CHAPITRE 42: BAISER FURTIF

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***CHAPITRE 42 : BAISÉ FURTIF.***

**MARWANE MEZUI**

La femme : (Pleurant toujours) Merci mon Dieu, merci de n’avoir pas permis que mon sang s’éteigne. (Caressant mon visage) Mon petit Efigénia. Tu ressembles tellement à ta mère que j’ai l’impression de la voir à travers toi.

Je lui souris.

Elle : (Souriant à travers ses larmes) Roberto regarde, il a ton sourire.

Mon grand père qui était juste à côté s’est mis à sourire lui aussi en pleurant et effectivement, sa façon de sourire était identique à la mienne.

Lui : Le sang ne ment pas. Bienvenue à la maison mon enfant.

Moi : Merci.

La femme : Tu sais qui nous sommes ?

Moi : (Esquissant un faible sourire) Oui. Vous êtes Evangelina et Roberto, les parents de ma mère.

Elle : (Souriante)C’est exact. Viens nous allons te présenter le reste de la famille.

Je me suis déplacé avec eux pour être conduit plus près des autres et s’en est suivi une longue vague de présentation de qui était qui jusqu’aux bébés qu’on portait sur les bras. Tout le monde avait l’air content de me voir et de faire ma connaissance. J’ai eu la surprise de constater que tout le monde parlait plus ou moins bien le français. C’était une de mes appréhensions, la barrière de la langue, que comme je ne parle ni portugais ni le créole capverdien, que l’on n’arrive pas à se comprendre mais il n’en est rien. On s’apprêtait à partir rentrer dans la maison quand je me suis rappelé que Blessing était restée dans la voiture.

Moi : Attendez, j’ai failli oublier.

Evangelina : Qu’est-ce qu’il y a ?

Moi : (Me dirigeant vers la voiture) J’ai quelqu’un à vous présenter, elle est venue avec moi.

J’ai ouvert la portière et j’ai tendu la main à Blessing qui a posé la sienne dessus avant de sortir. On s’est regardé dans les yeux et je lui ai souris, elle m’a rendu un sourire timide. J’ai refermé la portière et nous sommes partis vers les autres mains dans la main.

Moi : (Une fois à leur niveau) Je vous présente Blessing, mon invitée (la regardant dans les yeux) une personne particulière dans ma vie.

Eux : (Souriant) Enchantés Blessing et sois la bienvenue.

Blessing : (Timide) Merci.

Roberto : Allons y.

Nous sommes tous allés dans la maison et on nous a fait asseoir avant de nous apporter des rafraîchissement. Tous les autres sont venus s’asseoir autour de nous et ça racontait pour nous faire découvrir la famille. On me disait qu’on allait me faire découvrir la ville et apprendre la langue, la bouffe, la boisson et un tas de trucs typiques du Cap Vert. Quand nous sommes passés à table un peu plus tard, nous avons mangé un plat qu’ils ont appelé ‘’Katchupa Rica’’ en me disant que c’était le plat signature. Ma tante et ma grand-mère ont même dit à Blessing qu’elles lui apprendraient à le faire afin qu’elle puisse le reproduire à la maison, cette dernière a acquiescé.

Un cousin : (À Blessing) Ton accès est différent du leur, tu n’es pas gabonaise ?

Blessing : Non. Je suis ghanéenne.

Lui : Je me disais bien que tu devais être anglophone de base à cause de l’accent. Pourtant tu t’exprimes bien en français.

Blessing : J’ai beaucoup voyagé avec mes parents lorsque j’étais plus jeune et nous avons vécu pendant 2 ans en France.

L'AMOUR SUFFIT-IL? TOME 2.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant