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Point de vue de Cole.

Marcel, d'une tranquillité glaciale, la fixe dans les yeux. Il sourit, implacable, comme s'il était totalement maître de la situation.

– Avant de te faire du mal, tu devrais poser ça, dit-il, d'une voix presque trop calme, presque dénuée d'émotion. Mais c'est dans ses yeux que brûle cette lueur menaçante.

Louise, qui semblait terrifiée quelques instants plus tôt, n'est plus cette même jeune femme fragile. Son regard est dur, déterminé, ses mains fermes autour de l'arme. Elle n'a plus peur. Plus de doute, plus d'hésitation.

Je m'approche doucement d'elle, la voix pleine de sollicitude, mais aussi de crainte.

– Louise... s'il te plaît, lâche ça. Ma voix tremble légèrement, une inquiétude qui m'échappe malgré moi.

Elle tourne le regard vers moi, un éclat de défi dans ses yeux, et dans un cri rempli de rage, elle réplique :

– Non ! Il doit mourir ! Ordure !

Marcel, tel un spectateur amusé, laisse un sourire éclatant envahir son visage, un sourire qui semble presque moqueur, savant. Ses dents blanches sont le reflet de sa cruauté.

– Qu'est-ce que je dois payer exactement ? demande-t-il, comme s'il était dans un jeu, un échange où la vie de quelqu'un ne vaut rien.

Louise tremble de colère, mais ses yeux brillent de larmes non versées, la douleur pure qui déforme ses traits. Elle ne détourne pas le regard de Marcel, chaque mot sorti de sa bouche est une morsure acérée.

– D'avoir exécuté le seul homme qui m'a enseigné la vie. Tu es responsable de la mort de mon père.

Marcel laisse un ricanement s'échapper, comme un souffle de dédain. Il semble prendre un plaisir malsain à la voir vaciller entre la douleur et la rage.

– Pauvre gamine, tu veux un mouchoir ? lâche-t-il, son ton mielleux, comme si ses mots étaient des caresses.

Louise n'a plus l'air d'une enfant. Elle a cessé de trembler. C'est la vengeance qui guide son poing, la douleur qui fait trembler son arme. Elle ne cédera pas. Mais est-ce que la rage l'éblouit suffisamment pour qu'elle perde le contrôle de cette situation ?

– Tu as raison de faire le malin, tu risques moins de le faire quand tu vas rejoindre les enfers, connard, cracha Louise, la haine brûlant dans sa voix. Ses mains tremblaient, mais sa détermination restait intacte. Elle n'avait plus peur, pas maintenant.

Marcel, toujours aussi implacable, esquissa un sourire carnassier.

– Louise, je vais t'apprendre quelque chose, dit-il, sa voix se faisant presque chantante. Si tu me tires dessus, mes hommes se chargeront de vous.

D'un geste brutal, il repoussa Louise, la faisant reculer d'un pas, mais elle ne vacilla pas. L'arme restait dans ses mains, son regard fixé sur lui, prêt à tout.

– Richard, c'était ça ton plan ? Marcel tourna la tête vers lui, un éclat de mépris dans les yeux. Faire venir une enfant que je ne souhaitais pas, pourquoi exactement ?

Marcel s'approcha lentement de Louise, analysant chaque détail, chaque réaction. Ses yeux glissèrent sur elle comme si elle n'était rien de plus qu'un objet, avant de continuer :

– Louise, tu as une ressemblance frappante avec ta mère. Elle était d'une beauté magnifique, mais aussi stupide à penser qu'elle pouvait m'échapper comme ça.

Louise blêmit, un éclat de douleur traversa son regard, mais elle se redressa, son arme toujours dirigée vers lui.

– Qui t'a dit que j'étais en vie ? lança-t-elle, sa voix emplit de défi.

The Devil's Wolf Tome 1Où les histoires vivent. Découvrez maintenant