dizaines de rangs et en face, une estrade avec un micro. Nous nous installâmes au troisième rang.

Quand tout le monde prit place, un homme d'une cinquantaine d'années que je devinais être le directeur, monta sur l'estrade, accompagné d'une femme, qui elle, avait tout pleins de feuilles dans les mains, qui étaient sans aucun doute les diplômes.

Le directeur se présenta et remercia la présence des élèves, puis commença à les appeler.

Azalée connaissait déjà sa mention mais elle avait tout de même beaucoup d'appréhension. Surtout sur le fait d'être le centre de l'attention. Mais finalement, son tour vînt.

Elle se dirigea alors vers l'estrade, d'où résonnait déjà les brefs applaudissements du directeur et de la femme à ses côtés. Son visage s'illumina d'une fierté indéniable à mesure qu'elle progressait vers le centre de l'attention. J'observai chaque pas avec un mélange d'amour et d'admiration.

L'estrade devînt le théâtre de ce moment significatif, un lieu où le passé se transformait en avenir. Azalée atteignit le sommet de l'estrade, où la lumière la mettait en valeur, soulignant sa détermination et son succès. Les applaudissements atteignirent leur apogée, témoignant du respect et de la reconnaissance de l'assemblée.

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