Le Dernier Combat

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**PDV de Max**

Ce matin-là, je m'étais réveillé avec une tension palpable, celle qui avait accompagné les grands jours. La dernière course de la saison, celle où tout se jouait. J'avais tout donné pendant des mois, et ce jour-là, c'était à moi de prouver que je méritais ce titre. Ferrari et McLaren avaient été des adversaires redoutables, mais rien ni personne ne m'avait empêché de décrocher cette victoire.

La journée avait été longue : réunions, interviews, et ces échanges nerveux entre pilotes. Tout le monde était concentré. Enfin, le moment était arrivé. Sur la grille, les moteurs grondaient avec une intensité presque féroce. J'avais ajusté mes gants, refermé ma visière et fixé les feux. 5-4-3-2-1... Les feux s'éteignirent. La course démarra dans un chaos orchestré de vitesse et d'adrénaline.

Les premiers tours avaient été un combat acharné contre Ferrari. Leurs voitures me collaient, cherchant la moindre ouverture. Je dus me battre pour chaque centimètre, chaque virage. Puis vint McLaren, plus agressif encore. Leur rythme était fulgurant, mais je n'avais pas eu le droit de flancher. Chaque freinage était millimétré, chaque ligne droite une lutte contre le chronomètre.

La Safety Car fit son apparition après un accident, offrant une brève accalmie. Mais la pression ne retomba pas. J'avais profité de ces instants pour analyser mes adversaires et peaufiner ma stratégie. Une fois la course relancée, tout s'accéléra. Les dépassements se succédaient, chaque virage devenait une épreuve.

Le dernier tour fut le plus intense. Une Ferrari toujours à mes trousses, prête à bondir. Mais je tins bon, concentré sur chaque détail, chaque mouvement. Et enfin, je franchis la ligne d'arrivée. Champion du monde

Sur le podium, l'hymne résonna, et pour la première fois depuis des semaines, je me permis de savourer l'instant. Mais alors que mes yeux balayaient la foule en délire, un détail attira mon attention.Pierre.Il était là, debout au milieu des supporters, portant ma casquette, celle que je lui avais donnée dans l'avion. Son sourire malicieux m'arracha un sourire malgré moi. Mon cœur se serra. Il avait fait cet effort, pour moi. Et puis, il disparut dans la foule, emporté par le chaos. Surement pour eviter les photo de lui...Plus tard, alors que je descendais du podium tournait la tête je le vis au loin, il fendait la foule, avançant droit vers moi. Mais cette fois quelque chose avait changer en plus de la casquette il porter ma veste celle que je lui avait passer après notre bataille d'eau dans l'avion. Mon cœur battait à tout rompre. Il y avait trop de monde, des regards braqués sur nous. Mon père, surtout, qui observait chaque mouvement. Pierre continua d'avancer, ses yeux rivés sur moi. Quand il arriva à ma hauteur, je reculai instinctivement, pris de panique. Je ne savais plus quoi penser. Tout le monde regardait. Mon père était là. Et Pierre... Pierre avait fait cet effort monumental, lui qui détestait cette équipe, lui qui avait remis cette tenue pour moi. Pas pour Red Bull. Pour moi.

 Celle avec mon numéro graver sur la casquette et a l'arrière celle que je porter au paddock était sur elle a cette instant . Il s'arrêta à quelques centimètres. Son regard ne quittait pas le mien, et pendant une fraction de seconde, tout s'effaça. Ce moment n'appartenait qu'à nous.

-Félicitations, champion !

Murmura-t-il, sa voix douce mais pleine d'intensité.

Je le fixai, partagé entre l'hésitation et l'envie. Tout en moi criait de ne pas céder, de ne pas faire quelque chose qui attirerait encore plus de regards. Mais je ne pouvais plus penser à rien. Lui, ici, avec cette veste, cette casquette, ce sourire... C'était trop. Alors je fis ce que j'aurais dû faire depuis longtemps. Je me penchai et l'embrassai.

C'était un baiser fougueux, libérateur, un mélange de toutes les émotions accumulées depuis des mois. Trop longtemps que j'attendais ce moment. Certes, j'aurais aimé d'autres circonstances, mais qu'importait. Les photos, mon père, les murmures des autres... Je m'en fichais. Quand je me reculai, je vis l'étonnement dans ses yeux, mais aussi ce sourire. Ce sourire qui me faisait tout oublier. Alors, sans attendre, je franchis de nouveau la distance entre nous, ignorant le monde entier, et l'embrassai encore. Ce soir, c'était ma victoire. Sur la piste et dans la vie.

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