Chapitre 20

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Je l'a regarde partir, encore abasourdi par ce qu'il vient de se passer. Elle venait de me gifler bordel. Je sens encore les picotements de ce que sa main a laisser sur ma joue. Je bouillonne de rage. Elle se prend pour qui putain ? Pour la première fois, on m'avait enlever les mots de la bouche. Habituellement, rien me fait de l'effet. J'en ai rien à faire de ce que l'ont pense de moi. Mais là, elle s'était immiscé dans ma vie privée. Putain, personne ne devait s'avoir ça. Ça m'affecte encore plus que se soit elle qui soit au courant. Je ne sais pas pourquoi, mais je n'avais pas envie qu'elle me voit comme le petit enfant harcelé. Comme un faible. Mon attention se dirige alors vers le bout de papier entre mes doigts. La traduction. Je ne sais pas ce qu'elle a dit. Peut être que ce n'était pas ce que je croyais ? Je soupire d'agacement avant de déplier rapidement le papier et d'en lire le contenu. Je lève les yeux au ciel, amusé, lorsque je lis la première phrase. Une punchline ridicule sur mon âge mental. Je lis la suite et un rictus apparaît sur mes lèvres. Précoce avec un petit zizi... La garce. J'ai qu'une envie, c'est de lui prouver maintenant tout de suite qu'elle a tord. Je lis la dernière phrase et je dois me mordre la lèvre pour ne pas rire. En plus, elle me fait passer pour un fétichiste. Elle est irrécupérable. Un flash de son visage rempli de larmes apparaît dans ma tête et je ne peux m'empêcher de culpabiliser. Ce qu'elle a dit n'avait rien à voir avec mon physique. En plus, c'est moi qui m'était comporté comme un con avec elle parce qu'encore une fois, je n'ai pas assumer que si je ne voulais pas faire le devoir avec elle, c'était parce que la tension entre nous était trop forte. Je sais que j'aurais craqué. Ça me tue de l'admettre mais c'est la première fois depuis Madelyn qu'une fille attire autant mon attention. Je suis tiraillé entre la détester parce qu'elle est en train d'achever toutes mes barrières ou alors accepter la situation et me laisser aller... Je secoue rapidement la tête face à cette idée. Nous deux se sera jamais possible. Même si elle avait l'air de vraiment s'en vouloir, une partie de moi ne peut s'empêcher de douter. Et puis, je suis déjà destiné à une autre. Mon cœur se serre face à cette affirmation. Pourtant, au départ, c'est moi qui avait choisit cette situation. La conclusion est la même, je dois rester loin de Mahïa. Ça finira forcément mal et je ne veux pas changer d'avis. Je suis couper dans mes pensées par mon père qui entre dans ma chambre en furie.

- Qu'est ce que t'as foutu encore ?

Je me dirige calmement vers ma commode près de mon lit et attrape mon paquet de clope. Je soupire.

- De quoi tu parles ?

Il me fusille du regard en me pointant du doigt.

- Ne fait pas l'innocent ! Leur fille est partie de ta chambre en pleurant ! Qu'est ce qu'il s'est passé ?

J'allume ma clope et l'apporte à ma bouche avec un rictus.

- Je vois pas qu'est ce que ça peut te foutre, vu comment tu l'a humilié à table.

Mon père se calme un peu sous le ton ferme que j'ai pris. Je trouve que ça lui va bien d'être écrivaine. J'ai détesté qu'il rabaisse ce qu'elle voulait faire. J'avais envie de lui poser pleins de questions. Qu'est ce qui l'inspire ? Pourquoi veut-elle écrire ? Qu'est ce qu'elle veut montrer à travers son écriture ? Qu'est ce qu'elle veut faire ressentir à ses lecteurs ? Malheureusement, mon père est incapable de comprendre qu'il n'y a pas que l'argent qui compte dans la vie. Il soupire.

- Bon peu importe ce qu'il s'est passé, ça ne doit plus jamais se reproduire. C'est des personnes qui nous seront très utiles pour l'entreprise. Surtout Mahïa.

Je le regarde, confus.

- Cet à dire ?

Il me regarde, excité.

- Ça concerne mon nouveau projet. Il va nous rapporter beaucoup d'argent.

Je fronce les sourcils.

- C'est quoi ton nouveau projet ? Et en quoi ça la concerne ?

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