Chapitre 23

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Chapitre 23

Lorsque je revins à moi, mon corps était engourdi, lourd, et une sensation de froid glacial m'envahissait.

J'ouvris les yeux, mais je ne voyais rien, sinon une obscurité dense.

Ma respiration était rauque, difficile, chaque bouffée d'air était un effort. Les lianes qui m'entouraient étaient toujours là, serrées autour de mon corps, comme une seconde peau.

J'étais suspendu dans le vide, incapable de bouger.

J'avais dû me cogner quelque part, parce que ma tête pulsait et je sentais un liquide épais couler sur mon visage. Quant au reste de mon corps, eh bien j'avais mal partout, mais je survivrais.

Au moins...je n'étais pas mort.

Pas encore.

Je sentais le pouls de mon cœur, rapide, affolé, comme un tambour fou dans ma poitrine.

Je devais sortir d'ici... faire quelque chose.

Je tentais de bouger, mais la moindre pression déclenchais une réponse des plantes qui se resserèrent encore plus. La douleur fut vive, insupportable.

Mes yeux s'habituaient peu à peu à l'obscurité et je crus voir des choses bouger, à l'allure humanoïde.

Mon coeur se glaça de peur, mais je me rendis rapidement compte que ce n'était pas des zombies.

Ils n'avaient pas leur odeur nauséabonde et surtout ils ne grognaient pas. En fait, ils étaient surnaturellement silencieux.

La forte odeur de décomposition végétale était si forte cependant qu'elle me piquait la gorge et le nez.

Avec un effort surhumain, je commençai à me balancer légèrement, essayant de libérer au moins un bras, une jambe, quelque chose. La douleur était atroce, chaque mouvement me coûtait un peu plus de mon énergie déjà limitée. Mais enfin, une de mes mains se libèra.

Je n'avais que quelques secondes avant que les plantes ne resserrent à nouveau leur emprise.

Je rassemblais le peu d'énergie qu'il me restait et enflammait ma main. J'avais peur de faire plus que ça, mettre le bâtiment en feu et mourir dans l'incendie, ou tout simplement énerver un peu trop ce qui m'avait attrapé et finir écrasé par les lianes avant que j'ai pu m'en débarrasser.

Avec un soulagement, je constatais que ça fonctionnait, les lianes qui me retenaient me relachèrent violemment et je tombai brutalement sur le sol. Un cri de douleur m'échappa et j'eut les larmes aux yeux.

Je m'étais probablement tordu la cheville.

Déjà, j'entendais du mouvement près de moi, les lianes revenaient mais je me sentais si épuisée et la douleur était si forte que j'étais incapable de me relever.

Pendant un instant terrible, je pensais à abandonner.

Puis, le visage poupin d'Athanael apparut soudainement dans mon esprit et j'essayais à nouveau d'enflammer mes mains.

Mais cette fois, une douleur aiguë me transperça le crâne avant que la noirceur m'engloutisse totalement.

Et ensuite, à nouveau, il n'y eut plus que le silence.

"Yun..Yun !...Yunael !"

Des voix lointaines m'appelaient.

Lentement, je me sentis reprendre conscience, la douleur, si vive, qu'un gargouillement inintelligible sortis de mes lèvres.

"Il se réveille !"

Quand j'ouvris enfin les yeux, je vis plusieurs visages penchés autour de moi. Mon regard ce fixa sur les yeux bleus inquiet d'Arthur.

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⏰ Dernière mise à jour : Aug 27, 2025 ⏰

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