Chapitre 16 : Opposition

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PDV Kuremu :

Je n'ai toujours rien répondu, je ne fais que le fixer. Mon cœur bat tellement vite que j'ai l'impression de frôler la crise cardiaque. Mes mains tremblent à cause de mon stress. Je rêverais d'aller me fumer une cigarette mais je sais aussi que si je me lève, il va m'en empêcher.

Il faut que je trouve une solution et vite. Soit je joue la carte de l'honnêteté en lui disant que je n'ai rien compris à son sujet. Soit j'invente un nouveau mensonge mais je n'ai pas le temps d'en trouver un. Il faut qu'il soit aussi crédible que celui que je lui ai sorti précédemment.

« Alors Orenji ? » Me redemande-t-il.

Je vais être honnête avec lui, il ne me laisse pas le temps de trouver un mensonge efficace à mes conneries.

« Je n'ai rien compris à votre contrôle et vous le savez très bien. Commencé-je. Puisque je n'ai pas envie d'aller faire du sport, je préfère attendre l'heure.

- Je vais t'expliquer. Soupire-t-il.

- Il faudrait savoir ! Hurlé-je. Vous m'avez dit que puisque j'étais chiante vous allez me laisser dans mon trou.

- Tu veux vraiment la jouer de cette façon Orenji ? Me menace-t-il avec son regard noir.

- Allez au bout de vos actions à la place de changer sans arrêts vos décisions. Moralisé-je.

- Tu penses vraiment que tu vas recopier bêtement le corrigé dix fois ?

- Je me doute bien que non. Je ne suis pas naïve.

- Si tu ne fournis aucuns efforts, tu passeras les deux heures au tableau demain. Sévit M. Aizawa. Et crois-moi, personne n'a envie de passer deux heures devant tout le monde. Même les plus agaçants se plient à mes menaces. Tu ne feras pas exception Orenji. Il te reste une heure pour remplir ton sujet. » Termine-t-il avant de se décaler.

Je me souviens de ces heures dans son bureau pendant que j'essayais de comprendre cette matière maudite. Je me dis que ça ne peut pas être pire que d'être au tableau devant toute la classe. Et puis même si je voulais écrire quelque chose sur ma feuille, je ne pourrais pas. Je ne comprends vraiment rien.

En une heure c'est impossible que j'arrive à comprendre quelque chose même. Je n'aurais peut-être pas dû lui parler de cette façon. Aussi s'il change sans arrêts ces actes, je ne m'en sors plus. S'il m'avait expliqué le cours, j'aurais menti en disant que je comprends ces explications ce qui est totalement faux.

Je ne suis pas en échec scolaire depuis des années et ce n'est pas aujourd'hui que je vais comprendre quelque chose. Il aura beau me forcer, utiliser plusieurs méthodes d'apprentissages cela ne mènera à rien. Je le sais, mes parents ont essayés à multiples reprises de me changer mais rien n'a fonctionné.

Les rendez-vous chez la psychologue même chez un psychiatre pour me diagnostiquer. Ils voulaient savoir pourquoi j'étais différente de mes camarades. Pourquoi j'étais aussi violente. Je n'ai simplement pas eu l'éducation que j'aurais dû avoir.

Ne quasiment jamais voir ces propres parents tout simplement car ils choisissent leur travail à leurs enfants. Je me sens déjà suffisamment mal psychologiquement et il fallut que je perde les deux personnes que j'estimais et que j'aimais de tout mon cœur. Mon frère, ma sœur me manquent énormément, endurer un tel quotidien sans eux est infernal.

Je n'ai toujours rien écrit sur ma feuille, je suis bonne pour un long passage au tableau. Je décide de me lever de ma chaise. Je prends mon paquet ainsi que mon briquet et je pars dehors sans dire un mot. M. Aizawa fixe ma feuille vierge avant de me regarder mécontent de mon travail.

BloquésOù les histoires vivent. Découvrez maintenant