« - Bah alors César ? On fait moins le malin là ?
Un coup.
- Espèce de lèche boule.
Un autre.
- Personne ne t'a dis ? Ça ne sert à rien de donner des bonnes réponses, tu es énorme, tu n'y arriveras jamais dans la vie.
Les coups pleuvent sur moi. Ils sont au moins 5 autour de moi. Ça faisait plusieurs minutes qu'ils me frappaient sans s'arrêter dans un coin du collège. J'ai mal partout et je sens mon œil droit gonflé. Les larmes me montent aux yeux et je met mes bras devant de mon visage en vain, pour essayer de me protéger. Un des garçons rigole.
- On devrait le mettre tout nu, j'en suis sur qu'avec toute la graisse qu'il a, il n'aurait même pas froid.
Tout le monde éclate de rire. Moi je me mets à pleurer. On était en pleins mois de février. J'essayais toujours de me fondre dans la masse et d'être discret. Malheureusement, dès mon arrivé les gens ont commencé à se moquer de moi. C'était d'abord des regards et des gloussements. Mais lorsqu'ils ont vu que j'étais apprécier des professeurs, les garçons sont devenus de plus en plus violent. Aujourd'hui, la professeur de maths m'avait interrogé et je n'avais pas eu le choix de répondre. J'avais eu juste, et je savais déjà que j'allais le payer.
- Regardez le ! Il pleure !
Quelqu'un lève les yeux au ciel en rigolant.
- Putain quelle fillette celui là !
Quelqu'un d'autre s'exclame.
- Attendez les mecs, vous êtes sur que c'est bien un garçon ? Ça se trouve il a une zezette ?
- On a qu'à vérifier !
Je commence à paniquer lorsque je vois l'un d'entre eux s'abaisser devant la fermeture de mon pantalon. Je me débats comme je peux et je ne peux m'empêcher de les supplier.
- Non ! S'il vous plaît pas ça !
Le garçon qui avait réussi à atteindre mon entre jambe me regarde avec haine puis me gifle violemment.
- Qui t'a autorisé à parler le gros ?
Une partie de moi s'en alla avec sa gifle. Trop souillé. Humilié. Gros. Voilà ce que j'étais. Je me sentais comme un poids, parce que j'étais différent. Je ne comprenais pas pourquoi ma graisse m'empêchait d'être aimé. Je n'étais pas méchant mais j'étais intelligent et gros. C'était une raison suffisante pour me détester. J'avais du mal à reprendre mes esprits après tous les coups que j'ai reçu. Je voulais déconnecter mon cerveau ou me faire disparaître. A ce moment là, j'aurais voulu mourir. Je sens qu'il essaie de baisser mon pantalon mais une voix féminine retentit.
- Laissez le tranquille !
Tout le monde s'arrête et se tourne vers la voix. Un des garçons debout à côté de moi semble surpris.
- Madelyn ? Qu'est ce que tu fou là ?
Je relève la tête curieux. Et mon cœur s'accélère. Une jolie fille, blonde aux yeux bleus le dévisageait avec haine. Elle croisât les bras sur sa poitrine.
- Vous allez me faire répéter ? Je dois appeler mon père ?
Les garçons sont tous surpris mais ne disent rien. Un des gars lèvent les mains en l'air.
- Ok ok c'est bon du calme ! On était juste en train de rigoler ! Hein César ?
Il me regarda d'un air menaçant. Je baissais les yeux.
- Oui...
Elle lève les yeux au ciel et les regarda sévèrement.
- Dégagez ! Tous !
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INSIDE
RomanceJe tente de garder mon calme, Mes yeux sont remplis de larmes, Étouffée par mes émotions trop fortes, Seule la lame me conforte , Quand le passé me rattrape Et que le contrôle de mes pensées m'échappe. Je n'arrive plus à respirer, J'aimerai faire pa...
